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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
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Derniers commentaires



  • armand armand 4 juin 2007 16:21

    Je constate encore une fois l’ignorance crasse de nombreuses personnes concernant Chypre. Je ne nie absolument pas la douleur et l’injustice qui ont frappé les chypriotes grecs dépossédés en 1974, mais l’armée turque est intervenue à la suite d’un coup d’état d’une bande de pistoleros décidés à unir l’île à la Grèce, alors sous la férule éclairée des colonels. Les contempteurs de ce prétendu ’état fantoche’ feraient mieux d’aller y faire un séjour de quelques jours : ils y découvriraient une population moderne, sophistiquée,nullement servile envers leurs protecteurs militaires (au demeurant fort courtois le plus souvent, on envoie à Chypre la crème des conscrits). Et, c’est amusant à dire, mais l’embargo sur la KKTC a préservé les monuments et la côte de la spéculation et de ma mainmise des mafias. Il est à noter, d’ailleurs, que Chpriotes grecs et turcs on tendance à bien s’entendre en dehors de l’île. D’ailleurs, dans l’ensemble, Grecs et Turcs découvrent que malgré un passé chargé, ils ont d’innombrables points communs, sans parler d’un espace stratégique dont ils sont les garants.



  • armand armand 4 juin 2007 10:42

    Il existe au moins deux Turquies, celle, occidentalisée, des grandes villes et des régions les plus prospères, celle, orientale, marquée d’ailleurs par les conflits autour de la question kurde. Mais cela ne me semble guère plus problématique que la Roumanie ou la Bulgarie, et un paysan de l’est anatolien est à la limite, compte tenu de l’excellente infrastructure scolaire et institutionnelle, plus susceptible de s’européaniser qu’un Rom roumain. Au risque de répéter les arguments qui reflètent, le plus souvent, un parti-pris idéologique, les obstacles sont religieux et géographiques (l’existence d’une petite pointe turque en Europe justifie-t-elle l’appellation européenne ?). La complexité politique turque est, certes, redoutable. Puisque les nationalistes laïcs peuvent très bien être europhobes et les islamistes de l’AKP europhiles et nettement plus accomodants sur les questions d’identité. Et le rôle régulateur de l’armée offre un casse-tête certain. Mais est-ce vraiment insoluble ? Guère plus, à mon avis, que l’absorption de multiples pays qui sont passés d’un état de dictature communiste à celui de démocraties libérales en un coup de baguette magique.

    Quant à l’hypothèque chypriote, êtes-vous sûr que ce soit la Turquie, ou la KKTC du nord de l’île qui posent problème ? J’y vois plutôt de l’obstruction du côté des irrédentistes du sud, refusant le plan de réunification de l’ONU, et un empressement malsain de la CEE a accueillir un demi-état qui est loin d’avoir mis de l’ordre dans ses affaires, puisqu’il reste un paradis fiscal bien apprécié des mafiosi russes.



  • armand armand 4 juin 2007 10:09

    La Chine protège le régime soudanais uniquement par intérêt commercial et n’a aucune sympathie particulière pour lui. Si la communauté internationale-ou certains grands-lui faisaient comprendre qu’il y aurait des répercussions graves, la Chine, pragmatique comme toujours, modifierait sa politique. Le Soudan n’est pas pour elle une affaire nationale comme Taïwan.



  • armand armand 3 juin 2007 18:33

    Chère Claude,

    Je respecte tout à fait votre pacifisme, mais j’ai peur qu’il ne soit inadapté. Et, vous avez raison, quand on mobilise des centaines de milliers de mâles à des fins violentes et on fourbit tout un arsenal mortifère, il y a forcément des dégâts collatéraux. Petite précision, quand même, Alexandre le Grand, lui aussi punissait de mort le viol.

    Y a-t-il des guerres propres ? Jamais, bien sûr. Les guerres traditionnelles au XIXe siècle l’ont été quand se rencontraient des armées conventionnelles partageant les mêmes lois de la guerre, un armement assez équivalent, pour un enjeu politique et territorial qui ne touchait pas à l’implantation des populations. A ce titre, la Guerre de Sécession aux U.S.A. a été ’propre’ : une poignée de civils tués par mégarde contre des centaines de milliers de militaires (mais beaucoup qui mouraient de faim), des prisonniers épargnés et parfois échangés (là encore, bcp mouraient néanmoins de faim). Grande exception : dans le Missouri, quand la guerre opposait des voisins rangés en bandes de guérilleros (voyez le film ’Chevauchée avec le Diable’ d’Ang Lee, ou ’Josey Wales hors-là-loi’ de Clint Eastwood), il y eut becp plus d’exactions. D’ailleurs Lincoln émit son ’Ordre général n°1’ visant les guérillas sudistes, qui stipulait que tout combattant ne relevant pas d’une armée régulière serait... exécuté. Cet ’Ordre n°1’ a été remis en vigueur lors du conflit des Philippines, il y a cent ans, et sa trace se retrouve de nos jours dans le traitement particulier que l’Amérique réserve à ses ’ennemis combattants’.

    C’est aux U.S.A aussi qu’on a théorisé la notion de ’guerre sauvage’ s’appliquant particulièrement au conflit avec les Indiens : guerre pour l’occupation d’un territoire, entre deux mondes inconciliables, contre un adversaire qui ne respectait pas les règles de la guerre à l’européenne. Résultat : des milliers massacrés de part et d’autre.

    Et puis en notre XXe-XXIe siècle éclairé, pour le plus grand rayonnement de l’espèce humaine, on invente des armes qui bouzillent non seulement l’adversaire, mais tout ce qui bouge sur des kilomètres à la ronde. Et comme les guerres opposent aussi des ennemis ’assymétriques’ ayant souvent recours à la population comme bouclier, vous voyez le résultat. A l’heure actuelle, pour un soldat tué, combien de civils y laissent leur vie ?



  • armand armand 3 juin 2007 13:24

    Merci du compliment...

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