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  • bcordelier bcordelier 30 mai 2008 10:52

    @Henri Masson

    Dankon pri la esploradoj kaj la retaj ligoj. Merci pour les recherches et les liens de sites. Je vais m’y plonger et essayer d’en sortir la quintessence.



  • bcordelier bcordelier 29 mai 2008 19:44

    [citation=Krokodilo]J’ai lu plusieurs contes et nouvelles asiatiques, mais je ne me rappelle plus la nationalité des auteurs. Savez-vous le temps que prend une traduction ? En outre, il faut parvenir à un bon niveau, ce qui, même dans une langue facile, n’est pas facile, et tout ça est bénévole. Il s’agit d’une langue auxiliaire pour tous, pas d’une traduction vers sa propre langue.[/citation]
    ♣ Traduire prend du temps, absolument. Je suis bien placé pour le savoir. Mais le volume de textes traduits est un indice significatif, pas le seul évidemment, de la vitalité d’une langue, naturelle ou autre. Et si j’avais accès à de grands textes chinois, introuvables en traduction quelconque autre que l’espéranto, eh bien je jugerais probablement "utile" de me replonger dedans.

    [citation]Il en est de même avec des Asiatiques à qui leur gouvernement aura imposé quelques années d’anglais au primaire et au secondaire, et qui ne l’utiliseront plus, dès leur sortie du collège, car très peu d’entre eux auront des contacts avec les touristes ou Internet.[/citation]
    ♣ Sauf comme partout également tous ceux qui envisagent une quelconque carrière scientifique, dans des entreprises transnationales, etc.

    [citation]Pour la 3e fois, je ne vois pas pourquoi nous devrions prouver quoi que ce soit, alors que les chiffres avancés quant à la diffusion de l’anglais dans le monde sont tout à fait fantaisistes (quoique évidemment largement supérieurs), et quant au niveau sont totalement absents. Dans diverses discussions, nous avons donné des éléments facilement vérifiables des progrès de l’espéranto, y compris en France, de la sympathie croissante qu’il rencontre, de la sensibilisation à nos arguments sur l’intérêt d’une langue auxiliaire simple (pas simpliste !) et neutre, non nationale ; et ce sont ces points qui sont importants dans le débat sur la communication en Europe et dans le monde. Prouver qu’il y a 2 millions de locuteurs, plutôt que un, ou un et demi, voire 4, je n’en ai aucune idée, et je n’en vois pas l’intérêt. N’y aurait-il que 20 locuteurs par pays que ça n’enlèverait rien à la qualité linguistique de l’espéranto, à son efficacité comme langue-pont. Tenter de ramener toujours le débat sur "combien êtes-vous, comptez-vous !" évite d’avoir à débattre des vraies questions qui se posent à l’UE et au monde entier quant à la barrière des langues.[/citation]
    ♣ Mais je ne vous parle pas d’anglais ! Les appréciations subjectives ou affirmatives ont leur intérêt...limité. Essayer d’appréhender objectivement une réalité requiert des éléments factuels vérifiables, c’est aussi simple que cela. En tant que médecin, si j’ai bien saisi, vous devriez être le premier à admettre de telles méthodologies. Avec une peu d’humour noir, j’oserais presque souhaiter une étude épidémiologique sur l’espéranto ! Les qualités intrinsèques, à cet instant, ne m’intéressent guère (en toute modestie, je pense être capable d’ergoter des heures avec vous sur la notion d’accusatif de mouvement ou sur l’impératif/subjonctif, voire même -ata/-ita...). Eluder une démarche factuelle objective ne fait qu’obérer le regard de l’extérieur envers vous.



  • bcordelier bcordelier 29 mai 2008 19:10

    [citation Skirlet]Premièrement, il y en a des traductions du chinois, vous en trouverez plusieurs dans cette liste (non exhaustive) : http://katalogo.uea.org/index....[/citation]
    Merci pour le lien. Si j’en appelle à votre connaissance, n’hésitez pas à m’en signaler deux ou trois à classer dans les chefs d’oeuvre et qui n’existeraient qu’en version espéranto. Auquel cas je pourrais toujours en acquérir les droits pour le reste du monde.

    [citation]Deuxièmement, pour les chiffres : n’oubliez pas qu’il s’agit des inscrits, et non de la totalité des visiteurs. Autrement dit, ceux qui vivent sur place et n’ont pas besoin de se loger pendant le congrès ne sont pas comptabilisés.[/citation]
    Probablement. Néanmoins les chiffres d’un congrès comme Yokohama doivent être très instructifs. Juste le nombre de Japonais, Chinois et les 3 ou 4 autres principaux groupes nationaux représentés. Sont-ce des chiffres top secret ?

    [citation]Troisièmement, pouvez-vous dire, combien de cours de kotava ont-ils été dispensés pendant ce festival et pour combien de personnes ? [/citation]
    Qui vous parle de Kotava ? Pourquoi voulez-vous me brancher là-dessus, alors que le thème de l’article parle, pour une fois, de l’espéranto ? Sentiriez-vous le vent du boulet de la concurrence ?



  • bcordelier bcordelier 29 mai 2008 15:03

    Bonjour

    J’ai parcouru très en diagonale le fil, particulièrement long, touffu et plombé de propos discourtois pour ne pas dire plus, livrant une impression peu amène.


    Pour m’en tenir au thème initial sur l’espéranto en Chine et l’avenir radieux qui s’y dessine(rait), je lis souvent que ce serait là que les espérantistes seraient en train de se préparer à la conquête mondiale. Il n’y a pas de doutes qu’existent en chair et en os des sinophones espérantophones : en quel réel nombre ?, cela reste une question à laquelle on aimerait avoir des réponses objectives.


    Au vu des liens et des sites officiels chinois cités, si le gouvernement chinois a vraiment décidé de promouvoir l’espéranto, la question alors à se poser est : Est-ce que l’espéranto va être instrumentalisé par les autorités chinoises ? Car avec les dirigeants chinois rien n’est jamais neutre.


    Mais moi j’ai des questions plus prosaïques et bien plus dubitatives. Je suis toujours à la recherche d’analyses et de chiffres objectifs, à la manière des études de marché grand public, quant à la réelle présence, profondeur et impact de l’espéranto.


    Donc à croire les espérantistes la Chine compterait des millions ou, à tout le moins, des centaines de milliers d’espérantophones, engagés dans un grand élan d’enthousiasme collectif (comme seuls les pays communistes ont toujours su nous en fournir).


    Je me suis livré à de fastidieux comptages sur le site http://www.esperanto-ct.org/vilanova/inko.html, qui recense une bonne partie de la littérature en espéranto disponible sur le net. Au titre des oeuvres traduites, sur :

    - Littérature enfantine : 21 oeuvres recensées

    - Prose : 101

    - Poésie : 8

    - Théâtre : 13

    - Religion : 47

    - Divers : 25

    On ne trouve aucun, je dis bien AUCUN auteur chinois traduit. Cela me laisse très perplexe. A moins qu’il s’agisse là d’un ostracisme caractérisé, j’aurais pensé que la communauté espérantiste aurait à coeur de mettre en avant ses chouchous sinophones. Rien concernant Lao Zi, Su Shi (à ne pas confondre avec les sushis japonais), Cao Xueqin ou notre Gao Xingjian français.


    De même, la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_romans_originalement_%C3%A9crits_en_esp%C3%A9ranto nous livre la liste (exhaustive si j’en comprends bien l’article employé "des") des romans écrits en espéranto. Sur 155 oeuvres, aucun patronyme d’auteur chinois (mais 3 japonais semble t-il). Là encore, y aurait-il un embargo ?


    Sinon : la page ad hox de Wikipedia indique à propos des congrès espérantistes :

    - 2004 : Pékin : 2031 participants

    - 2006 : Florence : 2209 participants de 62 pays

    - 2007 : Yokohama : 1901 participants

    Mes questions : combien de chinois à ces 3 congrès récents, et combien de nationaux du pays ? La part relative des uns et des autres (en Chine, au Japon, proche de la Chine, et en Europe, loin) donnera une petite idée de leur implication et donc probablement de leur importance numérique réelle.


    Parce que je ne peux m’ôter pour l’instant l’impression que si des chinois apprennent l’espéranto au travers du système officiel actuel, peut être n’est-ce finalement qu’illusion, un peu comme moi quand j’ai dû apprendre, dans ma jeunesse déjà ancienne, le latin et que j’ai laissé aux orties, sans vergogne aucune, dès ma sortie du lycée. Et pourtant on m’avait dit "tu verras, c’est très utile, les curés le parlent tous !"


    Merci d’avance aux espérantistes d’Agora Vokso d’éclairer notre docte auditoire avec des chiffres scientifiques.
     



  • bcordelier bcordelier 23 février 2008 08:39

    Mes excuses au lecteur pour le texte compact ci-dessus. A l’aperçu avant impression c’est parfait et aéré, mais au final non. Comme quoi l’informatique doit aussi être une langue qui bégaye parfois, souvent.

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