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beo111

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Je suis l'ayatollah de la cooptation par le bas

Tableau de bord

  • Premier article le 21/10/2010
  • Modérateur depuis le 18/02/2013
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Derniers commentaires



  • beo111 beo111 11 novembre 2020 11:25

    @Opposition contrôlée

    On est pas d’accord sur le fond, c’est une chose. Moi je trouve qu’à l’heure actuelle la démocratie directe dans le meilleur des cas, c’est la population qui décide et les robots qui agissent. Le problème, c’est que ça nous rend complètement dépendants des robots et c’est extrêmement dangereux.

    Même si, vu que mon gagne-pain c’est de programmer des machines, d’un point de vue professionnel je suis pas forcément contre, mais il n’y a pas que la vie professionnelle dans la vie, ne l’oublions pas.

    Mais c’est surtout sur la forme que je ne vois pas. Comment allez-vous instaurer une démocratie directe ? Moi j’ai une stratégie claire pour minimiser la corruption des élus. Mais vous, pour changer la constitution, on fait comment ?



  • beo111 beo111 11 novembre 2020 11:13

    @troletbuse

    C’est vrai que l’intercommunalité forcée est un gros gros problème.

    Pour le reste, assez de blabla et passons à l’action, même si ça fait mal. Le confinement ne sera pas éternel, quand c’est fini je ne mets plus les pieds dans un restau qui diffuse BFM ou CNEWS, même si je suis invité.



  • beo111 beo111 10 novembre 2020 23:14

    @sylvain

    C’est pas vraiment une proposition, c’est ce que je vais faire aux prochaines départementales dans mon canton. D’abord je vais récupérer les listes électorales des communes concernées. Ensuite je vais tirer au sort quelques électeurs là dedans. Pour ce faire, j’utiliserai sans doute une variante simplifiée du programme que j’avais écrit pour les législatives. Ensuite il va falloir contacter mes grands électeurs, vraisemblablement par courrier. Je pense que j’utiliserai du papier à entête de Decidemos, ça fait toujours mieux de faire croire qu’il y a une organisation derrière. J’espère que certains grands électeurs voudront en savoir plus, qu’ils voudront me rencontrer autour d’une bière par exemple, pour tirer tout cela au clair.

    Ensuite évidemment si plusieurs électeurs désignent, sans se concerter, la même personne du canton, et qu’en plus elle est consentante, eh ben c’est elle que je vais soutenir à ces élections.

    Voilà, en fait c’est un mode opératoire.



  • beo111 beo111 10 novembre 2020 20:49

    @Opposition contrôlée

    Le problème de cette approche c’est qu’il faut changer la Constitution pour y apporter une sorte de mandat impératif, et j’ai déjà dit ce que j’en pensais dans mon précédent article.

    Mais pour aller plus loin, et pour répondre plus sur le fond, je peux certes être d’accord avec Florence Gauthier face à Chouard au sujet du commis de confiance. Mais je ne peux pas aller plus loin. Car si le représentant est troqué contre un mandataire cela veut dire que le peuple s’organise en état une deuxième fois, et toute l’histoire de France crie, que dans un État-nation il n’y a la place que pour une seul état. On ne fait pas état contre état, ou alors ça se termine très mal.

    Par contre, ce sur quoi je souhaite attirer votre attention, c’est que je propose une technique, un mode opératoire qui permet de savoir simplement si l’élu tient ses promesses. En effet, si son grand électeur dit que c’est oui, c’est que oui. Et s’il dit que c’est non, c’est que c’est non.



  • beo111 beo111 10 novembre 2020 20:26

    @sylvain

    Merci d’avoir lu mon texte.

    Le peuple, je lui donnerais une définition historique, quasi-spirituelle, mais on peut se contenter je pense de la définition politique d’Onfray : ce sur quoi s’exerce le pouvoir. Sachant que d’un point de vue formel, le chef de l’État n’a aucun pouvoir sur le peuple. Il est le chef des fonctionnaires, mais pas des gens. Par contre, c’est le chef des armées, et il domine les gens via le monopole de la violence légale.

    Les citoyens alors ? Les citoyens sont une sorte d’élite culturelle du peuple. Élite que le peuple que le peuple est obligé de sécréter, s’il ne veut pas disparaître sous l’arbitraire du prince. Ce n’est qu’une image bien entendu, mais je verrais bien le prototype du citoyen moderne comme une sorte de Saint-Rémy laïc et informel. Le citoyen est celui qui n’a pas le pouvoir, mais qui le donne. Et comment peut-il donner quelque chose qu’il n’a pas ?

    C’est là son secret. Et dans son secret, c’est qu’il a un peu de pouvoir tout de même, et c’est tout l’objet de l’article. Maintenant toute la magie c’est comment un petit pouvoir dans ses mains peut-il devenir un grand pouvoir dans les mains d’autrui ? C’est que le citoyen le combine avec la culture politique du pays, dont la cristallisation est atteinte notamment dans la Constitution mais aussi dans d’autres artefacts culturels. Le citoyen est une sorte de magicien, un petit sorcier de l’action.

    C’est d’ailleurs ce qui permet de faire le lien avec la définition profane du citoyen. Il y a le citoyen formel, le citoyen de papiers, et le citoyen actif. C’est évidemment ce dernier qui m’intéresse. Car lui agit en sur la culture politique. André Malraux disait que la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. C’est sans doute vrai pour la culture en général, mais en France pour la culture politique c’est un peu différent. La culture politique s’hérite, elle se transmet, elle se raffine, elle se travaille, elle s’améliore. Et c’est ça la constituante citoyenne.

    Les citoyens actifs font évoluer la culture politique de leur pays. Elle consiste en tous des artefacts que ces petits sorciers de l’action déploient pour créer du pouvoir. Vous mentionnez le concept d’agrégation de mouvements, et c’est évidemment une très bonne idée, que vous n’êtes pas le premier à avoir, mais après tout dépend de la manière. Tout dépend aussi du milieu, à mon avis cela marche surtout dans les environnement assez politisés, où les gens ayant fait le tour de pas mal de choses sont prêts pour converger vers une sorte de fédéralisme à la Proudhon.

    Ce que je propose c’est juste une technique de base, une technique par défaut pour trouver des candidats moins facilement corruptibles. Mais il y en d’autres, beaucoup d’autres, c’est évident.

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