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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 30 juin 2009 23:19

    @ Emile

    « Les Gaulois ont vite compris l’inadaptation en temps de guerre de leur système démocratique et l’impérieuse nécessité de donner les pleins pouvoirs à un seul. »

    Ce conseil de guerre gaulois n’avait sûrement rien de démocratique dans le sens où le peuple aurait eu son mot à dire, on devait simplement y retrouver un représentant militaire de chaque cité gauloise. La majorité des troupes de César n’était pas romaine et celle de Vercingétorix n’était pas arverne mais celles du consul étaient recrutées dans des cités soumises à Rome alors que celles du « connétable » l’étaient dans des cités alliées. Le second était donc beaucoup moins libre de ses décisions et l’élaboration de chaque plan de bataille devait être précédé d’un intense marchandage.

    Pour revenir sur les institutions des cités gauloise, la chose fondamentale qui nous échappe, c’est la manière dont est/sont désigné(s) le(s) Princeps. S’agit-il de cette assemblée des druides évoquée par César et dont on ne sait pas trop s’il la situe à l’échelle de toute la Gaule ou juste à celle de chaque cité ? Il y a là un mystère essentiel à notre compréhension de leur organisation politique.

    Si on se fie au texte sur les Rèmes (II3), il y aurait apparemment plusieurs « premiers » par cité.



  • Antenor Antenor 30 juin 2009 12:10

    On accorde peut-être encore trop d’importance au terme « Rix » même en le rabaissant au rang de simple chef de guerre. Chez les Latins le « Rex » est un très grand titre mais il n’est pas évident du tout que le « Rix » gaulois en soit dérivé. Les deux peuvent avoir évolué dans des sens légèrement différents depuis une vieille racine commune.

    Le ’rix’ gaulois peut donc être un simple nom commun et non un titre spécifique. Dans la Guerre de Gaules, on croise beaucoup de chefs gaulois qui ne portent pas le suffixe « rix » dans leur nom.

    De même, le « Ver » de Vercingétorix ne fait forcément référence au titre de Vergobret mais évoque de manière général quelquechose d’élevé. 

    Verdunum : la haute montagne/forteresse

    La cité gauloise aurait alors seulement deux personnages à sa tête : le Princeps et le Vergobret.



  • Antenor Antenor 29 juin 2009 22:39

    Bien d’accord. L’idée d’une lutte au sein de l’aristocratie entre royalistes et « autonomistes » un peu à l’image de la Fronde est très plausible. C’est l’idée d’avoir les aristocrates face à tout le reste de la Gaule qui me paraissait bizarre.

    A bien y réfléchir, il est possible que ce soit le titre de « princeps » que César a traduit en « royauté ». Divitiac était druide mais ce titre ne leur était peut-être pas forcément réservé. Encore est-il probable que, à l’image du Haut-Clergé de l’Ancien Régime, les druides les plus puissants étaient issus de la « nobilitas ». Et la séparation entre laïcs et clercs était sûrement beaucoup moins nette avant le Christiannisme. En fait, le titre médiéval qui s’en rapprocherait le plus ce serait « Comte-Evêque ».



  • Antenor Antenor 29 juin 2009 21:49

    @ italiasempre

    Bonsoir

    Il y a bien sûr des aristocrates qui préfèrent qu’il n’y ait pas de roi et apparemment c’était même la majorité d’entre eux chez les Gaulois puisque le « Rix » n’était pas tout puissant.
    Mais je ne vois pas qui peuvent être ces royalistes à part des aristocrates.



  • Antenor Antenor 29 juin 2009 21:35

    Quelle différence entre les « nobles cavaliers » gaulois et les patriciens romains ?

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