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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 26 juin 2008 19:39

    "à l’échelle des historiens, un épisode totalement secondaire"

    C’est incroyable de lire des trucs pareils. La bataille d’Alésia est l’un des évènements les plus importants depuis la chute de Carthage. Si César avait perdu, on peut imaginer que les Celtibères se seraient soulevés de nouveau et que les mercenaires germaniques auraient offert leurs services au nouveau vainqueur. Rome se serait trouvée dans une drôle de mélasse, pas sûr que les autres peuples italiques auraient levé le petit doigt pour la défendre. La Cité avaient déjà frôlé la catastrophe un siècle et demi plus tôt face à Hannibal et ses troupes puniquo-ibèro-celtiques. César a pris un risque insensé, s’il avait perdu, il aurait sûrement été condamné à mort par le Sénat.

    On se demande pourquoi certains historiens ont choisi d’étudier les Celtes, si c’est pour perpétuellement les dénigrer.



  • Antenor Antenor 25 juin 2008 15:16

    "Dans ce cas, on pourrait comprendre, dans la logique militaire, que le choix des Galates de venir s’installer en Turquie pourrait s’expliquer aussi par le fait qu’ils étaient appelés par des cousins éloignés qui auraient voulu se libérer de l’expansion/colonisation grecque. "

    J’avais envisagé une hypothèse similaire pour l’époque précedente, en plaçant le phénomène cimmérien dans le contexte de l’expansion de la civilisation de Hallstatt. Ils ont donné des coups très durs à l’Empire assyrien qui étranglait la plupart des cités de la région. 

    http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Les_Cimmeriens_au_Proche-Orient_du_mythe_a_l_histoire.asp



  • Antenor Antenor 25 juin 2008 14:03

    Dans Histoire du Christ I, vous écrivez page 79 :

    "Et nous devinons que leurs enfants (des Galates d’Anatolie ndlr) se sont repandus dans les villes côtières, à Pergame et pourquoi pas, jusqu’en Galilée : Gaule => Galatie => Galilée => Gaulanitide => Golan"

    Ne serait-ce pas l’inverse qui s’est produit ? Le nom du Galaad apparaissant dès la Genèse, ce serait plutôt une population du Galaad (la Néréïde Galatée ? Doris, la parèdre de Nérée = population de Dor ?) qui aurait donnée son nom à la Gaule. D’autant qu’on est géographiquement très proche de Tyr et de son Melkart. La tribu qui occupait le Galaad était celle "de Gad", or ce nom est également connu comme étant celui d’un dieu cananéen. Il est donc logique d’émettre l’hypothèse que Gad était le principale dieu du Galaad. Sur la carte de Putinger, on trouve dans la région les villes de Gadda et Gadara. Cela ne serait d’une importance secondaire si le plus fameux comptoir phénicien en Espagne ne s’était appelé Gadir et si en Anglais, langue parlée dans une île qui a été très fortement celtisée, on n’appellait pas Dieu par le nom de... God.



  • Antenor Antenor 24 juin 2008 23:54

    "La (...) péninsule ibérique (...) n’a cependant reçu que des apports très marginaux des cultures de La Tène et de Hallstatt, il faut donc remonter plus loin en arrière."

    Précision : c’est la thèse très brièvement résumée de Venceslas Kruta, elle n’est pas forcément partagée par tous les spécialistes de la période.



  • Antenor Antenor 16 juin 2008 13:37

    @ Asinus

    "l absence de competence ne signifie pas absence d interet "

    Heureusement ! C’est une très bonne chose que le plus grand nombre s’interesse à ces sujets qui ne doivent pas rester la chasse gardée de quelques professionnels et amateurs éclairés. Je regrette simplement qu’on n’ait pas pu assister à un débat carte(s) sur table. Je ne demande qu’à entendre les arguments des défenseurs de Bibracte au Mont-Beuvray, mais ils ne disent rien. Qu’ils ne se plaignent pas que d’autres prennent la parole et disent des choses qui leur déplaisent. Ils se prétendent scientifiques mais oublient que l’un des principaux aspects de la recherche scientifique est la remise en cause des acquis. Quand j’entends Pascal Picq parler de la saine émulation qui existe parmi les paléo-anthropologues où chacun essaie de démonter la thèses de l’autre et qui a permi de sacrés découvertes comme Toumaï et Orrorin et que je la compare avec le doux ronron de l’archéologie celtique, cela fait une drôle d’impression.

    Samedi nous dit de consulter les livres plutôt qu’Internet, mais la plupart des parutions sur les Celtes ne sont vraiment pas terribles. Il existe néanmoins quelques bons livres comme "Les Celtes en Europe" de Maurice Meuleau pour les néophytes et pour ceux qui veulent aller plus loin "Les Celtes, Histoire et Dictionnaire" de Venceslas Kruta, qui offre un vrai travail de réflexion et de mise en perspective même si on peut discuter ses conclusions. Il y a également un vide littéraire sidéral sur l’âge du bronze en Europe et trouver des informations non périmées depuis vingt ans sur cette période en dehors du Net est quasi impossible.

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