La fonction du Oint attendu était de restaurer le royaume d’Israel. Les premiers Hasmonéens/Macchabées ont porté cet espoir puis ont déçu. Ceux qu’on appelle les Esséniens s’en sont éloignés mais au départ, c’est la même base assidéenne.
Dans les Evangiles et l’Apocalypse, le grand carnage est simplement retardé jusqu’au retour de Jésus alors que le Judaïsme messianique le prévoit dès l’arrivée du messie. Jean-Baptiste lui-même semble attendre un messie guerrier tout ce qu’il y a de classique. Il ne parle pas de la souffrance et de la crucifixion de Jésus. En cela, il est dans la droite ligne des insurgés de -7.
Comment expliquer le gap de plus de 30 ans entre les évènements narrés par le Protévangile de Jacques et ceux des Evangiles ? Je vois plutôt ce Protévangile comme un complément à celui de Marc. Il permet de situer Jésus et Jean dans une trame plus longue. En -7, les insurgés n’avaient que faire d’un Jésus enfant, il leur fallait un messie guerrier immédiatement. Ce Protévangile me semble être justement un appel à ces insurgés rédigé vers l’an 30 et destiné à les rallier à Jésus de Nazareth.
A la différence des citadelles du Crest ou du Roc de Peyre ; le sommet du Mont-Saint-Vincent est relativement étiré. Cela peut expliquer pourquoi on ne trouve pas à quelques kilomètres de distance une agglomération comme celle de Corent ou Javols. L’agglomération servant de capitale administrative et religieuse était sans doute située au sommet même du mont à quelques distances de la citadelle, un peu comme au Mont-Auxois. Je ne serais pas étonné qu’on retrouve la trace d’un fanum à proximité de l’église.
Question architecture, il y a une brèche énorme à exploiter à Alésia. Cette histoire de deux villes gallo-romaines successives ne tient pas debout. La seconde aurait été bâtie vers 269 avant d’être détruite juste après en 276 ? Non ! La première destruction, c’est l’œuvre de César. Et c’est la seconde qui a été détruite vers 269 juste avant son abandon définitif.