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Bovinus

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  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 26 janvier 2014 12:00

    Salutations, merci pour le commentaire et pour votre intérêt.

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    Alors, en ce qui concerne la monnaie, je n’ai rien inventé, j’ai simplement repris les postulats de l’école autrichienne d’économie ; si je les comprends bien, d’après eux, il est fondamental que la monnaie soit un bien pour que sa valeur soit incluse dedans. L’histoire nous a en effet donné suffisamment d’exemples de manipulations en tout genre visant à dévaluer la monnaie pour servir des fins politiques. On constate par ailleurs qu’en période de « reset » monétaire, les gens choisissent un bien quelconque répondant à ces critères pour faire office de monnaie, par exemple, en 1946 en Allemagne, suite à la guerre, on constatait un manque de monnaie ; pour y pallier, les gens ont employé à cette fin des cigarettes, qui correspondent assez bien à la description que je donne.
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    Vous dites : Actuellement, il n’y as plus de création monétaire réelle.
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    Euh, êtes-vous au courant que la Réserve Fédérale américaine émet dans les 80-100 milliards de dollars tout frais par mois ? Il est évident que cela génère une inflation monstrueuse, et encore, l’effet est en grand partie atténué car la plupart de cet argent s’en va alimenter les bilans des banques, qui pour leur part ont interrompu les activités de crédit ? Il se trouve que la BCE fait à peu près la même chose, puisqu’elle a émis au cours des années 2012-2013 dans les 2 trillions d’euros.
    Il n’y a pas de solution pour « sauver » le système, comme je l’expliquais quand je parlais du « nouveau franc » 1958, la seule chose à faire est un reset global et de repartir sur une nouvelle monnaie. Si j’ai bien compris, c’est ce qu’ « ils » essayent de mettre plus ou moins en place, avec le yuan (garanti par l’or chinois, celui-là), mais il est possible également qu’il ne soit prévu pour le yuan qu’un rôle supplétif histoire d’apporter un peu de monnaie fraîche (et fiable), sans rien remettre en cause.
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    Les traîtres au pouvoir sont en train consciemment de nous ruiner, et de détruire nos acquits sociaux en laissant les établissement publics, villes et autres emprunter a des taux usuraires.
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    Tout à fait, mais avez-vous une idée de leur objectif final ? M’est avis, perso, que c’est pour réduire la consommation de ressources naturelles (démographie + raréfaction des matières premières oblige...), histoire de prolonger le grand bal encore un peu.
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    Pourtant une monnaie crée par l’État et injecté directement dans l’économie par la base sous forme de revenu de base pourrait, grâce a l’inflation(légère et contrôlé, les indicateurs économiques permettent d’ajuster) permettrait de réduire les inégalités et d’inverser le phénomène actuel d’appauvrissement des pauvres et d’enrichissement des riches.
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    Tout à fait, c’est d’ailleurs ce que l’URSS s’efforçait de faire. Savez-vous qu’en 1952, Staline avait demandé à ses technochrates de lui concocter un rouble-or, afin de combattre le dollar sur les marchés ? Malheureusement, il fut assassiné en 1953 et ce beau projet remballé vite fait bien fait.
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    Il faut retourner aux fondamentaux : une banque doit assurer la fluidité des liquidités, protéger les dépôts et n’as pas d’obligation de faire des bénéfices. Elle doit assurer un service nécessaire a la collectivité.
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    Là, on sort du domaine de l’économie pour s’attaquer à la vraie chose intéressante : la politique. Je vais peut-être vous paraître un peu sec, mais ne m’en veuillez pas, c’est mon « style », je ne cherche absolument pas à vous agresser. D’abord, permettez-moi de vous demander à quel parti ou mouvement vous adhérez (il me semble avoir déjà entendu ce conte de fées, mais je ne me rappelle plus où...). Cela n’arrivera jamais, pour les raisons ci-dessus évoquées, et d’autres que je vais tâcher de résumer très rapidement :
    - l’oligarchie aujourd’hui tient TOUS les leviers
    - l’oligarchie n’a aucune envie de renoncer à ses privilèges (richesse, pouvoir, confort, etc...)
    - l’oligarchie n’est pas incompétente, bien au contraire ; notamment, elle voit bien que maintenir l’État-providence des meilleures années de la guerre froide n’est plus possible de nos jours du fait de la variable démographique (voir « Essai sur le principe de population » de Malthus) ;
    - ces gens avaient plusieurs options (méga-guerre mondiale, colonisation de la Russie, méga-génocide, et appauvrissement généralisé)
    - la guerre était trop dangeureuse du fait des armes modernes, la Russie beaucoup plus coriace que prévu (quoique ça ne fait que repousser sa colonisation), le génocide aurait pu dégénérer en révolution mondiale (n’oubliez pas qu’il reste encore la Chine comme grand État communiste), donc fort logiquement on choisit le « malthusianisme planétaire » prudent et la réduction de l’espérance de vie à petit feu.
    - le programme pour nous dans les prochaines années, c’est pas les « fondamentaux » que vous décrivez (qui reposent largement sur du Keynes, si j’ai bien compris), mais plutôt la Grèce que l’on voit se débattre dans l’appauvrissement généralisé le plus barbare (ils sont carrément occupés par Blackwater, hein, vous le savez, ça ?)
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    J’ai aussi quelques questions pour vous :
    - En quoi serions-nous différents des Grecs ? Oubliez les solutions économiques, à partir d’un certain niveau, c’est la politique qui prime, donc il s’agit de renverser le pouvoir d’abord, et de pas le perdre ensuite (la France c’est tout petit par rapport aux États-Unis sur-armés). De Gaulle pouvait faire le malin parce que lorsqu’il montrait ses petits crocs aux américains ils s’adossait à l’ours russe et inversement. Aujourd’hui, c’est plus possible. Donc, soit il faut faire une révolution en Russie (qui a une véritable puissance militaire et les moyens de résister), soit il faut une révolution mondiale (le vieux rêve de Trotsky), mais à mon avis, il faut réinventer une doctrine politique, car vu les margoulins qui trônent aux sommets des structures trotskystes, ça paraît mal barré.
    - Comment comptez-vous régler le problème de la consommation mondiale ? Ça sert à rien de faire la révolution si c’est pour faire la même chose que la grande oligarchie ensuite...
    - Enfin, quel régime politique envisagez-vous pour garantir votre programme ? Perso, je ne vois que la démocratie athénienne comme la préconise E. Chouard, avec tirage au sort, citoyens-soldats armés en permanence, agoras, et tout l’attirail, ou alors, une dictature d’extrême-gauche genre URSS années 1930, en plus solide encore (ce qui a perdu l’URSS c’est le manque de pérennité de son régime, qui s’avéra finalement assez peu original).


  • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 23:04

    Merci pour le commentaire et le compliment quoique je préfère les critiques. Si d’après vous, il mériterait d’être « développé », pourriez-vous souligner les points où il est insuffisant, d’après vous ?

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    Sinon, personnellement, je suis plutôt marxiste-stalinien. J’ai employé ici les outils de l’école autrichienne (pas celle de Chicago, que je méprise) parce que c’était celle qui me paraissait la plus performante sur la question. Y’a pas grand-chose à piocher dans le marxisme théorique sur la question de la monnaie. Quant aux soviets, même si ils ont improvisé un système dans l’ensemble plutôt costaud et performant, il n’ont pas produit grand-chose en théorie éco non plus. Dommage.
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    Et oui, je maîtrise mal le travail de Keynes, pas encore eu le temps de me plonger sérieusement dedans, mais j’y compte bien.


  • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 16:50

    1. Le « pitch » de mon papier c’est : comment le Grand Capital expoite les mécanismes monétaires, économiques, et politiques pour entuber les pauvres au gros gravier ; le gros plan est fait sur la monnaie mais je prévois d’en parler sous d’autres points de vue. C’est plus clair là ?

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    2. Je ne suis pas de mauvaise foi, simplement là, je ne fais pas de la littérature, de la poésie, ou du pamphlet mais de la vulgarisation politique, ce qui impose une certaine rigueur.
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    Je peux jouer au con avec vous aussi, regardez - si on retourne votre « critique » dans l’autre sens, ça donne à peu près ça : plutôt que de nommer les choses par leur nom, on peut leur mettre des étiquettes qui en soi ne veulent rien dire, mais pour quelqu’un qui a eu une mauvaise expérience avec des représentants du Peuple Élu, il est évident que « Goldman » ou « Rotschild », sont des noms renvoyant à une origine juive-ashkhénaze. Du coup on n’est plus dans l’histoire du méchant riche qui entube le gentil pauvre, mais dans le Grand Complot Judéo-maçonnique International. Ne seriez-vous pas un peu antisémite, par hasard, M. le Psy ? C’est pas parce que vous avez été traumatisé par des Juifs qu’il faut de suite songer à la solution finale, hein. smiley
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    Vous voyez bien qu’à ce tarif-là on tombe vite dans le dadaïsme absurde déjanté. Pour résumer : Rotschild, ça me parle pas, ça pourrait être le nom de mon concierge. Grand Capital, en revanche, ça me parle, et les règles du langage étant ce qu’elles sont, ça devrait parler à un maximum de gens. Si on veut toucher le maximum de gens, vaut-il mieux employer le nom de son concierge ou bien, appeler un chat un chat ?


  • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 14:31

    Il y a bien une « thèse » (relativement élaborée), mais il faut lire attentivement la totalité pour bien la comprendre. Sinon, tout peut être dit en deux pages maxi, mais ça va rien expliquer, par exemple, comment en est-on arrivé là, quelles sont les conséquences, et comment s’en sortir.

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    Si vous aviez évoqué Rothschild et sa participation dans 180 (à la louche) des 195 (à la louche encore) banques centrales de la planète, cela aurait été du plus mauvais effet.
    Vous avez bien fait de n’en rien dire.

    -
    Je n’ai pas besoin d’en dire plus que ce que j’ai déjà dit : les conclusions sont évidentes pour qui veut se donner la peine de les voir. Placer tel ou tel nom propre à la place de « Banque » et de « Grand Capital » (avec les majuscules, ce qui renvoie évidemment aux très grosses concentrations de capital) ne change rien à l’affaire. De toute manière, vous avez semble-t-il parfaitement pigé de quoi il en retournait. Souhaitez-vous débattre, ou apporter une critique constructive (ou, au moins, justifiée) ? vous êtes le bienvenu. Si vous -êtes là simplement pour faire le mariole, passez votre chemin.


  • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 14:18

    Ouais, j’avais bien compris que pour vous, il y avait beaucoup de choses qui n’existaient pas : les races, l’argent... quoi encore ?

    -
    Je vais vous confier un secret : cet article n’existe pas, et je n’existe pas non plus. Lui et moi sommes des illusions, des « songes », comme vous dites. Oubliez-nous donc, ça vaudra mieux pour tout le monde. Sur ce, bonne journée.
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