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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 30 octobre 2007 09:22

    Merci Custerwest :

    Ce qui est fascinant dans l’affaire Custer, c’est qu’il montre bien qu’au pays du « gagnant » triomphaliste les vrais héros sont les glorieux vaincus. Custer se situe aux côtés de Davy Crockett à Fort Alamo comme mythe fondateur, sans parler des Confédérés qui se rendent après quatre ans de résistance acharnée. Et ne parlons pas de Jesse James, célébré dans un des plus beaux films de l’année.

    Quant à la place des Indiens dans cette mythologie, elle est des plus complexes, et l’attitude américaine très ambigue. Cister n’a jamais caché qu’il leur donnait raison (aux Indiens) de préférer la vie libre sur les Plaines à l’enfermement des réserves. Mais l’époque croyait fermement que la vie sédentaire des blancs allait inévitablement l’emporter sur celle de l’homme rouge. Les Américains étaient fascinés par la bravoure et la résistance des Indiens - estimant qu’à leur contact les immigrés européens se régénéraient (voir les études de l’historien des cultures Slotnik, notamment ’Gunslinger Nation’). En ce sens, moins stigmatisés que les anciens esclaves noirs, certains Indiens ont même pris du grade dans l’armée U.S. (dont l’un des lieutenants de Custer, mort à Little Bighorn, à moitié amérindien, ainsi que l’aide-de-camp du général Grant, iroquois à 100%).

    Il y a eu, à Little Big Horn plusieurs cérémonies de réconciliation, la première survenant dix ans après les faits, réunissant anciens adversaires. Et Buffalo Bill aimait à mettre en scène des survivants des deux côtés, dont Sitting Bull, accompagné du panneau ’ennemis d’hier, amis aujourd’hui’.

    Il est ironique que sous l’impulsion de Théodore Roosevelt, grand admirateur des Indiens et de la vie sauvage (’the strenuous life’), les monnaies et billets U.S. à partir de 1900 se couvrent de représentations de chefs indiens et de bisons au moment même où on a achevé d’enfermer les premiers et d’exterminer les seconds !



  • armand armand 30 octobre 2007 08:56

    Bof... souvent les sérial-divorceurs ou divorceuses ne font que reproduire la même situation qu’avant. ’Proprium est aegri nihil diu pati’ comme le disait un philosophe romain don j’ai oublié le nom : le propre du malade c’est de ne rien supporter longtemps. On nous bassine tellement avec l’« épanouissement », véritable diktat d’une époque qui ne sait pas par ailleurs le définir, qu’une situation, imparfaite devient vite insupportable car on craint de passer à côté du mieux. Ou bien on détruit les vies de plusieurs personnes : j’ai l’exemple parmi mes amis d’une femme qui largue compagnon et trois enfants (car bien évidemment les enfants prennent parti pour le père, irréprochable), maison, cadre de vie, pour retrouver un amour de jeunesse qui ne lui en demandait pas tant. Elle pouvait attendre que les enfants grandissent, ou se satisfaire d’une liaison, mais non, il fallait tout envoyer valdinguer. Et ce n’est pas l’exemple qui vient d’en haut qui arrange les choses !

    Bien entendu, dans les cas de violences ou d’infidélités à répétition il est destructeur de rester. Il n’empêche que bien des femmes (et d’hommes) voient en leur partenaire un bien de consommation à durée limitée. Impossible de fonder là-dessus une famille véritable. Et le fait de surmonter de grands désaccords peut au contraire cimenter le couple.Mais je soupçonne aussi chez les plus jeunes que la difficulté de s’attacher vient aussi des rapports très proches qu’ils entretiennent avec leurs propres parents. La chaleur rassurante d’une relation sur laquelle on ne s’interroge pas, qui est là pour de bon, leur étant acquise, inutile de la rechercher dans leur propre couple. Et on peut alors assumer la précarité. Seulement on l’impose de ce fait à ses propres enfants.



  • armand armand 29 octobre 2007 11:25

    Bonne analyse.

    Il n’empêche, tout le monde pouvait apprécier (et peut apprécier encore) un tableau de Delacroix, ainsi que toute la technicité, les années d’apprentissage et le savoir-faire qui entrent en ligne de compte. C’est impossible avec l’« art » conceptuel actuel, réservé à quelques milliardaires en réseau qui rivalisent d’enchères. Le moindre baron des chemins de fer en 1900 avait plus de jugeotte et de goût que les Pinault et compagnie - voyez la collection Frick à New York.

    Certes, les deux grands totalitarismes du XXe siècle, en s’en prenant à l’art ’décadent’ ont discrédité la critique, pourtant justifiable. Et en ce moment on voudrait, ô comble de l’ironie, nous imposer le conceptuel comme art officiel. Luc Ferry a bien analysé le bsoin étrange et compulsif qu’ont les élites actuelles, néo-libérales, de dynamiter les fondements de la société, du goût, de l’art.

    Pour ma part, j’aimerais plus de franchise, au risque de l’affrontement : prendre un billet de banque, griffonner son nom dessus et le vendre aussitôt dix fois sa valeur ce n’est pas de l’art, c’est de la fumisterie. Et une toile blanche c’est... une toile blanche. C’est à dire rien. Mais certainement pas de l’art.

    L’époque a les héros qu’elle mérite ; l’époque a l’art qu’elle mérite. Mais il est toujours temps de réagir.



  • armand armand 29 octobre 2007 11:13

    Je répète, analogie imbécile, malhonnêteté intellectuelle. Et si vous n’appréciez pas, c’est votre problème.



  • armand armand 29 octobre 2007 10:41

    En fait, André-Jacques, vous ne faies que reprendre le modèle américain. Depuis cent cinquante ans le gouvernement fédéral s’est arrogé un pouvoir absolu : monopole des billets de banque, cours forcé des ’greenbacks’, mise au pas des banques privées par le système de la Réserve fédérale, choix autoritaire de l’étalon-or en 1873 puis, progressivement, abandon de celui-ci jusqu’à l’interdiction par Franklin Roosevelt en 1932 de posséder de l’or, non-convertibilité du dollar en 1968, et puis dévaluation tout à fait intentionnelle pour financer la dette, les guerres, etc. Et le tout dans le mépris le plus total d’un Constitution qui stipule encore que c’est au Congrès de ’battre monnaie en or et en argent’...

    Je ne suis pas sûr qu’une BCE indépendante soit une bonne chose, mais faire de l’Etat le seul créateur de l’argent (au lieu de lui réserver le droit régalien de battre les espèces, mais celles-ci ayant une valeur intrinsèque au préalable) soit mieux. Dans les deux cas l’individu possède un paquet de billets, ou un alignement de chiffres sur un écran, dont la valeur dépend du bon vouloir d’une banque centrale ou d’un gouvernement. Tous ceux (et ils sont nombreux) qui ont retrouvé les enveloppes de cash libellés en francs, cachées par les parents ou grands-parents, qu’on a rendu inconvertibles par un simple trait de plume, vous le diront.

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