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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
  • Modérateur depuis le 25/08/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 20 mars 2014 14:53

    ... a déclaré M. Gorbatchev
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    Oui, j’ai vu ça. Qu’est-ce qui lui arrive, à ce vieux rat ? il a des remords tardifs ou quoi ? Allez, ouste, à la niche, Gorby !



  • Bovinus Bovinus 20 mars 2014 12:46

    afin de lui voler son Kosovo. ...
    -
    ... et d’y installer une gigantesque base militaire américaine, la plus grosse d’Europe : Camp Bond Steel.
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    Je soutiens totalement cette position. Cela n’aurait jamais été possible avec une Russie relativement puissante. L’OTAN avait une « fenêtre » de quelques années, et elle en a profité. Vae victis. Certaines puissances occidentales avaient intérêt à amoindrir au maximum la puissance Serbe, dominante en ex-Yougoslavie, État plutôt performant qui à terme aurait pu s’avérer extrêmement gênant pour certains (notamment pour l’Allemagne et l’Italie).
    -
    Que les élites occidentales en profitent bien, quelque chose me dit que ça ne va pas durer éternellement. On ne construit pas des empires sur des bases délabrées, et la base de l’empire Occidental est plus que délabrée. Ce n’est pas une menace, c’est un avertissement pour tous les braves gens qui liront ceci et qui subiront les premiers les conséquences de la chute qui vient, alors même qu’ils n’y sont pour rien. Vos élites ont érigé une véritable tour de Babel sur des fondations d’argile, et vous êtes tous dans cette tour. À bon entendeur.



  • Bovinus Bovinus 20 mars 2014 10:44

    @ Syracuse
    -
    Je peux vous donner autant d’arguments qui prouvent le contraire ...
    -
    Ne vous donnez pas cette peine, vos arguments sont excellents, mais de votre point de vue. Pas du nôtre. D’ailleurs, je pense que vous êtes suffisamment fin pour comprendre qu’une confrontation idéologique se gagne à partir du moment où on réussit à imposer son propre point de vue à l’adversaire, ce qui contraint celui-ci à jouer sur un terrain qui n’est pas le sien. C’est aux peuples de définir leur propre identité ; à partir du moment où on délègue cette responsabilité à d’autres, on se retrouve aussitôt en danger de disparition. L’Histoire ne fait pas de quartier.
    -
    Je ne suis pas sûr que sur le plan strictement des intérêts économiques, il était de l’intérêt de la Russie de défendre le régime d’Assad ...
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    En effet, c’est même un gouffre financier, et d’ailleurs, nos propres libéraux nous rebattent les oreilles avec ça depuis des années. Ces gens sont incapables de rien voir en dehors de leurs catégories économiques. L’enjeu majeur n’était pas (non pas le « régime », mais) le gouvernement alaouite d’Assad, l’enjeu, c’était la stabilisation de cette région. Si nous n’étions pas intervenus, l’instabilité n’aurait pas manqué de s’étendre vers le Nord, c’est à dire chez nous. La Chine avait les mêmes inquiétudes. Au-delà, se posait la question de l’isolement de l’Iran, à quoi nous n’avions aucun intérêt, et également, le respect du droit international. À ce sujet, vous n’ignorez pas qu’il est courant en Occident de s’en torcher le derche, ce qui fait que l’Occident a du mal à intégrer que certains souhaitent la conservation de l’ordre juridique international existant, et interprète toute tentative dans ce sens comme du cynisme ou de la mauvaise foi. Non, ce n’est pas de la mauvaise foi, la Russie (et pas seulement) a réellement intérêt à ce que le droit international soit respecté le plus largement possible en raison de sa posture stratégique défensive.
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    On ne va pas refaire l’histoire, mais il ne faut pas oublier quand même tous les épargnants français spoliés par la perte des « emprunts russes »
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    Oh, les pauvres choux ! fort bien. Quant à nous, nous n’oublions pas tous nos morts, toutes les destructions causées par la guerre civile, les pertes territoriales dues à cette mauvaise aventure géopolitique, etc. Je crois d’ailleurs savoir qu’à Gênes, la délégation soviétique avait accepté les exigences occidentales, à condition que l’Occident accepte les exigences russes, évaluées à ... 38 mds de roubles or. On n’avait rien trouvé à reprocher au mémorandum, les protestations portaient uniquement sur le principe. Certes, on ne refait pas volontiers l’histoire quand cela ne nous arrange pas, n’est-ce pas.
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    C’est sans doute votre opinion personnelle.
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    Non, c’est la position d’énormément de gens et de bon nombre de mouvements politiques qu’on peut regrouper sous le label « patriote ». Il me semble, et là, par contre, il s’agit bien d’une opinion personnelle, que c’est également la position de Poutine (cf. son discours tout récent sur le rattachement - et non l’ « annexion » - de la Crimée).
    -
    D’autres sont plus ouverts.

    -
    En effet, il s’agit de la catégorie, assez largement détestée, dite des « libérastes ». Je ne crois pas utile de vous expliquer l’origine étymologique de ce vocable, vous vous en sortirez tout seul avec un peu d’imagination.
    -
    Comprenez bien que je ne cherche pas à vous convaincre de notre bon droit, cela ne me paraît pas envisageable. Je ne fais que vous expliquer la position russe quant à une éventuelle coopération « stratégique » avec les puissances occidentales.
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    Cordialement.



  • Bovinus Bovinus 20 mars 2014 09:20

    @ Gérard Foucher

    -
    Merci pour l’article, hautement nécessaire et informatif. C’était déjà expliqué dans le dessin animé de Paul Grignon, « L’argent dette », mais ça ne fait jamais de mal de répéter.
    -
    Maintenant, ça ne répond pas à la question, lancée par Alpo, de savoir ce qu’on fait pour résoudre le problème. Vous avez suggéré la solution des monnaies locales, et il faut reconnaître qu’elle a une certaine pertinence. Toutefois, je ne pense pas que cela suffise à un État de taille moyenne pour mener une véritable politique d’investissement / réindustrialisation / etc. Pourquoi ? le problème ici est le risque de faillite de ces monnaies (ce qui pose la question de savoir qui est l’émetteur et quel est son degré de fiabilité / compétence...). Il est tolérable quand on est un tout petit acteur économique (un particulier, une TPE), mais devient intolérable quand il s’agit de financer de véritables travaux publics ou n’importe quoi d’autre du genre sérieux.
    -
    D’ailleurs, pour des acteurs économiques de taille modeste, il me semble que les monnaies polymétalliques seraient une solution bien plus fiable. C’est également ce que suggérait Jacques Attali dans une vidéo sur l’or qu’on peut trouver sur E&R dans le dossier adéquat, en postulant bien qu’il s’agirait d’une monnaie « privée » (à bon entendeur...). Cela risque d’être toutefois insuffisant pour les États, ne serait-ce que par manque de masse monétaire.
    -
    Avant de nous lancer dans des spéculations techniques, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit ni d’une question technique, ni même économique, mais bel et bien politique. On ne fera rien aussi longtemps que le théâtre de Guignol sera aux affaires. Il est bon de rappeler également que seuls trois pays au monde possèdent un pouvoir d’émission monétaire « national » - États-Unis, Royaume-Uni et Chine populaire (peut-être également la Corée du Nord, mais ce n’est pas un bon exemple...). Sur ces trois pays, seule la Chine contrôle réellement son système bancaire : bien qu’elles aient le pouvoir d’émettre de la monnaie, les banques centrales américaine et britannique sont des établissements privés.


  • Bovinus Bovinus 19 mars 2014 23:55

    Article qui a le mérite de poser les bonnes questions. Je me permettrai néanmoins en tant que Russe de contredire certains points, sur lesquels vous développez une partie de votre argumentation.

    -
    - La Russie n’est pas un pays européen. La Russie, c’est la Russie, une civilisation distincte et indépendante. Son « logiciel » culturel est composé d’une base slave, sur laquelle sont venus se rajouter un élément byzantin et centre-asiatique (règne d’Ivan IV). Seul son « vernis » est européen, et il est assez récent (règne de Pierre 1er en gros). Certes, géographiquement, une grosse partie de son territoire se trouve en Europe, mais la Nouvelle-Zélande se trouve dans le Pacifique et pourtant elle est un pays « occidental ».
    -
    - La Russie n’est pas un « rempart » contre l’extrémisme djihadiste propagé par l’Occident et n’a pas vocation à l’être. Qui sème le vent récolte la tempête ; que l’Occident assume les conséquences de ses propres erreurs. La Russie n’intervient que là où ses intérêts sont en jeu. L’ « éradication du terrorisme » dans notre province de Tchétchénie nous a coûté 200 mille morts. Ça suffit.
    -
    - Certes, nous avons combattu côte à côte lors de la 1ère GM. La France nous doit une fière chandelle, d’ailleurs, puisque l’offensive Broussilov a obligé le Reich à jeter de précieuses divisions sur le front de l’Est. La France nous en a remercié lors de la guerre civile, en jouant à la fois les blancs et les rouges, histoire de faire durer le carnage le plus longtemps possible, et en a même profité pour piquer l’or des blancs, partagé ensuite avec les Tchèques et les Anglais. Puis, à Gênes, en 1922, en exigeant du nouveau gouvernement bolchévique 19 milliards de roubles or en « remboursement » des frais engagés et en dédommagement des nationalisations entreprises par ce même gouvernement. Du traité de Brest-Litovsk, qui, en théorie, aurait dû alors être révisé, puisque nous faisions partie de la même coalition victorieuse, pas un mot. Ça se comprend, c’est de la géopolitique, rien de personnel.
    -
    - Notre géopolitique et notre histoire à nous nous disent surtout de nous occuper de nos affaires à nous. Nous ne voulons rien avoir à faire avec l’Occident dans son ensemble, France comprise. Le seul pays qui potentiellement peut nous intéresser, c’est l’Allemagne, à condition toutefois qu’elle cesse d’agir pour le compte de Washington en essayant de foutre la zone chez nous (c’est à dire en Ukraine, pour les malcomprenants). Nous avons bonne mémoire. Sans rancune.
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