• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
  • Modérateur depuis le 25/08/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 7 732 533
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 70 43 27
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 24 janvier 2014 21:27

    Rho, c’est bien vrai ? je l’ai toujours su, sans pouvoir le dire, je savais intuitivement que c’était VRAI. Et en ce qui concerne le Peuple Élu, alors ? Ça n’existe pas non plus ?



  • Bovinus Bovinus 24 janvier 2014 17:29

    Ce serait amusant, mais à mon avis, c’est assez peu probable. Il n’est pas « prévu » que les djihadistes « francé » (de papier) ne « rentrent » en France. La seule chose qui est prévue, c’est qu’ils se fassent dézinguer quelque part au bord de la longue route qui mène d’Alep vers Paris, si c’est pas par l’armée syrienne.
    -
    C’est bien pour ça que toute cette mascarade traîne en longueur : faut bien que quelqu’un liquide tout ce ramassis de fous furieux. C’est donc Bachar qui s’y colle (les Russes ont déjà donné, entre l’Afghanistan et les deux guerres de Tchétchénie). Il est évidemment hors de question de laisser tous ces gens circuler librement par le grand-monde, ça ferait trop de grabuge ; par ailleurs, une armée qui ne fait rien, ça s’impatiente et ça coûte très, très cher. On les envoie donc à Damas se faire casser la pipe, ça les occupe et ça réduit les frais de maintenance.
    -
    Quant à Vlad, financer des « révoltes », ce n’est pas vraiment son genre. Les grands pros dans ce domaine, c’est plutôt les Britanniques (et Anglo-Saxons en général). Envoie un courrier à la Reine-Mère, p’têt qu’elle vous enverra quelques pennies...



  • Bovinus Bovinus 22 janvier 2014 21:32

    Le fait qu’il soit avocat ne change rien à l’affaire, ce qui compte, c’est ce qu’il dit. Vous, par exemple, vous auriez beau être Professeur émérite en économie, ça ne changerait pas grand-chose au fait que vous dites des conneries smiley



  • Bovinus Bovinus 27 novembre 2013 12:02

    @ Wesson

    sous la Russie Tsariste, le pouvoir y était extraordinairement brutal, et la population réduite en esclavage y était tout juste autorisé à y crever la dalle dans un sous développement catastrophique.

    Vous avez, hélàs, parfaitement raison. Connaissant vos opinions libérales, vous n’en avez que plus de mérites à faire preuve de bonne foi.

    Par contre, concernant ceci -

    Les famines y étaient endémiques et la mortalité y était très largement supérieure à ce qu’elle fut dans les pires années du Goulag.

    Cela mérite une petite mise au point. Quelle était-elle, d’après vous, cette fameuse « mortalité » des pires années du Goulag (sous Staline d’après vous, j’imagine ?). Vous serez sans doute surpris d’apprendre qu’en moyenne, cette mortalité dépassait rarement les 4-5 %. Il valait mieux pour le directeur ; le fait est qu’à partir de 7%, une commission d’enquête se pointait et le mec risquait fort d’y rester, au Goulag, mais en tant que détenu. Je me base notamment sur un ouvrage fort intéressant de l’universitaire italien Domenico Losurdo - Staline, histoire et critique d’une légende noire. Il nous apprend aussi qu’aux États-Unis, jusque dans le XXème siècle, la mortalité dans les prisons grimpait jusqu’à 40%, et ne descendait jamais en dessous de 30. Étrange, non ?

    Cela se comprend fort bien lorsque l’on prend la peine de s’intéresser à ce qu’était le Goulag : une institution de réhabilitation par le travail. Des remises de peine étaient systématiquement et régulièrement accordées à ceux qui faisaient leur quota, les activités culturelles et éducatives y étaient extrêmement encouragées (présence avérée de bibliothèques et de théâtres, de cercles scientifiques ou culturels, etc), les détenus étaient soignés et correctement nourris, dans la mesure du possible. Le prisonnier du Goulag était non pas un détenu purgeant une peine, mais un citoyen susceptible d’être réhabilité, donc méritait un traitement adéquat. Ce qui n’était pas le cas dans les prisons anglo-saxonnes, où le détenu est un nègre quelconque dont le destin est de crever au travail pour son patron.

    Par ailleurs, d’après les archives soviétiques déclassifiées dans les années 1990, il s’avère que le chiffre total des condamnés entre 1922 et 1953 (vous savez, les zeures lé plu çombres...) ne dépasse pas 4,5 millions. On est loin des délires de Soljenytsine (qui porte bien son nom - en russe, ça signifie Lementeux). Sur ces 4,5 millions, le nombre de condamnés à la peine capitale est à peu près de 750 mille. Sur un pays de 170 millions d’habitants, sur 30 ans, ça fait pas des masses. Ah ben oui, si c’est soviétique, ça doit être bidonné. Forcément.

    Il y a un truc à savoir sur la Russie pour comprendre à peu près ce qu’il s’y passe : historiquement, la productivité (notamment alimentaire) y est très faible. La raison tient évidemment aux conditions climatiques extrêmement rigoureuses (la Russie est en moyenne le 2ème plus froid pays du monde - la première place revient à la Mongolie). Il s’en suit que quand les « élites » (j’ai envie de dire « parasites ») prélèvent trop sur le peuple, le peuple vit à la marge du seuil de survie. Et, au bout d’un moment, confronté au choix entre crever ou tuer les parasites, il choisit évidemment la deuxième alternative. C’est pour cela que les jacqueries russes sont, historiquement, extrêmement féroces : dans une telle situation, le peuple n’a plus rien à perdre et il est sévèrement remonté. La révolution de 1916-1917 et la guerre civile qui suivit a été une immense jacquerie, une boucherie innommable qui fut bien cherchée et bien méritée par la cour de Nicolas 2.

    Un pouvoir politique, quel qu’il soit, pour se maintenir en Russie doit limiter sa propre consommation. C’est, entre autres, parce que Staline encadrait brutalement la consommation des nouvelles élites qu’il fut autant aimé du petit peuple, et l’est d’ailleurs toujours. C’est pour la même raison qu’il est autant détesté des racailles de tout poil.



  • Bovinus Bovinus 26 novembre 2013 21:04

    Merci de la réponse.


    Concernant la fameuse phrase de Poutine, j’imagine qu’on ne saura exactement ce qu’il voulait dire que quand il l’aura lui-même expliquée.

    À mon sens, considérer l’Ukraine comme une nation « indépendante » est une erreur. Déjà, « ukraine », ça veut dire quoi ? En russe, ça signifie « la banlieue », ou encore « la périphérie ». Ce n’est pas un nom de pays, ça. Cette province n’a même pas de langue, au mieux, un patois (alors que la plupart des républiques fédératives russes ont une langue et une culture à eux), et, comme vous le dites vous-même, en Ukraine, on parle russe. Mais bon, votre position n’engage que vous.

    Concernant la famile 1930-1933, eh bien, pas grand-chose à rajouter, ce que vous dites a le mérite d’être sensé et honnête eu égard aux sources d’info auxquelles vous pouvez avoir accès. Disons qu’en tant que Russe, je pouvais pas laisser passer les quelques points que j’ai évoqués sans réagir.

    Cette tragédie (c’est le mot), en vérité, se joue en trois temps. En premier lieu, il y a la NEP, qui permet à bien des individus sans le moindre scrupule de s’en mettre plein les poches. En 1929, Staline, conformément à son plan de réindustrialisation à large échelle met fin à la NEP. Puis il abolit la production agricole privée (et la petite propriété terrienne qui va avec) assez rapidement, dès 1930, pour deux raisons majeures : ça permet d’augmenter la productivité agricole (ce qui passe obligatoirement par l’exploitation agraire à vaste échelle et fortement mécanisée), et d’autre part, cela libère d’importantes réserves de main d’oeuvre, dont l’industrie a grand besoin. C’est d’ailleurs exactement ce qui se passe aux États-Unis à la même époque, selon des méthodes fort similaires à cela près que les nouveaux domaines sont propriété privée (voir les Raisins de la Colère).

    Et, enfin, arrive l’acte final. Les enrichis de la NEP sans scrupules dont je parlais plus haut n’avaient pas forcément perdu leurs capitaux volés, loin de là. Dès le lancement de la collectivisation des terres, des sommes colossales ont brusquement refait surface (voir « Le Veau d’Or », roman satirique d’Il’f et Petrov, écrit dans les années 1930). Cet argent est allé alimenter une rébellion des petits paysans, tout en déchaînant une spéculation féroce sur le grain (on a vu cela en France avec l’abolition de la police des grains, sous le ministère Turgot), dont la majeure partie s’est justement déroulée en Ukraine. Logique - c’était encore le « grenier à blé »...

    Il a fallu deux ans au NKVD pour rétablir l’ordre. Et voilà votre famine.
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv