• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
  • Modérateur depuis le 25/08/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 7 732 533
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 70 43 27
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 21 mars 2014 22:01

    Pas mal smiley



  • Bovinus Bovinus 21 mars 2014 22:00

    Écrire un article sur la Russie sans rien piger au monde russe ni disposer des sources adéquates (puisque le monsieur ne lit pas le russe) ne pouvait que donner un désastre ... Vous vous endormez en écoutant les cassettes de Fabius et Hollande ou quoi ?

    -
    Brève chronologie des événements (je ne remonterai pas à la conquête de la Crimée par Catherine 2, rassurez-vous) :
    - 1954 : rattachement de la Crimée (russe) à la RSSU (République Socialiste Soviétique d’Ukraine) sur disposition de Khrouchtchev (ukrainien d’origine, trotskyste et anti-stalinien), sur on ne sait trop quel motif ; indignation générale côté russe, mais bon, comme il devenait impensable que l’URSS puisse ne plus exister, ça finit par se tasser ;
    - 1991 : Dissolution de l’URSS, l’impensable devient réalité ;
    - 1992 : la Crimée devient une sorte de territoire à large autonomie, avec sa propre constitution, mais formellement rattaché à la nouvelle République Ukrainienne ; les relations entre les deux états sont gérées sur base bilatérale ;
    - 1995 : le parlement ukrainien, abolit la constitution criméenne ; en réaction, le parlement criméen vote une série de lois « constitutionnelles », contestées par les autorités ukrainiennes ; commence une bataille législative, idéologique, politique qui se prolongera jusqu’aux années 2004 en gros (révolution « orange ») ;
    - février 2014 : crise du Maïdan
    -
    Dès le 23 février, c’est à dire au moment ou Yanoukovitch disparaissait des radars, des drapeaux russes surgissent à Kerch. Le 23 février, pour ceux qui l’ignorent, est pour les Russes, la jounée de commémoration de la création de l’Armée Rouge. C’est la journée des militaires et du « défenseur de la nation ». Vous pensez bien que les gens étaient un peu « remontés » au vu de ce qui se passait à Kiev. Un meeting « antifasciste » réunissant près de 20000 personnes a lieu à Sébastopol. Les gens s’organisent, discutent, parlent de créer une garde civile. Un nouveau maire est élu à main levée, avec mandat pour gérer la ville de façon autonome. Vous ne lisez pas le russe, mais voici tout de même le lien du blog tenu par un type qui vit à Sébastopol et qui était sur place : http://colonelcassad.livejournal.com/1428328.html#cutid1 . Vous pourrez au moins admirer les photos.
    -
    Le reste est plus ou moins connu. Le vent de révolte « anti-Maïdan », de Sébastopol, gagne très rapidement l’ensemble de la péninsule. Un nouveau parlement régional est élu, ainsi qu’un nouveau premier ministre. La garde civile, formée très rapidement dans la semaine du 23 février, obtient la coopération des principales structures de sécurité (SBU, police, etc.). Encadrée par des anciens militaires, des cosaques ou encore les gens du Berkut, récemment venus se réfugier dans la péninsule, elle se voit également distribuer des armes à feu. Ce n’est pas une blague, ni de la propagande poutinienne.
    -
    Le principe d’un référendum d’autodétermination était dans la tête des gens depuis au moins 1992. Il ne s’agit pas d’une « lubie » ou d’une « annexion » orchestrée « sous la menace d’un pistolet ». En fait, cette revendication était brandie lors de tous les meetings qui ont eu lieu entre le 23 et le 30 février et imposée par la garde civile dès la formation du nouveau parlement.
    -
    L’ « intervention » russe dans la péninsule n’a en fait réellement démarré qu’après la prise de pouvoir populaire. Il eut en effet le 26 ou le 27 un épisode violent devant le parlement, à Simferopol, où quelques milliers de Tatars se sont heurtés à quelques milliers de pro-russes. Bilan - au moins 35 blessés et une jeune femme piétinée à mort par la foule. C’est le lendemain qu’on voit apparaître les individus « armés et polis », que le ballet des débarquements des Spetsnaz par mer et par air commence (l’aéroport de Simferopol est pris le 28).
    -
    La différence entre ces « gens polis » et une éventuelle « garde civile » est tout de même plutôt visible ( http://periskop.livejournal.com/1206681.html&nbsp ;). En effet, il y a bien eu une « sécurisation » par l’armée russe, bien davantage qu’une occupation, de la Crimée. Poutine a certes menti comme un arracheur de dents à chaque fois qu’il a nié l’absence de forces armées russes un peu partout dans la péninsule, mais il n’empêche qu’ils ne sont arrivés qu’APRÈS le soulèvement et véritablement pour empêcher que la situation ne dégénère éventuellement. C’est à dire, dès le premier mort. Leurs premiers « faits d’armes » ont consisté à encercler les casernes et éventuelles bases de commandement ukrainiennes sur place (plus de 22000 hommes, paraît-il).
    Vous aviez effectivement de quoi faire un véritable article sur la démocratie (la vraie, celle d’Étienne Chouard) avec cette affaire, c’était bien vu. Dommage que vous soyez totalement à côté de la plaque au bout du compte (sans doute par manque de sources fiables, j’imagine).
    -
    Pour la fin, je vous laisse contempler les HORREURS de l’occupation russe ( AMES SENSIBLES S’ABSTENIR ).


  • Bovinus Bovinus 21 mars 2014 14:58

    @ L’enfoiré
    -
    Pardonnez-moi, mais je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Je n’arrive pas à y déceler d’hypothèse, d’argumentation, ou de questions claires, juste une suite d’opinions ou de constats. Il n’y a donc, de mon point de vue, pas grand intérêt à débattre.



  • Bovinus Bovinus 20 mars 2014 22:35
    @ Tartine
    -
    je ne vous comprends pas !! Pour vous l’Empire occidental, même sous De Gaulle n’a pas existé ou n’existe pas ?? pas d’accord avec vous !! Et justement, De Gaulle a vécu l’échec de l’Empire plutôt « colonial » d’ailleurs ...
    -
    L’empire occidental existe sous sa forme actuelle depuis 1945. Il y en eu des « prémisses » auparavant (je pense notamment au St-Empire-Romain-Germanique ou l’Empire Britannique, on pourrait également citer le Premier Empire français), mais elles étaient beaucoup plus typées culturellement. L’Empire Britannique était anglo-saxon, il n’était pas cette espèce d’infâme bouillon de culture bruxellois ou, au-delà de l’Europe, « mondialiste ». Pour que les choses soient plus claires, au lieu de l’appeler « empire occidental », j’appellerai cette entité par le nom que HG Wells et certains politiques occidentaux lui ont récemment donné - le NWO (NOM en français).
    -
    La forme actuelle est la plus aboutie, la plus puissante et la mieux intégrée, mais aussi la plus sordide. Il s’agit d’une sorte de dénominateur commun entre ce que chacune des cultures occidentales majeures pouvait apporter de pire : le politiquement correct communautariste et la filouterie anglo-saxonne, le messianisme révolutionnaire français (les fameuses « Lumières »), le dirigisme brutal allemand, avec la barbarie américaine pour couronner le tout. En gros, cette « chose » est en train d’évoluer vers un gigantesque Konzlager OTANisé où le flicage sera permanent (vive Facebook !), où l’on bouffera de la merde OGM, et où la consommation sera obligatoire. Les prolos seront misérables, pucés RFID et bosseront 16h/jour, sans congé ni retraite ni sécu. Une élite (autoproclamée) richissime régnera sur tout cela, achètera vos gosses (pour les —[censuré]), pondus en série par des immigrées vrai-fausses clandestines. On pourra s’acheter un foie au supermarché du coin, changer de sexe à volonté, et épouser son hamster. Quel monde merveilleux, n’est-ce pas ? Je schématise à peine.
    -
    Pour ce qui est de la France, elle n’a rejoint cette « coalition » qu’à partir des années Mitterrand-Chirac. De Gaulle était en effet un obstacle et avait en tout cas suffisamment de bon sens pour s’en tenir à distance. N’oubliez pas non plus la puissance du PCF, qui pesait lourdement sur la politique et l’idéologie française jusqu’aux années 1980. Certains, en Russie, regrettent d’ailleurs que l’URSS n’ait pas exploité les « événements » de 1968 à son profit (c’est à dire, poussé vers l’insurrection), ce qui aurait foutu chez vous un bordel comparable, sinon pire, à ce qui se passe en ce moment en Ukraine. Cette hypothèse a été envisagée.


  • Bovinus Bovinus 20 mars 2014 15:48

    @ Syracuse
    -
    Il n’y a pas d’« empire occidental »
    -
    Les faits contredisent malheureusement votre objection. Croyez-moi, j’aurais préféré avoir tort. À partir du moment où il existe une idéologie relativement acceptée par toutes les provinces (la « démocratie de marché droit-de-lhommique »), une légion (l’OTAN) et un marché économique (binaire pour le moment : ALENA d’un côté et UE de l’autre, en voie d’unification - il s’agit du Traité Transatlantique, renseignez-vous à ce sujet), et que par ailleurs, toutes les souverainetés qui auraient pu s’y opposer ont été « dissoutes », il existe bel et bien un empire occidental de fait. C’est une assez vieille idée, présentée sous son jour le plus sinistre par un certain HG Wells (qui n’écrivait pas que de la SF) dans un bouquin assez peu connu, qui s’appelle New World Order. Rien que ça. Il vient juste d’être réédité, profitez-en (il en avait pondu un autre sur le thème, qui s’appelle The Open Conspiracy, si je ne me trompe pas).
    -
    Dois-je vous rappeler que ce que vous appelez l’Europe occidentale n’est en paix que depuis 70 ans ?
    -
    Elle n’est pas vraiment en paix, et certainement pas depuis 70 ans. Si on tient compte de la guerre de Yougoslavie, ça fait même pas 70 mais 50 (1945 - 1995). On peut aussi considérer la Guerre Froide comme une guerre véritable, avec des moyens moins « conventionnels », ce qui est ma position. Doit-on vous rappeler aussi la guerre d’Algérie, l’Indochine (rien que pour la France), les constantes « opérations » en (franç)Afrique, sans parler de toutes les guerres de décolonisation pour nombre d’autres États européens, ou bien ne les considérez-vous pas comme des guerres « européennes », car elles se sont déroulées (exportées, devrait-on dire) dans le « Tiers-Monde » ?
    -
    Vous voyez le monde de manière binaire orient vs occident ; pourtant c’est loin d’être si simple.
    -
    Ce serait plutôt les « élites occidentales » qui le voient de cette manière, position que bon nombre de gens intègrent malgré eux, par rabâchage médiatique, ou par ignorance. Ça s’appelle de l’eurocentrisme. Le résultat est logique : à partir du moment où l’on juge le monde selon ses propres critères et catégories, le monde a une fâcheuse tendance à se « binariser », en effet : il y a nous, et les autres. Notez que c’est un travers typiquement européen, et certainement pas russe ou chinois. Ces deux pays sont des empires multi-ethniques et multi-culturels (même si, bien évidemment une ethnie et une culture particulière domine en chacun d’eux ; cependant, elle est obligée de composer avec les autres composantes de l’empire, qui se diviserait très vite en petits États-nations dans le cas contraire).
    -
    L’intérêt de la France n’est pas d’être pro-américaine ou pro-russe.
    -
    Là-dessus, je vous soutiens. La position de de Gaulle était intelligente, mais possible uniquement à cette époque-là : il y avait encore l’Empire français, et surtout, on était dans un monde bi-polaire, ce qui permettait de « louvoyer » entre les deux à condition d’analyser correctement la géopolitique mondiale (ce que de Gaulle faisait excellemment). Je doute que la même chose soit possible aujourd’hui, car :
    - l’instabilité géopolitique est élevée et de nouveaux (ré)émergents se profilent (Inde, Chine, Brésil) ;
    - la France a beaucoup perdu de sa puissance passée (armée réduite à une peau de chagrin, industrie « exportée » aux 4 coins du monde, crédibilité et prestige très entamés...) ;
    - Washington ne demande pas son avis à Paris, il lui transmet simplement le programme par fax et prend les mesures adéquates si Paris se rebiffe. Il est trop tard pour se rebiffer, et surtout, il n’y a plus d’URSS pour s’y « adosser » comme auparavant. Il me semble également que l’Union Eurasienne en train d’être construite par la Russie sera davantage tournée vers l’Asie ou des pays en train de se développer (Afrique du Sud, Vénézuela, Brésil, Cuba, Corée, etc). Par ailleurs, les deux premiers chantiers de l’Union Eurasienne seront une réindustrialisation massive et la démographie, dont la résolution passera forcément par un vaste programme de revitalisation de la campagne ; ces deux mesures entraîneront inévitablement un certain protectionnisme, peu propice à donner lieu à une politique de coopération économique avec qui que ce soit (sauf éventuellement sur base bilatérale et ponctuelle).

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv