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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 21 janvier 2012 17:38

    C’est gentil de le signaler !

    Concernant l’état kémaliste d’avant l’AKP, ma religion n’est pas faite. Je ne sais pas s’il eût été possible de faire de la Turquie un pays dynamique, à forte croissance, aux excellentes infrastructures, notamment dans l’éducation, sans l’autoritarisme laïc des successeurs d’Atatürk.
    de plus, cet état est né d’une situation catastrophique, où il fallait libérer le territoire, rétablir la fierté nationale, accomplir une oeuvre de modernisation comparable à celle de l’ère Méiji au Japon. C’est ce qu’a tenté de faire la dynastie Pahlevi en Iran, mais Réza Shah n’avait pas la force visionnaire de Mustapha Kémal.



  • armand armand 21 janvier 2012 17:29

    Aldous,

    C’est peut-être tout aussi inepte d’encourager le parti au pouvoir, comme l’a fait l’Europe, à se débarrasser des contrepouvoirs. Erdogan a bien dit que pour lui la démocratie était un train dont il descendra quand il arrivera à la gare voulue...

    Il y a aussi un tout autre aspect de la politique en Turquie - l’AKP représente la revanche de la province conservatrice et commerçante sur les grandes villes occidentalisées. Avec tout le risque de populisme revanchard que cela représente.
    Sa politique étrangère en fait écho, pareillement. Les grands effets de manche en direction des Arabes ne seront pas payés en retour, et ne serviront qu’à exaspérer les alliés traditionnels de la Turquie. Ceci dit, la situation, comme vous le savez, est loin d’être simple. La Turquie n’est pas le fer de lance du wahhabisme, mais les contraires s’accommodent bizarrement. L’Europe, les USA et même Israël peuvent très bien s’entendre avec un arc de cercle sunnite, généreusement arrosé de pétrodollars, pour faire face à l’Iran... Mais à la longue, le triomphe du sunnisme sous sa forme la plus conservatrice n’augure rien de bon pour les libertés individuelles, les droits des femmes. Et peut préluder à une offensive dont le but ultime c’est l’expansion de l’Islam chez nous.



  • armand armand 21 janvier 2012 17:16

    Peu avant que la France ne prit possession de l’Algérie de façon musclée, l’empire ottoman tentait de réduire la révolte des Grecs en faisant massacrer des populations entières. Alors, avec tout le respect que j’ai pour la Turquie, l’empire ottoman, et l’alliance franco-turque qui remonte, ne l’oublions pas, à François Ier, c’est un sujet que je déconseille à nos amis turcs de trop aborder...

    Ceci dit, il était inutile de jeter de l’huile sur le feu. N’oublions pas que la catastrophe de la Première guerre mondiale est le résultat, en partie, de deux alliances contre nature : la France n’aurait jamais dû s’allier à la Russie tsariste en soutien aux voyous serbes qui venaient d’assassiner François-Ferdinand, la Turquie n’aurait jamais dû s’allier à l’Allemagne, qui voulait faire de l’empire ottoman un protectorat, prévoyant même d’y envoyer des milliers de colons allemands. Français et Turcs se sont affrontrés à contrecoeur - il n’est que de lire les témoignages de Pierre Loti et de Claude Farrère pour s’en convaincre.
    Et on peut reprocher à l’actuel gouvernement français - ainsi qu’à l’opposition - de dilapider cette ancienne alliance pour s’assurer des voix de la communauté arménienne.



  • armand armand 21 janvier 2012 17:06

    Aldous,

    Pour contrebalancer les imams, il faut bien le glaive des mamelouks.

    Bien que je ne sois pas kémaliste (je tiens l’abolition du califat pour une grosse erreur, qui a conduit à la multiplication d’officines islamistes à commencer par les Frères musulmans), le nationalisme d’Atatürk n’est pas fasciste, car s’il décrit un Turc normatif (sunnite mais pas religieux, fier de son héritage, etc.) il n’y distille aucune haine - faites un tour au mausolée d’Anitkebir et vous verrez que le culte de la personnalité et la glorification de la Turquie ne s’accompagne d’aucun bouc émissaire - et la guerre est définie comme le pire des malheurs, à ne déclencher que lorsque la survie même de la patrie est en jeu.
    Et sur le fond (mais vous n,’êtes pas obligé d’être d’accord) je trouve dangereux de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un parti majoritaire, sans une instance supérieure qui peut intervenir le cas échéant.



  • armand armand 21 janvier 2012 15:02

    Perpleks,

    C’est pour ça que les paysans vendéens et bretons se sont fait tuer pour défendre leurs prêtres durant la Révolution ?

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