Beau texte et beau plaidoyer pour l’enthousiasme. Et la jeunesse.
Un de mes films préférés, c’est « les sept samouraïs » de Kurosawa. Le vieux samouraï qui cherche à en rassembler sept hésite à enrôler un tout jeune qui le suit partout, en raison précisément de sa jeunesse et de son inexpérience. Un de ses compagnons lui fait remarquer : « un homme jeune sans expérience mais avec de l’enthousiasme accomplit parfois bien plus qu’un homme mûr avec de l’expérience mais sans enthousiasme ». A quoi un autre ajoute : « surtout si on le traite comme un adulte ».
L’espoir, c’est le moteur du rêve. Et le rêve, c’est le moteur du changement. Si ce sont les jeunes qui rêvent et amorcent le changement, nous suivrons les jeunes.
P.S. Ignorez Grincheux. Il nous fait sa crise d’adolescence. Il est insupportable !
Désolé, je ne me planque pas, mais je ne reviens que tardivement sur le message.
Je n’ai pas le courage de relister tous les arguments. Pour faire bref, voici ce que je pense.
Le 11 septembre a sans doute impliqué des groupes islamistes terroristes ou extrémistes, mais ceux-ci auraient été bien incapables de réaliser un tel chef d’œuvre tout seuls. Ils ont été aidés ou plus vraisemblablement instrumentalisés par des personnes plus douées qu’eux.
Ben Laden et consorts auraient été donc des génies du mal opérant depuis de discrètes et secrètes grottes dans les montagnes d’afghanistan, que l’on imagine équipées de confortables tapis persans, d’antennes paraboliques et de panneaux photovoltaïques ou d’écureuils géants pour l’alimentation électrique. Ça, ça sort d’un cerveau de Hollywood. Pourtant, c’est ce qu’on nous a soutenu mordicus (pas les écureuils...), et c’est pour ça qu’on a envoyé des soldats en Afghanistan. Pour les déloger de leurs grottes cosy et machiavéliques.
Miner les tours, difficile ou pas ? Je n’en sais rien. Je ne sais pas à quoi ressemble une charge moderne. Par contre, je suis à peu sûr que la structure interne est accessible via des compartiments de maintenance. Un seul type qui a un peu de temps pourrait peut-être s’en charger, pourvu qu’il soit discret et que son travail ne laisse pas de trace, et que tout soit préparé longtemps à l’avance. L’idée du minage n’est pas celle qui me pose problème. Il me semble qu’en lisant l’histoire des opérations secrètes de la seconde guerre mondiale, plein de trucs tordus et improbables ont été réalisé avec succès, moyennant un peu de chance. Maintenant, je ne suis pas un fana de la démolition contrôlée. Je trouve seulement que les tours tombent un peu vite, et fort proprement. Surtout la 7. Les terroriste auraient peut-être du se contenter de monter dans les ascenseurs avec des bidons d’essence. Ou de la thermite, en grosses quantités.
Le pentagone s’en est bien sorti, à peine égratigné. Aucune perte majeure, on a eu chaud. Quels cons, ces terroristes, d’aller s’écraser au prix de périlleuses acrobaties justement sur l’aile désaffectée. Enfin, on ne peut pas faire un strike à chaque coup.
L’administration américaine n’est pas au service du citoyen américain. Elle gère la société privée Etats-Unis, riche d’un très important potentiel en hommes, en armes, et en ressources économique et technologiques. A ce titre, elle traite avec les principaux représentants de la classe économique, financière, industrielle. La collusion des hommes politiques américains et des acteurs de la finance et de l’industrie est de notoriété publique. Les américains élisent des hommes, ceux ci leur promettent en retour un minimum d’impôts, et parallèlement, louent la nation aux intérêts privés. Welcome to liberalism. Comment expliquer l’élection - frauduleuse - de George W Bush, l’anti-charismatique par excellence ? Est-ce que vraiment, les américains, même les républicains, auraient choisi un président comme lui ? Ben non...
Mais l’armée américaine ne peut pas être louée directement par les grands consortiums, donc il faut une bonne raison pour la sortir de ses casernes. Ce n’est pas le gouvernement américain qui est à l’origine du onze septembre, ce sont ceux là mêmes qui les infiltrent, les parasitent, et les utilisent à leurs fins propres. Ne pas oublier qu’aux états-unis, rien n’est plus respectable que la réussite privée. Que de grands groupes privés puissent envisager de telles manœuvres, au fond, ça ne choquerait pas tellement le public américain. C’est comme les délocalisations. Bonne gestion, stratégie économique agressive, rien de personnel.
Et pour terminer, non, la stratégie des prétendus terroristes n’a jamais été clairement exposée. Un terroriste, ça terrorise, quoi d’autre ? Des plans, lui, pourquoi ? Une fois les tours réduites en miettes, poser la question paraissait pour le moins stupide. Pourtant, ces attentats aux résultats mirifiques n’ont pas été revendiqués immédiatement. Ceux là même qui auraient passé des années à les préparer, face à ce colossal succès, n’auraient même pas pris la peine de les revendiquer ou de profiter de leur coup d’éclat pour délivrer un message à la face du monde consterné. Putain, un vrai travail d’arabes ! Quels cons, ces mecs, toujours à bâcler.
Enfin, Marvin, je serais curieux de savoir combien de musulmans veulent conquérir le monde. Que des hommes, des peuples, des nations qui se sentent brimés se raccrochent à un mode de pensée simplifié et radical est un phénomène plutôt universel, auquel nous mêmes n’échappons pas (la racaille au karsher, travailler plus pour gagner plus). Mais que tout musulman soit un adepte de charia et de djihad est simplement ridicule. Donnez leur notre niveau de vie, et ils déserteront leurs mosquées comme nous avons déserté nos églises.
Post intéressant, Guanta, qui me laisse perplexe...
Nous somme nombreux à souhaiter un monde plus juste et plus équitable, un monde « socialiste » comme en avaient rêvé nos grand-parents, ou leurs parents à eux. Un monde de solidarité plutôt que cette âpre loi de la jungle du libéralisme, cette course aveugle au profit et à l’auto-glorification. Ce monde où on doit nécessairement être au-dessus ou en-dessous des autres, jamais à côté.
Peut-être que vous avez raison, peut-être que Chavez n’est pas le bien. Vous avez même sûrement raison, car j’aurais bien du mal à trouver dans l’histoire de l’humanité des leaders dont on puisse certifier qu’ils aient été toujours purs et toujours justes. Cependant, que voulez-vous, à défaut d’admirer l’homme, je ne puis m’empêcher d’admirer la posture face à l’Amérique. Et souhaiter l’avènement au pouvoir d’hommes désintéressés et guidés par le sens du devoir et de leur mission. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Qu’importe l’homme, pourvu qu’on ait la démocratie.