• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

bcordelier

bcordelier

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 46 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • bcordelier bcordelier 6 septembre 2007 09:38

    Avant l’espéranto, 95% des amateurs de langue construite avaient opté pour le Volapük... smiley

    95% de pas grand chose représenteront toujours pas grand chose. Le « stock » des locuteurs de langue construite est-il à dimension fixe ? Là est bien toute la question...



  • bcordelier bcordelier 2 septembre 2007 22:07

    @ Skirlet

    [citation]Et si un groupe de kotavophones utilise des mots non approuvés par le comité, que se passe-t-il ?[/]

    S’il s’agit de néologismes totaux, il faudra quelque part que leur promoteur les explicite. Je vois difficilement alors de ne pas recevoir un avis à un moment ou un autre de la part de kotavophones expérimentés appartenant au comité linguistique.

    [citation] ? ? ? Vous n’avez quand même pas attendu toutes ces années ma venue, pour mener des discussions longues et animées en kotava ?..[/]

    Denon me smiley Pu rin femkabumuyú ede co-kotavuyul ise ixam belcon me co-rodokaliyit. (Bien entendu que non smiley Je vous lançais simplement une perche au cas où vous auriez parlé Kotava et que nous n’ayons pas eu déjà l’occasion d’échanger ensemble.)

    @ Esperantulo

    Mea culpa sur la règle 2. Je n’avais pas pris la précaution de consulter mon Waringhien et je suis allé bêtement sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Grammaire_de_l’espéranto. , d’où mon erreur vénielle.

    Sur la question des affixes, même si l’espéranto les considère comme des radicaux pleins, composables par agglutination, ils remplissent un rôle tellement essentiel qu’ils méritent de figurer dans la grammaire de base.

    [citation] Donc si je vous suis bien on apprend quelque chose dans le kotava pour se dire ensuite que l’on peut faire des fautes, perso pour moi ca n’a aucun interet alors au lieu de faire des regles contournables, autant en faire le moins mais le plus éfficace possible.[/]

    Ne me faites pas dire ce que j’ai absolument pas dit. J’ai simplement exprimé le fait que la grammaire officielle Kotava offre et décrit de nombreux mécanismes permettant de multiples nuances et modalités d’expression (et pas seulement les concepts linguistiques occidentaux auxquels nous sommes habitués). Mais que pour autant, rares sont ceux qui se servent de toute la palette des possibilités et qu’il peut exister plusieurs niveaux ou registres de langage. La langue est souple et riche à la fois, mais n’a pas un caractère « mécanique » rigide. C’est l’un de ses charmes majeurs.

    [citation] Un probleme du kotava par exemple est le systeme graphique il est totalement latin, donc se qui enleve dans sa pratique son coté neutre qui plus pour integrer des noms prpres étrangers il faut suivre leur graphie donc on se retrouve avec une graphie ou on ne sait pas se qui est autorisé ou pas.[/]

    Le système graphique est effectivement latin. Mais contrairement au système grammatical ou lexical, il s’agit là de pure convention formelle qui n’influe pas sur la neutralité intrinsèque. La meilleure preuve de cela étant que des langues aussi différentes que le vietnamien, le lingala, le turc, le quechua ou le tahitien utilisent également des alphabets latins.

    Quant à la transcription des noms propres, il s’agit là d’une question toujours épineuse dans n’importe quelle langue. Vous rappelerais-je comment l’espéranto transcrit Shakespeare (Ŝekspiro) ? Pour le coup, en Kotava, c’est tout simplement : Shakespeare.

    [citation] C’est pour ca que la langue parfaite ne peut exister car il existe toujours des points négatifs, pour moi l’eo s’en rapproche le plus par rapport au kotava ppas uniquement sur le systeme mais aussi sur tout ce qui est son satellite, et quand on ajoute une chose par ci une chose par la différence se fait sentir nettement[/]

    Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’il est illusoire d’imaginer une langue parfaite. Chacune a ses particularités, points forts et points faibles, ressentis différemment par les uns et les autres. Je n’escompte pas vous convaincre, mais le fait de pouvoir en discuter courtoisement et de façon argumentée est toujours quelque chose d’agréable. smiley



  • bcordelier bcordelier 2 septembre 2007 16:13

    Je m’excuse également auprès de l’auteur initial du fil, mais je me dois d’apporter quelques commentaires précis sur ce qui précède.

    @ skirlet [citation]La différence, c’est que Akademio entérine l’usage au lieu d’introduire de nouveaux mots proposés par les usagers. Autrement dit, si un mot utilisé a acquis une notoriété parmi les espérantophones, Akademio l’approuve, et non l’inverse[/]

    C’est une appréciation byzantine. Il s’agit bien en réalité de la même chose. Simplement, étant donné que le nombre des kotavophones est bien moindre que celui des espérantophones, les innovations et les usages promus par les locuteurs émergent beaucoup plus vite et pénètrent beaucoup plus rapidement. Et le comité linguistique, qui entérine ou non, est simplement beaucoup plus réactif que les lourdes institutions de type Académie telles que vous les présentez. En outre, cette langue évolue en permanence, avec ses locuteurs justement, ce qui est plutôt un signe positif.

    @ Esperantulo Je vois qu’effectivement vous avez étudié en profondeur la grammaire Kotava, ce qui n’est pas si fréquent. smiley Pour ma part, je connais bien le Fundamento et nombre d’exégèses grammaticales de l’espéranto, et je vous rejoins complètement pour dire qu’en réalité 200 pages sont bien insuffisantes pour tout décrire.

    Mais justement sur ce point, la légèreté des 16 règles de base est un peu un leurre. La règle 13 dit : « On utilise la finale n pour indiquer l’accusatif. » C’est un peu court. Qu’est-ce que l’accusatif ? quels contextes d’emploi ? quelle fonctions grammaticales ? pourquoi le lieu avec mouvement utilise t-il l’accusatif ? etc... Par ailleurs, où figure la liste des affixes, si importants dans la morphologie de l’espéranto ? Pas dans ces fameuses 16 règles. Une grammaire digne de ce nom n’évacue pas ces questions. La grammaire officielle du Kotava fait effectivement une quarantaine de pages, mais au moins les questions importantes de ce genre, et bien d’autres, sont décrites.

    Quand vous jugez la grammaire du Kotava compliquée, je sais que vous ne faites pas référence à cette différence de nombre de pages. Non, j’imagine que vous pensez davantage au système verbal (conjugaison, modalités, états) qui, malgré les nombreux exemples fournis mérite, à mon sens, des ampliations et surtout d’être davantage perçu de façon dynamique que comme une grille pesante donnant parfois l’impression que seules les nuances les plus fines seraient linguistiquement correctes. Ce n’est pas parce que des mécanismes pointus sont disponibles qu’il faut forcément les employer. L’important, c’est de se faire comprendre. Richesse grammaticale n’est pas antinomique de simplicité, heureusement.

    Sinon, sur vos remarques quant à la « difficulté » d’apprentissage du vocabulaire, au regard de sa langue natale, globalement je vous suis. Apprendre une langue dont 100% du vocabulaire est inconnu est évidemment plus compliqué qu’une dont 80% des racines sont plus ou moins déjà connues. Situation que vivent les africains ou les asiatiques lorsqu’ils doivent apprendre l’anglais ou ... l’espéranto. Le Kotava, à ce titre, n’est plus compliqué que pour les occidentaux (dont fait aussi partie l’ensemble des slaves !). Mais -et là on retrouverait le vrai thème de base de savoir quel est l’intérêt d’utiliser une langue auxiliaire quand l’anglais joue déjà ce rôle- les arguments simplement techniques sont de faible poids par rapport aux arguments plus profonds tels ceux qui touchent à la culture et aux corpus linguistico-sociétaux. Décider d’utiliser une langue auxiliaire pour faire pièce à celle ou celles naturelles actuelles est quelque chose d’éminemment symbolique et touchant au cœur des notions d’identité et de relation aux autres. smiley



  • bcordelier bcordelier 2 septembre 2007 13:09

    @ Skirlet

    Vous avez dû mal me lire. Quelles diatribes ai-je proférées contre l’espéranto ? En disant que je le juge qualifié à devenir langue auxiliaire pour l’Europe ? Bien étrange perception ! Quant à dire que c’est une langue à substrat européen n’est nullement une insulte, c’est un fait.

    Pour ce qui est du forum associé au site officiel, il suffit de s’inscrire pour avoir accès à toutes les sections. Un minimum de motivation n’a jamais nui. Il n’y a pas de secret. Quant aux discussions tout en Kotava, si vous vous en sentez la compétence, pas de problème on peut s’y lancer ensemble.

    Petite chose, si vous voulez découvrir des centaines de textes en Kotava, je vous invite à consulter ce site (100% Kotava : www.europalingua.eu/wikikrenteem

    Enfin, j’ai du mal à comprendre votre dernière phrase : [.../...qu’il aura un groupe qui invente/entérine de nouveaux mots, ce ne sera pas une langue vivante]. Des nouveaux mots sont proposés par des kotavophones et sont, éventuellement, entérinés par un comité linguistique. Quelle différence avec le français et son académie, l’espéranto et son Akademio ?



  • bcordelier bcordelier 2 septembre 2007 12:51

    Cher Esperantulo, que vous vous soyez intéressé au Kotava me réjouit. smiley Peut être d’ailleurs nous sommes nous croisés sur son forum spécifique.

    Sinon, juste en quelques mots pour ne pas polluer ce fil consacré d’abord à l’espéranto : objectivement, je ne pense pas que la grammaire du Kotava soit intrinsèquement compliquée, bien au contraire car d’une très grande cohérence interne. Simplement, on raisonne généralement à partir de sa propre langue maternelle ; en cela, pour un locuteur de français ou d’espagnol, l’espéranto apparaîtra évidemment plus facile dans la mesure où, justement, celui-ci est très inspiré des langues occidentales et de leurs concepts grammaticaux et sémantiques. Mais, pour un africain lingalaphone par ex. cette facilité relative n’existe pas, et il retrouvera davantage de choses connues dans le système des modalités et aspects du Kotava que dans les formes à l’accusatif des adverbes locatifs de l’espéranto.

    *Si vous le souhaitez, c’est avec grand plaisir que j’essaierais de vous éclairer sur les points grammaticaux du Kotava qui vous ont semblé complexes. smiley

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv