Non mais arrêtez, relisez l’article (la deuxième partie) et vous verrez que je propose juste de faire un sondage sur le choix libre des électeurs en termes de candidats. Comment on peut être contre ça ?
Alors évidemment dans un sondage il y a un tirage au sort, mais ce n’est pas un tirage au sort de député, ne mélangeons pas tout.
Ben c’est le système actuel des banques centrales. Qui in fine ont des actionnaires privés.
Alors bien sûr je suis assez dubitatif sur les chambres de compensation style Clearstream, magnifiquement décrites par Denis Robert (son nouveau bouquin sur le patron de BlackRock est très bien d’ailleurs il parait (merci Martha, je viens de trouver mon cadeau de Noël grâce à vous)).
Mais je le répète, je préfère que la création monétaire soit dans la main d’actionnaires privés, si méchants soient-ils, car eux au moins, quand ils vont créer de la monnaie ils voudront qu’il y ait un truc en face. Ils ne sont pas comme des collectivités qui peuvent se contenter de belles promesses et de blablablabla.
Donc bien sûr, ces actionnaires vont chercher à s’enrichir, mais après, s’ils ont de vrais représentants du peuple en face d’eux, l’équilibre se fera.
Car le problème actuel en termes de finances publiques, c’est certes l’endettement délirant alimenté par des mesures douteuses style CICE, mais aussi et surtout l’évasion fiscale. Si une boite dit que pour que son produit soit attractif il faut absolument qu’elle achète des tonnes de poudre de perlimpinpin aux îles Caïman, eh ben on ne peut rien dire. Même si du coup le résultat de l’entreprise est à zéro donc pas d’impôt.
Mais il reste notamment la TVA (moitié des recettes de l’État !), les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu qui montrent que de toute façon l’État a de puissants leviers pour récupérer du fric, il n’a pas besoin du monopole de la création monétaire.
Vous pouvez dénigrer la constitution française, mais il est indéniable qu’elle fait le job. Par exemple pour la transmission du pouvoir elle est mieux faite que celle des ÉUA par exemple, on le voit à l’heure actuelle.
Maintenant sur la corruptibilité des tirés au sort : je reprends ma démonstration.
Avant qu’ils soient tirés au sort, les grands électeurs sont inconnus des corrupteurs. À priori ils ne les ont pas approché. Donc le processus corrupteurs ne peuvent pas se mettre en place.
Pendant que les grands électeurs choisissent leur candidat, les corrupteurs ne les connaissent toujours pas donc ils ne peuvent pas agir pour eux. Et même s’ils en ont repéré quelques un, ils n’ont pas suffisamment de temps pour faire connaissance.
Et une fois que les tirés au sort ont désigné leur candidat, c’est fini pour eux, maintenant toute la pression est sur les candidats, c’est une autre histoire.
Et pour ce qui est de la technique de tirage au sort, on a pas besoin de 15000 citoyens, un ou deux suffisent. Par contre effectivement par la suite deux cas se présentent : soit le candidat désigné par les tirés au sort est soutenu par un gros parti. Auquel cas un soutien mou des citoyens de la circonscription sera suffisant.
Soit ce n’est pas le cas, et alors effectivement il va falloir mobiliser des gens qui d’habitude ont une vision assez passive de l’élection.
Supprimer l’argent moi je suis plutôt contre, car l’être humain trouvera tôt ou tard un autre moyen de domination. Certains parlent par exemple du savoir, mais à mon avis c’est encore plus dangereux car ceux qui en sont bien dotés pourront utiliser des techniques bien pires issues des sciences humaines pour asservir les masses.
C’est vrai que pour les achats immobiliers par exemple, ça marchait plutôt bien entre 1948 et 1983 on va dire : le crédit foncier prêtait aux banques privées, qui à leur tour prêtaient aux particuliers.
Mais à mon avis ce n’est pas stable. Car la représentation nationale, si on lui laisse la création monétaire, elle se sent toute puissante comme une foule, et il se passe n’importe quoi.
Sachant que la situation actuelle est inverse, puisque le capital tient dans sa main la représentation nationale. Moi je suis pour l’équilibre : le capital d’un côté, la représentation nationale de l’autre côté, et l’État qui fait pivot entre les deux.
Ils jouent à la balançoire en fait. C’est un peu puéril, mais c’est pérenne.
Évidemment on ne peut pas attendre de moi un idée de gauche, vu que je suis plutôt dans la droite nationale.
Cependant, et j’insiste là dessus, concrètement c’est plutôt favorable à la gauche, qui se plaint depuis fort longtemps, que les ouvriers, les classes populaires ne sont pas assez représentées à l’Assemblée nationale.
Ce que je propose, vous l’aurez compris, c’est de créer un représentation politique d’une représentation sociologique.
Du coup dans mon canton populaire les électeurs que je vais tirer au sort vont vraisemblablement désigner des gens de gauche, plutôt que des gens LR/UDI qui sont pourtant actuellement conseillers départementaux.
Car je le répète dans l’affaire ce qui est important ce n’est pas la couleur politique. C’est la proximité. Car la proximité entre un électeur et son représentant a tendance à minimiser la corruption de ce dernier. L’élu n’est pas hors sol. Il a un lien de connaissance clair avec un grand électeur de sa circonscription. Et le grand électeur ça peut être n’importe qui, puisqu’il est tiré au sort.