J’ignore comment se répartissent les monnaies « togirix » mais ils ne fait pas de doute que les émissions monétaires éduennes devaient s’agglomérer essentiellement le long de la Saône (Chalon, Mâcon). Peut-être est-ce la raison qui en a fait attribuer certaines aux Séquanes.
Si on déclare une monnaie éduenne parce que son aire de répartition est centrée sur le Mont-Beuvray et qu’en même temps on déclare que Bibracte est au Mont-Beuvray parce qu’on n’y trouve des monnaies éduennes... raisonnement circulaire.
Une seule chose me pose problème au Mont-Saint-Vincent : l’accès à la voie de la Seine bouché par les hauteurs entre Autun et la Dheune. Hauteurs défendues par des forteresses non négligeables comme Uchon, Brandon et Couches voir Chassey le Camp. De ce point de vue, la citadelle de La Rochepot ; située presque exactement sur la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Dheune (Saône), de l’Arroux (Loire) et de l’Ouche (Seine) me paraît mieux placée pour rayonner dans toutes les directions.
D’autant plus qu’à proximité, on trouve le Montmeillant / Mont Milan indiquant un ancien Médiolanum gaulois. Les sites portant ce nom sont toujours riches en vestiges. Au début des années 80, des fouilles limitées y ont mis au jour quelques éléments intéressants. Le peu d’intérêt que semblent actuellement porter les archéologues bourguignons à ce site et à sa superficie réelle est étonnant. Est-on sûr que ce « châtelet » ne fait pas partie d’un ensemble beaucoup plus vaste ?
Oui, je m’interroge également sur ce « bois » dont aurait été fait le mur. Peut-être que Garenne y a trouvé des clous ? En tout cas, si le mur était assemblé au mortier de chaux, il doit forcément rester des traces de ses fondations dans celles toujours visibles de l’enceinte ovale.
La tour romaine (4) m’interloque également. Par « romaine » veut-il dire construite au mortier de chaux comme la ville du plateau ?
Pour ce qui concerne cette petite ville dont les restes sont toujours bien visibles ; elle a connu deux grandes phases toutes deux terminées par une destruction. Les archéologues datent les destructions de 269 et 276, cela me semble assez curieux.