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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 24 juillet 2007 19:38

    En tant qu’universitaire moi-même (PR en littérature comparée, pour tout dire), j’ai quelques remarques à faire :

    - il est parfaitement faisable de conduire une classe très disparate, issue de milieux moins favorisés culturellement, jusqu’à l’assimilation intelligente d’un cours difficile. Il faut simplement être à leur écoute, accepter de patienter, d’accélérer à d’autres moments, de se reprendre.

    - les élèves des grandes écoles sont le plus souvent issues de familles où la culture ambiante favorise leurs études. Grandir dans un appart’ confortable où l’on pioche dans la bibliothèque des parents et des grands-parents donne un avantage certain. C’est injuste mais c’est comme ça.

    - il n’est pas inutile d’apprendre aux étudiants que même la culture mérite un effort financier. Je trouve anormal qu’ils rechignent à payer dix euros un livre de cours mais casqueront sans hésiter pour leur mobile ou leur bière. L’étudiant anglo-saxon, par exemple, a grand plaisir à se constituer une bibliothèque personnelle, l’étudiant français veut que ce soit accessible en biblio, gratuitement, et revend ses livres de cours dès que l’année est terminée.

    Finalement, à l’adresse de NPM (mais est-ce vraiment utile de confronter des points de vue irréconciliables), on peut défendre la Patrie, la discipline et justement s’insurger contre la marchandisation à l’outrance et le capital apatride qui pourrit nos sociétés aussi sûrement que la délinquance.

    Quand j’étais étudiant on chantait : ’Tu n’étais pas un prolétaire, libre artisan des métiers de jadis/ à l’atelier comme à la terre, un Roi seul fort protégait les petits...’



  • armand armand 24 juillet 2007 19:13

    L’inspiration divine peut s’incarner en des prophètes qui ont des vies rigoureusement différentes : Jésus prêchait au millieu de sectes en tout genre, dans une province que l’Empire romain contrôlait d’une main de fer. Muhammad était un chef politique, un commerçant et un guerrier dans une poussière de petits états situés à la lisière des grands empires qu’étaient Byzance et la Perse. Si Jésus s’était comporté en Muhammad il eût été étouffé par les Romains en quelques jours. Si Muhammad s’était comporté en Jésus lui aussi aurait fait long feu. Cela n’infirme en rien l’importance de leur message - ils étaient tous deux ’dans le siècle’.

    Alexandre le Grand a conquis un empire au prix de milliers de morts - il a été coupable de meurtres à titre personnel... et c’était pourtant le fils de Zeus smiley smiley



  • armand armand 24 juillet 2007 10:21

    @mcm

    En toute équité, il faudrait rappeler que les patriarches d’Alexandrie ont eu à leur actif des entreprises de vandalisme massif telle la destruction du Sérapeion. Et ce sont leurs moines fanatisés qui ont mis en pièces la belle et docte philosophe néoplatonicienne, Hypatia.

    La destruction de tout ce qui rappelle de loin ou de près le paganisme honni est, hélas, un point commun aux trois religions monothéistes, depuis qu’Abraham a brisé les idoles qui feraient, de nos jours, les délices d’un antiquaire ou d’un musée.



  • armand armand 24 juillet 2007 10:16

    Paradisial :

    Une définition fort simple et limpide : un antisémite c’est celui qui reproche aux juifs d’être des apatrides, cantonnés dans des professions liées au fric ; un antisioniste c’est celui qui leur reproche l’inverse : d’avoir une nation et de la défendre les armes à la main. C’est les deux versants de l’expression anglaise : ’be damned if you do, be damned if you don’t’.



  • armand armand 23 juillet 2007 23:56

    Pazuzu ? Hoho, un admirateur d’Adèle Blanc-Sec ?

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