Et pour étaler ma culture, je rajouterais que le « Vercingétorix » semble être l’équivalent de ce que les Sumériens désignaient sous le nom de « Lugal ».
Je serais assez d’accord avec vous quant à l’approximation du vocabulaire latin vis à vis des institutions gauloises, cependant vous n’allez pas jusqu’au bout du raisonnement. Ce que les Latins appellent « roi », il est tout à fait possible qu’il s’agisse en réalité de Vergobrets réélus d’années en années. Après tout, tant que les alliances politiques ne bougent pas au sein de la cité, il n’y a pas de raison à ce que le Vergobret change. Dans le cas de Bituit et Luern, il est probable qu’ils n’étaient non pas rois au sens latin du terme mais druides suprêmes de la Gaule.
Pour ce qui est du suffixe « rix », je pense qu’Emile Mourey a raison, il désigne un chef de guerre. On le voit bien avec Eporédorix qui n’est pas roi mais commande la cavalerie éduenne. Le langue celte à l’air d’être à mi-chemin entre du Grec et du Germain.
« Epo » rappelle l’« hippo » grec et « redo » rappelle le « rider » anglais.
La meilleure traduction de « Vercingétorix » me semble être : le Connétable.
Apparemment, ce système de « factiones » a perduré jusqu’au 19ème siècle. Dans le Bourbonnais, à la tête de chaque hameau se trouvait un « Maître » et une « Maîtresse » (pas forcément son épouse) qui dirigeaient la vie de la petite communauté paysanne constituée d’une vingtaine de personnes. Chaque foyer possèdait son logement et son mobilier mais la terre était exploitée en commun.
Démocratie, le terme me semble un peu trop fort. Il est probable que les croquants allaient pousser une gueulante de temps à autres auprès du « baron » local et que les guildes d’artisans avaient une certaine influence dans les « Parlements » des villes mais le système dans son ensemble a l’air d’être entre les mains du clergé et de la noblesse. César dit que le peuple a quasiment le rang d’esclave (6-13) et la condition d’une partie de ce peuple rappelle celle des serfs du Moyen-Age.
« Ainsi s’explique la prudence des druides quand ils demandaient à César d’intervenir contre Arioviste (sans avoir consulté au préalable les représentants du peuple). »
C’est plutôt la vengeance d’Arioviste sur les otages que craignaient les Druides. Ne serait-ce pas le Germain qui a fait assassiner Cetillos pour peut-être imposer une marionnette séquane de son choix comme druide suprême de Gaule ?
Après la victoire de César sur Arioviste, il est probable que c’est Divitiac qui a été désigné mais avant ?