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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 27 janvier 2012 23:17

    En tout cas, sur un site qui ressemble souvent à un champ de bataille verbal, votre texte nous ramenait agréablement à des considérations plus fondamentales (ouiiii ! j’ai pas fait exprès !). Vous n’êtes pas obligée d’apprécier les sifflets et les klaxons, bien entendu. Permettez, dans ce cas, qu’on se contente de soulever son chapeau (à condition d’en porter un) en même temps qu’on vous adresse un regard admirateur... Serviteur....



  • armand armand 27 janvier 2012 22:47

    La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d’une main fastueuse
    SOulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
    Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

    Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être
    Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !
    (Baudelaire, A une passante)

    L’inconvénient, de nos jours, quand on est frappé d’admiration devant la démarche gracieuse d’une femme inconnue, c’est que le plus souvent il est impossible d’attirer son attention de la façon la plus douce qui soit car elle est invariablement en communication fusionnelle avec son téléphone portable... Cet outil diabolique aura également ruiné les jeux de séduction à la terrasse du café en assénant à tout l’alentour qu’on est ailleurs, dans sa tribu, en train de déblatérer des petits riens avec son fiancé avec un sourire béat, et qu’on a que faire des regards admiratifs, pourtant bien présents... Et les bribes de conversation qu’on capte dissipent bien souvent le mystère de l’inconnue solitaire - bientôt on sait tout de son travail, de ses enfants, de sa situation matrimoniale. Quelle tristesse !



  • armand armand 27 janvier 2012 22:28

    Un petit con qui traite une femme de salope, dans un journal qui plus est,on devrait tout simplement lui faire bouffer son papier. Réponse directe, et nul besoin de frais juridiques ni d’échanges de noms d’oiseau interminables....



  • armand armand 23 janvier 2012 10:55

    Aldous,

    Vous oubliez, à mon sens, un des plus puissants facteurs dans les excès du XXe siècle : la brutalisation des moeurs issue des méthodes de destruction massives mises au point pendant la guerre de 1914.
    Je me souviens du témoignage d’un grand reporter américain qui a interviewé un jeune officier allemand, au moment de la révolte des spartakistes, dans un grand hôtel berlinois. L’officier était fatigué, dans un état d’agitation, et il expliqua autour d’un verre qu’il venait d’exécuter, lui-même, avec sa mitrailleuse, plus de six cents spartakistes, hommes, femmes, enfants, à la prison locale. Il était un peu déboussolé, mais ses états d’âme s’arrêtaient là...



  • armand armand 23 janvier 2012 10:49

    Et voilà, encore un qui voit tout à travers le prisme de ses obsessions antisémites...Gare à vous l la vraie fée Mélusine viendra vous emporter en battant ses ailes et en poussant son cri !

    Aldous et Scipion,

    Les progrès en termes de civilisation viennent en général d’en-haut, ou plutôt du petit nombre. Et on ne peut pas brandir la démocratie athénienne en exemple, car elle était exercée par un nombre réduit de citoyens, dominant une masse de métèques et d’ilotes.
    En revanche, parti du bas, du lumpen, et citer en exemple ses excès, son ignorance et son esprit de meute pour en faire un principe de gouvernement, voilà justement l’oeuvre des fascistes, des nazis, des bolcheviks.
    En revanche, les socialistes du XIXe, pour utopistes qu’ils fussent, estimaient que l’éducation donnerait au peuple la même culture que l’élite, au lieu que la société actuelle cherche son inspiration dans les bas-fonds.

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