Manipulatoire dans le sens où le parti peut mettre en avant des figures populaires dans une liste pour faire élire des apparatchiks toxiques qui vont avec.
La 4G peut aussi servir à relayer des appels à manif’.
Par contre effectivement se pose la question de la sécurité dans les cortèges, dans le sens où il vaut mieux y aller dans un groupe constitué, style CGT pour une première expérience ça peut être pas mal.
Perso j’y vais avec les djeuns de Culture Ric, qui sont associés à l’organisation de l’évènement.
Une chambre de tirés au sort qui aurait un droit de veto. Je suis d’accord que c’est une bonne idée, même si à titre personnel elle ne me plaît pas.
Avant de tirer de dessus, son gros avantage : ça empêche les trucs délirants de passer, style CETA, ou alors la PMA sans père remboursée par la sécurité sociale et autres joyeusetés. La preuve — en tout cas en ce qui concerne le CETA — c’est que la convention citoyenne tirée au sort a dit qu’il ne fallait surtout pas le ratifier, alors même qu’on ne lui avait pas demandé son avis sur le sujet (de ce que j’en sais).
Et surtout, elle limite de manière non extrémiste les transferts de souveraineté, car après tout le peuple a voté non en 2005, mais si on lui avait présenté quelque chose de plus raisonnable il aurait peut-être dit oui. Je dis non extrémiste, car dans le monde d’aujourd’hui écrire dans le marbre souveraineté über alles n’a plus vraiment de sens non plus.
Les problèmes que je vois sont liés, et ils ont pour racine commune le concept de nouvelle chambre. D’une part ça complique, va encore falloir des fonctionnaires pour gérer tout ça, des ressources pour les réunions, des hébergements et tout le tsoin tsoin. Sans compter les questions épineuses qui n’ont que des mauvaises réponses. Si tu tires au sort parmi les volontaires ou que tu laisses le droit de refuser, la chambre ne sera pas représentative, même sociologiquement. Mais si c’est sur les listes électorales avec interdiction de refuser, tu vas devoir te coltiner les mourrants en Epahd, les gens qui vont cruellement faire défaut là où ils bossent d’habitude, style les soignants, et j’en passe.
Mais surtout il faut changer la constitution pour ça. Donc il faut que ce soit dans un programme présidentiel. Donc il faut soutenir un candidat qui voudra ça, déjà. Et après il faut qu’il gagne, sans parler des contreparties.
Alors effectivement il y a un précédent. En 2007 Ségolène Royal avait proposé une chambre citoyenne pour contrôler l’action des élus, c’est assez proche comme idée, et après tout elle était plus proche de se faire élire que Marine Le Pen dix ans plus tard, par exemple.
Ça y est. L’expert dit qu’il faut remettre le pouvoir aux mains des experts, et l’ancien employé de bureau dit qu’une bureaucratie doit contrôler les experts.
Entendons nous bien, je n’ai rien contre l’élite ou la bureaucratie. Mais je ne compte ni sur l’une ni sur l’autre pour résoudre le problème de la corruption, car elles en sont des cibles potentielles.
D’autre part en ce qui concerne la bureaucratie, si elle est inévitable dans l’appareil d’État, nous (en tout cas moi) parlons ici des représentants du peuple, c’est-à-dire justement des représentants politiques du peuple qui sont sensés contrôler l’action de l’État.
Ce contrôle est hyper important. Mais si les contrôleurs sont eux-même contrôlés par une bureaucratie qui dans le cas présent est forcément dans la main de l’État, eh bien la qualité de leur contrôle en pâtit forcément.
Ce serait, il me semble, une erreur d’architecture, une dépendance mutuelle.