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Bourricot

Bourricot

 
 
 
Pour certains, je suis de la famille des équidés, plus petit que le cheval et doté de longues oreilles, sympathique et reconu. Pour d’autres, je ne suis qu’un être ignorant et stupide. On me sait cependant opiniâtre, mutin, séditieux ou encore persévérant. Des qualificatifs qui indiquent avant tout que je suis têtu. Alors prenez garde à mes braiements et ruades.
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2006
  • Modérateur depuis le 22/11/2006
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Derniers commentaires



  • Bourricot Bourricot 21 mai 2007 17:17

    Je partage largement ton point de vue.

    Je m’interroge même sur le sens de ce terme : repentance. A mes yeux ca ne veut strictement rien dire.

    Oui personne n’a rien à se reprocher. Puisque les individus coupables des atrocités commémorées aujourd’hui ont été condamnés de manière juridique ou morale.

    Dès lors faire oeuvre de devoir de mémoire est-ce se repentir. Le repentir est une notion strictement religieuse, je ne vois pas dès lors pourquoi on l’emploie pour un débat sur la mémoire.

    C’est parce que ce mot a été empoyé par l’actuel président que tout le monde s’enflamme. Pourtant si l’on part de l’idée simple et juste qui est qu’on a une histoire, histoire régulièrement fouillée par les historiens, rien ne peut la délégitimer et sûrement pas des ressentis.

    L’état français a commis des atrocités, ce n’est pas faute de pouvoir le reconnaître. C’est parfaitement puéril de vouloir réfléchir notre passé en termes idylliques. Si l’on peut cerner les moments glorieux, c’est bien parce que par contradiction il y a eu des pages plus noires. Travailler la mémoire, c’est pouvoir faire la part des choses.

    En fin de compte, accuser les gens de repentance n’est-ce pas vouloir se voiler la face ou exprimer un malaise face à ces sujets ? De quoi peut-on avoir peur ? Du retour de vieux démons ?

    Alors que l’intégration et l’immigration sont au coeur des débats, il est justement plus que nécessaire de regarder en face ce qui s’est fait et de comprendre pourquoi.

    Vous voulez en finir avec la repentance, mais je n’ai encore vu personne se flageller ou implorer le pardon. Il est bien plus courageux d’accepter l’histoire telle qu’elle est au lieu de tenter de la manipuler ou de l’occulter. A l’heure où on n’oses même pas aborder encore la guerre d’Algérie, je trouve qu’il est très déplacé de parler de repentance...

    Les Français sont sans doute plus enclins à oublier que d’assumer. On n’est pas coupables des actes commis par le passé, mais on peut être aussi pas coupables de négation ou de révision de l’Histoire. La haine et les rancoeurs ne sont entretenues que par ceux qui prônent cet oubli des mémoires à l’image de l’état Turc face au génocide arménien.

    On a toujours été très fort pour donner des leçons aux autres pays, mais on ne sait jamais mettre de limite à notre ego national démesuré...

    Le relativisme est de mise mais il ne faut pas tomber dans le populisme.



  • Bourricot Bourricot 21 mai 2007 12:23

    @l’auteur

    Ce qu’on peut reprocher à votre refus de repentance c’est d’instaurer une guerre des mémoires et insinuer qu’il y aurait une bonne et mauvaise Histoire.

    Somme toute c’est pas nouveau comme attitude, le résistancialisme a été exercé dès le lendemain de la guerre. Le danger de tout ça, à savoir occulter une partie de l’histoire, l’« oublier » comme vous dites c’est qu’on révises l’Histoire. Oui réviser, car on sélectionne que ce qui nous paraît bon.

    C’est très bien de vouloir parler au nom de tous les français et se persuader qu’il faut faire consensus et ainsi pour ca ne garder en tête que les moments fédérateurs. Mais c’est justement en pratiquant de cette manière qu’on développe les rancoeurs parce qu’on refuse la reconnaissance à des individus, on leur refuse leur histoire.

    L’histoire n’appartient à personne. Elle n’appartient pas plus à vous qu’à moi ou qu’au président. Elle ne devrait même pas faire l’objet de lois. L’histoire est l’affaire d’un pays, d’une société, toujours d’un groupe. Un pays qui reconnaît son hisotire, l’assume, l’accepte beaucoup mieux qu’une société qui légifère sur son histoire, qui veut en faire une raison d’état, qui n’en veut qu’une vérité et supprimer l’autre. Regardez la Turquie avec l’Arménie, c’est assez ridicule comme situation.

    Enfin, oser affirmer qu’il faut oublier c’est fort. Oublier c’est recommencer. Et puis, on ne peut pas oublier. Pour finir, votre propos sur les ancêtres gaulois c’est assez comique, ca renvoie au colonialisme qui on peut le dire n’est pas des plus glorieux. Il faudra que vous m’expliquer comment vous argumentez une telle ineptie. Les Gaulois sont les ancêtres de qui ?



  • Bourricot Bourricot 21 mai 2007 12:05

    @u commentateurs,

    Etonnament facile de dénigrer une personnalité. Parce qu’aujourd’hui elle fait parler d’elle et que ses choix font polémiques, voilà qu’on ressort des vieilleries pour tenter de les remettre à l’ordre du jour.

    Il faut peut être ramener tout ca dans leur contexte et relativiser ces attaques parfois brutales. La première concerne le Kosovo : on va bientôt entendre que c’est la faute à Kouchner s’il y a eu cette guerre. C’est pas lui qui a failli, c’est toute la communauté internationale, comme si un individu à lui seul pouvait empêcher un génocide...C’est écoeurant de voir des gens qui prennent avec tant de légèreté un sujet aussi dramatique. L’échec du Kosovo c’est avant tout lié à la limite du pouvoir d’action de l’ONU, ca n’est pas un mystère. Alors cessons, les condamnations personnalisées ridicules.

    Deuxièmement, faire attention aux théories du complot qui s’imposent dans les derniers commentaires. Rien ne permet de vérifier de telles informations ni d’en tirer des conclusions. Tout est bien plus compliqué. Par exemple, pour la guerre en Irak, textuellement Kouchner était pour faire tomber Saddam Hussein mais il n’était pas pour autant pour un conflit armé. Donc il ne faut pas simplifier des propos tenus.

    Après tenter de le décridibiliser avec cette campagne humanitaire, argumentaire qui tourne à une attaque gratuite sans fondements, c’est pas du meilleur goût. Ca manque cruellement de données pour par exemple insinuer que cette action humanitaire a servi l’intervention américaine en Somalie. Enfin sur le bien fondé de l’action « 1 sac de riz », il est toujours facile de critiquer après. Il n’empêche que si les solutions simples existaient elles auraients été déjà choisies. Au delà d’un coup de pouce à ce pays, c’est aussi une campagne de sensibilisation. Personnellement je regrette profondément que nos médias ne soient pas capables de plus nous parler de l’international, d’avoir un point de vue global de l’actualité comme s’en approche un peu Arte dans ses journaux. Et quel est le but d’une image sinon de « marquer » ?



  • Bourricot Bourricot 21 mai 2007 11:40

    Tiens tiens voilà la survenue de la manipulation informatique gestuelle. On pense de suite au film Minority Report de Spielberg qui se voulait visionnaire pour le futur proche. Comme quoi il n’avait pas tout faux.

    Il faut avouer que c’est révolutionnaire, supprimer le contact obligé pour manipuler un outil ici informatique ca a de quoi émerveiller ou...inquiéter.



  • Bourricot Bourricot 20 mai 2007 14:40

    @l’auteur

    Merci pour l’article, j’aime beaucoup !

    Voilà quelque chose de construit et d’intelligent.

    C’est d’ailleurs une phrase que j’aime à me répéter quand des gens râlent de cette complexité : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

    C’est une évidence que tout le monde se devrait d’admettre et d’accepter. Le monde est complexe, la société est complese, la vie est complexe, les relations interpersonnelles sont complexes. Face à cette complexité on ne peut pas inventer des schémas simplistes. Il faut innover dans la complexité.

    Personnellement je ne pense pas que nos esprits ne sont pas préparés à concevoir la multiplicité des choses. Je ne pense pas qu’il s’agit d’une cause naturelle. La réflexion est plutôt le produit comme tout de la culture. Le cerveau humain a la capacité de traiter les problèmes dans leur infinie complexité. C’est pour ca d’ailleurs que le cerveau humain est...compliqué. Et dans le genre animal, il est unique.

    L’appréciation de la complexité ou plutôt l’acceptation des idées recues, de schémas simples d’explication sont le fruit d’une éducation, de relations, d’expériences. Et par démonstration et explication, on peut facilement convaincre toute personne de la complexité de ce qui nous entoure.

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