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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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Derniers commentaires



  • Antenor Antenor 2 août 2009 19:21

    @ Emile & Alois Frankenberger

    La Culture dite des « Gobelets Campaniformes » apparue en Europe vers -2600 a effectivement la côte en ce moment comme prétendante à être la « première culture celtique » et j’avoue être assez sensible à cette théorie. J’y apporterais comme bémol qu’étant donné son extension géographique, il faudrait lui attribuer non seulement la diffusion des langues celtiques mais plus globalement celles des langues « indo-européennes » d’Europe dont font partie les langues celtiques. On ne sait pas d’où cette culture campaniforme est originaire. J’y verrais volontiers le royaume que Zeus a donné à Atlas en remerciement de son aide dans la Titanomachie et dont Platon s’est inspiré pour son Atlantide. 

    D’après les archéologues, au début du troisième millénnaire, la Crète a reçu une très forte influence en provenance de Troade. Etant donné que le principal sanctuaire de Gaïa se trouve en Troade, j’y placerais volontiers la cité d’Ouranos et de Kronos. Dans cette optique, l’implantation anatolienne en Crète correspondrait à l’arrivée mythique de Zeus sur l’ile. Le temps d’une Titanomachie et d’une Gigantomachie et voici les premiers colons égéens (Atlas) qui débarquent par chez nous et créent cette culture « campaniforme ».

    Dans ma théorie, ce seraient donc les Egéens qui auraient diffusé les langues dites « indo-européennes » dans nos contrées. Ils ont très probablement été précédés et suivis par bien d’autres au cours des Ages.



  • Antenor Antenor 16 juillet 2009 12:42

    @ Emile

    Au sujet de la date de construction du temple de Bibracte et en postulant qu’il a été le premier de ce type en Gaule.

    La thèse classique qui voit l’Europe se couvrir d’un manteau d’églises au 11ème siècle après Jésus-Christ n’est pas très crédible : manque de moyens financiers à cette époque où le Regnum Francorum buvait la tasse, chapiteaux difficilement explicables en contexte chrétien. L’étalement dans le temps de la construction de ces bâtiment très imposants est plus logique

    Cependant, situer la construction de l’« église romane » de Mont Saint Vincent au 10ème siècle avant Jésus-Christ par les Phéniciens ne me paraît pas non plus convaincant. On devrait retrouver cette architecture tout autour de la Méditerrannée et en particulier à Carthage, or ce n’est pas le cas à ma connaissance. On devrait également retrouver ces motifs laténiens si caractèristiques sur les chapiteaux des temples construits dans les siècles suivants, ce n’est pas le cas non plus. On trouve bien sûr des motifs végétaux très en vogue autour de la Méditerrannée mais rien hormis peut-être au Crest qui soit spécifiquement du type latènien des 5ème, 4ème et 3ème siècles avant Jésus-Christ.

    Alors de quand datent-elles des damnées églises ? Toute de même pas de l’Empire Romain !

    Citation de « Les Celtes, page 156, Olivier Buchsenschutz » :

    <<Paralèllement de nombreux objets en bronze des premiers siècles avant et après J.-C. reviennent à un mode de représentation dépouillé, statique, où les motifs, dans lesquels on reconnaît facilement une tête humaine ou un animal, sont clairement séparés les uns des autres : on a parlé de « style néo-sévère » pour cette série. Les manches des poignards anthropomorphes, dont on connaît des exemplaires dans toute l’Europe centrale et occidentale, représentent une tête entre deux bras levés, traitée de façon ici plus réaliste, là plus schématique, toujours assujetie à la forme de l’extrémité de la poignée. La marge créative de l’artisan est contenue dans un cadre très précis.>>

    « La marge créative de l’artisan est contenue dans un cadre très précis »

    Comme sur le chapiteau d’une église romane. A mon avis, ce ne sont pas seulement les fresques qu’il faut attribuer aux Esseniens venus en Gaule au 2ème siècle avant J.C. mais le bâtiment tout entier ! Le personnage du Tympan ne serait pas une ébauche de Maître de Justice mais bien LE Maître de Justice des manuscrits esséniens de la Mer Morte. N’a-t-il pas l’air de sortir tout droit du Livre de Daniel ?

    On retrouverait dans ces temples l’extrême sobrièté des représentations religieuses juives mélangée à son opposée : l’exubérante imagerie religieuse gauloise. La sobrièté nouvelle des objets gaulois qui fait suite au foisonnement latènien serait dûe à l’influence essénienne. Le temple de Bibracte serait en quelque sorte le pendant occidentale de la fameuse synagogue de Doura Europos.



  • Antenor Antenor 16 juillet 2009 11:34

    @ Odal Gold

    Cette page est intéressante. Même si je privilégie l’identification de Gorgobina avec le Mont-Beuvray proposée par Emile Mourey, les travaux de Monsieur Voterro ont l’air sérieux. On voit bien en tous cas que les datations des vestiges sont à prendre avec des pincettes. Et puis Glozel qu’on ne veut toujours pas regarder en face... 



  • Antenor Antenor 14 juillet 2009 19:27

    Au sujet du « Christ en Gloire » de l’église de Mont-Saint-Vincent :

    http://www.romanes.com/Mont-Saint-Vincent/Saint_Vincent_de_Mont_Saint_Vincent_0020.html

    Citation de « Les Celtes en Europe, Maurice Meuleau » :

    <<Ce dieu premier que César identifie à Mercure, nous le reconnaissons dans la personne de Lug dont les épithètes désignent la totale souverainneté : il est le « lumineux’, le Samildanach (celui qui »sait tout faire« ), le dieu »aux longs bras« parcequ’il distribue les rayons du soleil et qu’il accable ses ennemis de son javelot>>

    On aurait donc affaire à un dieu essentiellement solaire et savant. Or que voit-on sur cette »église«  ? Un personnage central donnant la dictée à deux autres personnages qui ont eux-mêmes l’allure de sages (des druides ?). Ce personnage central est assis sur une barque, symbole solaire par excellence dans l’antiquité (la barque de Ré chez les Egyptiens). La croix celtique au-dessus de sa tête n’indique-t-elle pas qu’il irradie de lumière et de sagesse dans toutes les directions du monde ?

    Panthera anagramme d’Antipater ?

    Les auteurs des Evangiles n’ont pu placer leur Jésus que dans un »décor mystique" (vierge, barque, lumière...) auquel leurs contemporains étaient familiers.

    @+



  • Antenor Antenor 11 juillet 2009 12:12

    Il est clair que les chapiteaux des plus anciennes « églises romanes » n’ont aucun sens dans un contexte chrétien.

    Ce chapiteau de l’église de Gourdon présente une très forte ressemblance avec un modèle d’agrafe de ceinturon daté du Vème siècle avant J.C. (figure D page 160 de « Les Celtes, Histoire et Dictionnaire » Vanceslas Kruta)

    http://www.romanes.com/Gourdon/Notre_Dame_de_l_Assomption_de_Gourdon_0044.h tml

    Je ne pourrai probablement pas intervenir sur Avox pendant quelques semaines, bon courage à Monsieur Mourey et bon été à tous.

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