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Argoul

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Argoul Argoul 22 août 2007 11:52

    Vous l’avez peut-être noté - en dernière phrase - c’est d’un appel à la gauche qu’il s’agit, pas d’une glorification de la droite (qui n’en a pas besoin).

    Alex75 a bien compris : c’est bel et bien la jeunesse (d’esprit) qui manque aux Français 2007. Pourquoi ? Est-ce parce que la population vieillit et que la jeunesse devient un mythe, une construction irréelle (le jeunisme) ?



  • Argoul Argoul 15 juin 2007 15:19

    Déjà, je ne suis pas en permanence devant mon écran : je ne le regarde qu’une fois par jour... pour avoir le temps de lire, de sortir, de penser et d’écrire d’autres articles. Je ne suis pas payé pour ça. Alors inutile de crier au complot ou à « personne ne m’aime » : je réponds à ceux qui argumentent, pas à ceux qui geignent ou qui affirment sans prouver.

    Mel n’argumente pas, il éructe. Il colle ses objections à la file, sans précisions. Dommage : il faut fouiller pour extirper quelques idées positives au milieu de fausses lectures et de surinterprétations émotionnelles immédiates de ce qui est simplement « écrit ».

    Non, je ne suis pas « dur avec les jeunes », je suis dur avec l’école de la République (corporatiste) et la pensée de gauche (naïvement yaka). C’est écrit, il suffit de lire les mots comme ils sont.

    Non, je ne dis nulle part que « c’était mieux avant » (c’est écrit où ?) parce qu’avant, je m’en fous, je vis aujourd’hui, avec les gosses d’aujourd’hui et les trolls qui s’essaient à penser comme des grands alors qu’ils n’ont pas appris...

    Bien-sûr, la société pousse les enfants (et tout le monde) à consommer : est-ce pour ça que vous devez y céder ? Ou que vous devez laissez vos enfants y céder ? Il est où, votre esprit critique ? Et votre caractère ? Et votre vote de citoyen ou votre expression dans le débat démocratique ?

    Moi-même, je n’ai pas la télé, c’est pour cela que j’ai le temps de lire, donc de penser par moi-même, et donc d’écrire des articles, même si ce n’est pas toujours réussi et même si je n’ai pas « raison » sur tout (ce qui m’importe, c’est l’argumentation, pas le résultat : avec des arguments, on peut discuter, avec les affirmations gratuites, on ne peut pas).

    Pourquoi a-t-on laissé l’enseignement se dégrader ? Mais regardez donc les grèves à répétition pour motifs corporatistes, les tentatives de réformes mal pensées, le centralisme obligatoire de l’Etat français. C’est tout cela qu’il faut changer. C’est sur tout cela que la gauche a failli dans la dernière campagne électorale. La droite s’en fout, elle mène ses enfants en grandes écoles ou les envoie (s’ils sont flemmards, aux USA où ils décrocheront bien quelque chose s’ils aiment le foot comme là-bas).

    Donc, regarder ce qui a failli, c’est le premier pas pour faire changer les choses. Ce qui importe, si l’on veut être efficace est : et maintenant on fait quoi ? Savoir que ça vient du centralisme d’Etat, du corporatisme prof et du laisser-aller familial, c’est un grand pas en avant pour que le parent, le citoyen et le lycéen puissent comprendre « comment s’en sortir » ou, s’ils renoncent, savoir pourquoi ils ont une mauvaise place dans la société.



  • Argoul Argoul 15 juin 2007 14:57

    Lire ou ne pas lire : that is the question. Sollicités que nous sommes par les autres tentations (images, sons, interactions) l’acte de lecture voit son temps réduit. Surtout dans la jeunesse actuelle. Lire un objet-livre ou sur écran : that is another question. Pour ma part, la lecture écran est utilitaire, informationnelle, interactive - elle ne sollicite pourtant pas autant la pensée qu’un objet-livre qu’on emporte, qu’on annote et qu’on prend sans fil quand on veut. Mais n’est-ce pas question d’habitude ? Notre génération, formée à ça, ne pourra pas se passer du livre, mais les suivantes ? Il n’y a pas que les étudiants scientifiques qui revendent leurs livres en fin d’année, les littéraires aussi : vendues les Pensées de Pascal une fois l’examen passé ! Vendues les Fleurs du Mal une fois le mémoire rédigé ! Je n’invente rien, l’enquête était dans la revue « L’Histoire » n°312, septembre 2006, p.71 Les étudiants possèdent de moins en moins de livres, ils boudent les sciences humaines, essais et philo n’ont plus la cote, les sciences passent à la trappe, les romans sont en baisse (6% des élèves de prépas littéraires déclarent ne jamais lire de romans !), seule la BD reste en grâce. En fait, ce n’est pas le support qui est en cause pour la lecture - mais probablement le mimétisme de génération qui fait qu’on « doit » avoir écouté telle musique ou avoir vu tel film ou chatter avec le groupe à telle heure - qui fait que l’acte de lire devient pesant et peu valorisé. Avec pour conséquences une curieuse incapacité à utiliser les mots, à organiser les phrases et à se sortir de l’émotion immédiate de la « réaction » pour prendre de la distance, penser et argumenter avec les autres. Donc un désintérêt pour la lecture qui « prend la tête »... C’est cela qui me paraît faire question plus que papier ou écran. Moi-même, j’écris depuis des années au clavier. Ce n’est pas plus mal ni mieux qu’au stylo-plume (longtemps pratiqué), c’est un autre outil, dont on est aussi « libéré » quand on en a l’habitude que le stylo. Le livre audio est praticable en voiture, seul, pour les trajets ennuyeux (autoroute ou domicile-travail) - même chose pour les podcast radio. Mais l’usage d’un condensé argumenté de pensée qu’est un essai, une oeuvre de recherche universitaire qu’on démontre pas à pas, une imagination qui fait rêver comme les romans classiques, le frisson délicieux issu des mots et des images véhiculées par les mots que sont thrillers et policiers - tout cela peut être amené à disparaître, faute de public qui saisisse cette forme de pensée et préfère le confort guidé des images ou la submersion amniotique des sons. Quand « ça prend la tête », quel que soit le support, c’est mal parti ! Voilà pourquoi « l’irraison ambiante » fait disparaître la faculté de penser et conduit à « l’idiot logique »... Une précision pour le troll : la photo de bibliothèque qui illustre l’article n’est pas une bibliothèque personnelle, mais celle de la bibliothèque publique de Grainville, retraitée pour éviter le plagiat http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://perso.orange.fr/assobethencourt/bibliotheque.jpg&imgrefurl=http://perso.orange.fr/assobethencourt/bibliotheque.html&h=1378&w=1732&sz=335&hl=fr&start=5&tbnid=th4RXVgIj4BzyM :&tbnh=119&tbnw=150&prev=/images%3Fq%3Dbibliotheque%26gbv%3D2%26svnum%3D10%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26channel%3Ds%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DG



  • Argoul Argoul 14 juin 2007 12:04

    Quoi pas de troll ? Pas même la queue d’un ? La provoc, vieille tactique 68, finirait-elle par payer ?

    Merci à ceux qui ajoutent et éclairent plutôt que ceux qui trollent par pur plaisir de mal faire.

    Encore une fois, le sujet est dans le titre : l’incapacité apparente de la jeunesse scolaire d’avoir une pensée logique. L’incapacité même à « lire tout simplement », sans rester aveuglé de préjugés et d’émotions réactives immédiates.

    Comme Aurélien qui me somme de m’expliquer devant le tribunal de la moraline : quoi, le bio serait une invention industrielle ? Pas une valeur éminemment écologique-et-comme-il-se-doit-une-injonction-de-faire ? Eh bien oui, c’est écrit : il suffit de lire simplement. La grand-mère, quand elle récoltait ses mûres dans les ronciers sauvages, ne collait pas une étiquette « bio » dessus ; quand elle réduisait le sucre en bonne ménagère économe, pour le remplacer par la pomme (sa pectine fait geler), elle ne se vantait pas de faire du « light ». C’est la confiture industrielle qui brandit les pancartes du light et du bio : ça s’appelle même du marketing. Inutile de surajouter sur ce qui est écrit, vos « émotions » écolo-parano peuvent être pour vous légitimes mais n’ont rien à voir avec le sujet de l’article. Ces phrases d’introduction, cela s’appelle une analogie : la confiture industrielle est comme l’école de masse, une étiquette de bonne volonté, avec des résultats douteux si on les analyse...

    C’est un peu la même chose, en moins grave, pour aquad69 : qui confond l’élite la jet-set ? Pas moi en tout cas, ce n’est écrit nulle part. Je décris seulement l’engrenage qui fait que les parents qui s’occuppent de leurs enfants leur rendent service, en les forçant à quitter de temps à autre la tentation hédoniste pour « travailler » et apprendre à penser logiquement, en futurs adultes. Or, les parents qui ont le plus de temps et de moyens sont ceux, inévitablement, qui vont le mieux y réussir. Qu’ensuite les enfants deviennent parfois des énarques obtus ou des financiers égoïstes, pourquoi pas, mais tel n’est pas le sujet.

    Et c’est une réponse proche pour jam : je ne « crache » pas sur le collège unique, je dis que l’école remplit mal son rôle, le catalogue des enseignements considérés comme « fondamentaux devient une liste de blanchisserie pour faire plaisir à tout le monde, AU DETRIMENT de la méthode de travail : apprendre à penser, trouver l’information pertinente, acquérir l’esprit critique. Ce que dit le prof de philo cité, est que la classe de philo n’est plus désormais cette antichambre de l’université ou des prépas, le lieu où l’on apprend à penser en adulte, mais une sorte de patronage où chacun »s’exprime" dans le désordre mental le plus complet.

    Cela dit, oui sandro, nombre d’adultes devenus enfin adultes se préoccupent de rattraper leur retard ou s’intéressent à comment apprendre. J’en suis moi-même un exemple, puisque j’ai entrepris sur le blog de relire les classiques(http://argoul.blog.lemonde.fr/category/eric-relire-les-classiques/).

    Mais si l’école ne remplace pas la société (tentatrice, consommatrice, hédoniste), elle doit au moins bien remplir son rôle propre : qui est d’apprendre à penser par soi-même, trouver l’information pertinente et user de son esprit critique. L’hypocrisie est que la démagogie qui consiste à fixer autoritairement le nombre de bacheliers, puis d’adapter ensuite la notation pour y correspondre, ne sert pas les jeunes : on leur fait croire qu’ils ont un bon niveau alors que ce n’est pas le cas. D’où l’échec retentissant des premières années de fac, le temps perdu, le découragement, les esprits aigris. Et le tropisme pour intégrer les grandes écoles - là où l’on bosse en apprennant à bosser. Mais avec une sélection qui est d’autant plus sévère que les jeunes n’y ont jamais été habitués (sauf pour se qualifier en équipe de foot, mais c’est une autre histoire).

    Qu’on ne vienne pas râler contre les élites qui n’écoutent pas le bon peuple si on laisse se continuer la démagogie corporatiste qui croit à l’enseignement spontané. C’est trop souvent le cas à gauche, comme si ce label donnait bonne conscience en dispensant d’analyser la réalité telle qu’elle est.



  • Argoul Argoul 11 juin 2007 10:12

    Comme souvent, avec la génération émotion, le zapping et la « réaction » épidermique remplacent la simple lecture et la réflexion. Ce pourquoi je réponds en bloc aux soi-disant « commentaires » qui sont trop souvent de mauvaises lectures, des éructations ou des private jokes entre initiés.

    Aucune des 72 réactions jusqu’ici n’a vu le sujet de l’article (qui est pourtant affiché en titre) : l’idiotie logique. Cet article n’est pas anti-américain, il est à peine anti-Bush, il est surtout anti-bêtise.

    L’incapacité à suivre un raisonnement est grave. Je « traduit » donc en simplifié pour ceux qui zappent après la première phrase en croyant déjà avoir tout compris :

    1/ Pour examiner comment un pays est devenu « idiot », j’expose la suite chronologique qui va du traumatisme à la réaction psychologique et à l’action. Rien que de très logique, que de très humain, que de très « compréhensible » dans cet engrenage. Avant d’être « anti », il faut comprendre, c’est ce que je tente de faire.

    2/ Quand un individu ou un pays dérive, c’est son entourage qui compte, qui doit le modérer, le faire revenir sur terre. Quel opposdant crédible s’est dressé face à l’Amérique traumatisée ? L’ONU impuissante ? La France villepinienne arrogante ? Non : personne de réaliste. L’antiaméricanisme comme seule posture, aucune traduction POLITIQUE du « nous sommes tous Américains » de JM Colombani.

    3/ L’Amérique laissée à sa dérive régresse alors à ses nounours : ses « bonnes vieilles » recettes éprouvées de la vulgate populaire. Aux Etats-Unis, depuis la conquête de l’Ouest, quand surgit un problème, on le règle : 1/ par la force, 2/ par la technique, 3/ missionné par Dieu. Ce sont les 3 paragraphes du raisonnement ci-dessus, dans cet ordre.

    4/ Cela conduit à un processus mental particulier, ni « génétique », ni « obtus », mais dû aux circonstances + à l’absence de partenaires modérateurs. Ce processus - qui guette tout le monde - est celui de la « pensée totalitaire ». C’est un autre nom pour « l’idéologie », cette pensée fermée, explicative de tout, qui se désigne toujours un ennemi. J’ai bien écrit PENSEE et pas INSTITUTIONS, donc les commentaires sur « Arendt n’a pas dit ça » sont inconséquents. L’enfermement engendre la méfiance, la méfiance engendre la haine, la haine engendre la haine par mimétisme. L’Amérique retombe dans ses ornières bibliques, la loi du Talion.

    5/ Ce processus mental - logique - qui rend néanmoins « idiot » s’appelle une dérive, un « délire » (au sens psy). On perd contact avec le réel pour se réassurer soi-même par les fantasmes. C’est le rôle de l’entourage que d’empêcher ce processus de dériver. Mais il est compréhensible, car c’est humain, en cas de traumatisme. Cet article n’est donc pas une « dénonciation morale » mais une tentative d’explication du processus. Et nul n’est à l’abri : pas plus « nos » socialistes (qui croyaient « naturellement » arriver au pouvoir après 12 ans de Chirac) que « notre » vague bleue (qui va peut-être « ne plus se sentir » d’avoir gagné aussi haut la main).

    J’espère que ce décorticage de « lecture », en cette période de bac recommençant, suffira à montrer qu’il n’y a nulle « réponse » à apporter aux soi-disant « commentaires » ci-dessus. Puisque (sauf 3 peut-être), aucune des « réactions » à cette note ne parle de cette note ni des idées qu’elle contient.

    Je ne veux pas être méchant ni paraître méprisant - je dis surtout qu’un journalisme « citoyen » doit se vouloir meilleur que le tout-venant bloguesque. Et qu’avant de « commenter » une quelconque note, il faut d’abord « lire », puis étenter de comprendre" : ce n’est qu’après cela que de véritables arguments pourront être échangés. C’est exactement la méthode de l’épreuve de philo et de français du bac. Rien de plus, rien de moins.

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