Réponse plus haut. Je ne peux pas juger du caractère compréhensible ou pas par le peuple français de changements constitutionnels qui ne sont même pas encore fixés. Par contre je maintiens que simplifier le processus électoral aux législatives est plus simple que d’ajouter de nouvelles choses dans la constitution. Et que modifier la constitution c’est plus compliqué que de la laisser telle qu’elle est.
Il vaut mieux travailler avant que se battre après. Tout est dans la préparation. « Tout », j’exagère un peu, mais vous m’aurez compris.
C’est là qu’il y aura matière à poursuivre le débat. Car justement, je vois d’un très mauvais œil le risque que les électeurs délaissent l’élection des députés (voter encore pire que maintenant, quoi), pour se focaliser sur les référendums. Je crois que cela va faire l’objet de mon prochain article.
Et si on vous les enlève dans votre dos ? (on peut s’arrêter là sur ce point 4.)
Dans la constitution le Parlement est un clair contre-pouvoir à l’absolutisme présidentiel. Motion de censure, c’est du concret. Mais c’est le couple « élection présidentielle au suffrage universel direct » / « scrutin de merde aux législatives » qui fait que Jupiter tient un peu tout dans sa main, ce qui rend le contre-pouvoir illusoire.
Ce que vous proposez oblige certes le corrupteur à débourser plus d’argent. Mais d’une part, pour lui l’argent n’est pas un problème. Et d’autre part vous enlevez de la lisibilité, vous ajoutez de l’opacité. Et ça, le corrupteur il aime bien. Il aime bien travailler à l’ombre, à l’abri des regards, masqué par une certaine complexité institutionnelle. Ce sont, selon lui, de bonnes conditions pour travailler quelqu’un.
Je sais pas où vous avez lu cette affaire de volontaires. J’ai écrit « corps électoral ». Corps électoral c’est corps électoral, c’est pas « volontaires ».
Je complexifie par rapport au tirage au sort des députés, c’est vrai, mais il faut comparer avec ce qui est comparable, c’est-à-dire avec le mode de scrutin actuel aux législatives, ou avec le RIC que vous proposez.
Car dans l’absolu on pourrait dire que pas de représentant, c’est encore plus simple. Pas de loi, aussi, c’est encore plus simple.
(1) rajouter ne nouveaux concepts dans la constitution ça la complique.
(2) et si Macron dit non, qu’est-ce que vous faites ? Vous vous arrêtez de respirer ?
(3) Une culture, les paysans le savent bien, ça prend du temps. Ce que vous ne voyez pas c’est que les gens n’ont pas forcément ce temps et qu’il vont voter au référenda aussi bien (voire pire !) qu’ils votent actuellement aux élections. Avec votre truc on va dans le mur.
(4) En Italie où justement le RIC a fait l’objet d’un marchandage les libertés individuelles ont été rétrécies. Par exemple avant ils avaient le droit de barrer des noms sur les listes aux élections municipales.
(5) Je vous pose la question : où donc, dans la constitution, est-il écrit que l’argent est roi ?