• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Antenor

Antenor

Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2339 0
1 mois 0 1 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Antenor Antenor 22 janvier 2010 17:15

    Non, la réponse n’est pas dans la question. Un archéologue n’a pas plus de compétences que n’importe qui en ce qui concerne l’organisation de la défense d’une cité antique. Les vestiges découverts par les archéologues alimentent la réflexion mais ne peuvent la remplacer.

    Vous n’avez pas répondu sur le fond de ma question. Pourquoi les Arvernes auraient-ils défendu Merdogne plutôt que tout autre site ? En quoi ce site est-il plus important que tout autre en Auvergne ?



  • Antenor Antenor 22 janvier 2010 15:47

    En quoi les archéologues sont-ils plus qualifiés que n’importe qui pour localiser une ville ou une citadelle ?

    Pour rappel, César emploie le terme de « magna altitudine » pour qualifier la colline de Besançon qui ne s’élève que de 130 mètres au dessus du Doubs. Gergovie dressée sur une « altissimo monte » ne se situe donc pas forcément à une altitude vertigineuse. Des hauteurs comme le Puy Chateix dominant Royat et Chamalières ou le Puy de Montaudoux à Ceyrat où d’importants vestiges ont été découverts peuvent parfaitement convenir et ont l’avantage d’être en mesure de défendre efficacement Clermont. Il faut réfléchir avant tout à l’utilité de l’emplacement de Gergovie : A quoi servait Gergovie ? Il faut se demander comment s’organisait la défense du territoire. Quelle zone devait être défendue en dernier recours ? On peut critiquer les travaux d’Emile Mourey, il n’empêche que ce sont de loin les plus avancés dans ce domaine.

    Un emplacement stratégique ne l’est pas juste pendant cinquante ans, il l’est tant que la technologie ne change pas fondamentalement le rapport entre l’homme et la topographie. Et au début de l’Empire Romain, il n’y eut aucune invention de ce type. Selon le chroniqueur Du Tillet, le chateau des Comtes d’Auvergne se trouvait à Chamalières...



  • Antenor Antenor 18 janvier 2010 00:29

    @ Emile

    Toutes ces attaques à votre encontre sont très désagréables mais elles ont l’avantage de montrer la faiblesse de leur argumentaire. Ce sont autant d’aveux de faiblesse de leur part.

    Concentrons-nous donc sur le terrible Poséidon qui est effectivement au coeur du problème et tâchons d’être à sa hauteur.

    Que réprésentent Poséidon et de manière générale les dieux dans ces récits dits légendaires ? A l’époque des Héros qui dure grosso-modo de -2500 à -1000, les dieux ne font déjà plus partie du monde des hommes. Poséidon est déjà le symbole de la puissance tellurique, Apollon est celui du soleil, Deméter celui de la fertilité etc...

    Par contre, à la période précédant la « création de l’homme » par Prométhée (il serait d’ailleurs très intéressant de comprendre ce que signifie cette création symbolique mais c’est un autre débat), il est tout à fait possible que les Dieux symbolisaient déjà des clans entiers comme le feront plus tard les Héros. La mère des Dieux, Gaïa, ayant sont principal sanctuaire en Troade, on peut supposer que cette population « Gaïa » vivait dans les parages et qu’Ouranos était son gouvernement au sens large. Poséidon symboliserait ainsi un clan vassal du clan Zeus qu’il faut vraisemblablement chercher sur les côtes d’Anatolie Occidentale ou en Crête. Avec cette troisième génération de Dieux, on assiste à la colonisation de la Grèce. Par exemple, les clans Athéna et Poséidon se disputent l’Attique.

    S’il est extrêmement difficile de situer la région d’origine de la plupart de ces dieux/clans, il y en a un qui est relativement facile. Il s’agit de Léto, la déesse lycienne rivale d’Héra. Léto désigne sûrement une cité lycienne persécutée par Héra la cité la plus puissante d’Egée. L’histoire de Léto, Artémis et Apollon est l’émouvant récit de l’expansion lycienne. On assiste à leur alliance avec Délos et à leur victoire contre Delphes (le Python Delphyne) où ils imposent même un nouveau culte. Les historiens de la Grèce s’étonnent de l’important nombre de toponymes louvites qu’on trouve en Grèce. On a là un élément de réponse.

    Le Poséidon de Platon pourrait donc entrer dans ce cadre là mais il y a une autre solution. Les Grecs avaient tendance à essayer de retrouver leurs dieux dans le panthéon des peuples étrangers. César se place en plein dans cette tradition quand il essaie plus ou moins adroitement de donner aux dieux celtes des noms de dieux latins. Il est possible que le Poséidon de Platon ait été au départ un dieu de la mer non grec qu’il aura renommer Poséidon par commodité. D’ailleurs dans Critias Platon précise bien que Solon ne s’est pas gêné pour gréciser les noms.

    Ce « Poséidon » pourrait donc très bien être celui d’un peuple sémite. Ce qui expliquerait pourquoi on ne trouve pas trace des Atlantes dans le reste de la « mythologie » grecque. Les aèdes grecs n’allaient certainement pas glorifier leur rivaux phéniciens. Dans quelle mesure la religion cananéene a-t-elle pu se syncrétiser avec celles des peuples rencontrés, difficile à dire.



  • Antenor Antenor 17 janvier 2010 19:06

    Quand vous aurez vidé votre glande à venin, pensez à nous présenter vos arguments, chevalier blanc.



  • Antenor Antenor 17 janvier 2010 17:09

    @ Emile

    Il est incontestable que les langues celtiques sont essentiellement de type indo-européen (comme les grecques, les germaniques...) mais il serait intéressant que des spécialistes des langues sémites se penchent aussi dessus. J’ai remarqué de manière fortuite la ressemblance entre le Caer celte et le Capher cananéen, les deux désignent une localité. Il y a aussi le Dan qui dans les deux langues désigne un personnage de haut rang. La liste est peut-être plus longue.

    On a retrouvé des vestiges crêtois sur les côtes espagnoles datant du début du 2ème millénnaire. Au 14ème le roi de Byblos écrivait dans les fameuses lettres d’Amarna que l’empire de Tyr était vaste comme la mer. On a retrouvé des vestiges mycéniens sur les côtes italiennes datant de la même époque. On se demande bien ce qu’il y aurait d’extraordinaire à ce que des marins cananéens ou autres se soient implantés en Gaule. 

    On ne peut systématiquement invoquer une colonisation étrangère pour expliquer le développement d’une nouvelle civilisation mais dans certains cas, lorsque le phénomène a été particulièrement puissant et rapide et que les textes donnent de précieuses indications, on est légitimement en droit de soulever le problème.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv