Le terme de dynastie pour qualifier Jésus n’est effectivement pas le plus adapté. Celui de groupe de prêtres convient sans doute mieux. Le terme de conseil de prêtres utilisé par Emile me semble trop restreint. Ces corps de prêtres avaient sans doute un conseil à leur tête mais seuls, ces conseils ne pouvaient pas faire grand chose. Par exemple quand Jean-Baptiste est décapité, littéralement cela signifie que la tête du groupe a été séparée du reste du corps. Les chefs n’ont peut-être même pas été tués mais exilés loin de leurs subalternes.
Il me semble que si Jésus, Jean-Baptiste et les autres ont été une ou plusieurs personnes, cela ne change pas le fond du message. L’interprétation proposée par Emile nous permet de comprendre les évènements de manière plus réaliste et de les replacer dans leur contexte. Dans cette optique, la descendance de Jésus est constituée de tous les Chrétiens.
@ Emile
Oui Pharaon n’était que la tête d’affiche. Mais les prêtres qui oeuvraient derrière lui étaient constitués en clans aristocratique dont lui-même faisait partie. Un simple conseil de prêtres ne contrôle pas grand chose s’il n’est pas lui même à la tête d’un clan puissant. Le clan, c’est le corps et le conseil la tête. Quand Jacob voit le visage de Laban changer, c’est parce qu’une révolution de palais a eu lieu au sein du clan Laban et que les nouveaux membres du conseil dirigeant ne lui sont plus aussi favorables que les anciens.
Ce clan aristocratique est lui même dépendant de la population sur laquelle il s’appuie et qui est symbolisée par les épouses. Jésus n’a d’ailleurs pas d’épouse car il ne se destine pas à une royauté terrestre. Il n’a besoin que d’un soutien logistique minimum fourni par ses communautés partisanes disséminées un peu partout (Magdala, Béthanie...)
Cantonner ces personnages à des rôles de conseils de prêtres et de troupes militaires me paraît trop restrictif. De quoi vivaient-ils ? Les prêtres comme les soldats sont dépendants de la société dans son ensemble et ne peuvent vivre de manière autonome.
Si on prend l’exemple de l’Egypte, on peut facilement établir un parallèle mais en élargissant la perspective. On peut résumer une dynastie avec le nom de pharaon le plus employé. Amenemhat ou Sésostris pour la 12ème. La femme de ce personnage/dynastie ne peut être que sa capitale.
La 12ème dynastie a au moins deux femmes/capitales : Thèbes où il dispose du soutien du clergé d’Amon et Licht, nouvelle capitale de l’Egypte qui pourrait être comparée à une nouvelle épouse/servante. On peut lui ajouter d’autres épouses symbolisant les autres cités qui lui sont fidèles. Ce sont évidemment elles qui fournissent le gros des effectifs militaires mais on ne peut pas les limiter à ce rôle.
Pareil pour Jésus. On peut y voir une dynastie de prêtres esséniens réformateurs issu de la population/Marie de Nazareth et qui trouve dans celle/Marie de Magdala ses soutiens les plus fervents.
Dans la Traduction Œcuménique de la Bible, il est même question de 318 vassaux. Si ces vassaux ont eux-mêmes d’autres vassaux, cela commence à faire du monde. 318 soldats même d’élite, cela fait peu pour battre les rois de Mésopotamie.
Concernant Sarah, il peut s’agir d’une colonie civile (ce qui ne l’empêche pas de fournir des effectifs militaires en cas de besoin) qui n’a pas pris dans un environnement trop difficile. Ses membres se sont peu à peu dispersés et sont allés voir ailleurs. La mort de Sarah symbolise la dissolution officielle de la colonie et le départ des derniers colons.
Sacrifice d’Isaac pour les uns et d’Ismaël pour les autres... N’oublions pas que nous sommes en Espagne. Le concepteur de ce tympan a peut-être cherché à faire valoir la version qu’il pense être la bonne (judéo-chrétienne manifestement) par l’ajout de personnages dont le rôle explicatif nous échappe aujourd’hui. Peut-être est-ce aussi un rappel à l’ordre face à la persistance des sacrifices humains (Wisigoths ?)
De votre lien sur Jean-Paul Demoule, je retiens surtout cela :
“Les archéologues ne sont donc pas seulement là pour fouiller le sol… Ils ont aussi la charge de dénoncer les manipulations de l’histoire.”,
Cette phrase résume tout le problème actuel. Une partie des archéologues dépasse son domaine et s’imagine être au-dessus de tout le monde. Ils veulent faire œuvre d’historiens mais sans l’assumer par peur de la contradiction. Comme si être archéologue donnait une autorité supérieure sur tout le reste des sciences historiques. En l’occurrence, les manipulateurs ce sont eux. Je ne veux pas généraliser mais actuellement ce sont ces archéologues qui sont aux manettes et donnent une sale image de leur profession.
En quoi être archéologue donne-il des compétences sur la localisation des capitales gauloises ? Tout le monde a accès à leurs rapports de fouilles ! Découvrir des vestiges est une chose, les interpréter correctement en est une autre. Les arguments d’autorité ne servent qu’à masquer l’absence d’arguments.
@ Emile
Il faut rendre à Pharaon ce qui est à Pharaon. Les plus anciens témoignages archéologiques sur le jugement dernier nous viennent des pyramides bien avant qu’Abraham ne mette les pieds en Egypte.
J’ai du mal à vous suivre concernant San Isidoro. La scène fait clairement penser au sacrifice d’Isaac, pourquoi ne l’attribuez-vous pas aussi aux Esséniens ?
Toute la question étant de savoir de quel genre d’Esséniens, il s’agit...