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Bovinus

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  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 27 février 2012 17:09

    J’allais justement citer cette dépêche. Il est tout même consternant de constater que c’est « chez nous », qui donnions des leçons de démocratie à l’URSS il n’y a pas si longtemps, que la presse a fini par dégénérer au point que nous sommes à présent obligés d’aller lire la presse ex-soviétique pour avoir des infos à peu près fiables. Cruelle ironie de l’Histoire !



  • Bovinus Bovinus 17 février 2012 22:49

    Alchimie :
    Encore un qui n’aime pas la concurrence dans le mobile et l’Internet ...

    Encore le sachant qui ramène sa « science »... C’est pas prof de maths que vous devriez faire, c’est plutôt prof de mauvaise foi. En ce qui concerne « la concurrence dans le mobile et l’Internet », il me semble que vous confondez concurrence et oligopole. À vous voir confondre « systémique » et « systématique », j’ai cru tout d’abord que vous étiez dyslexique, mais vous êtes juste ignare, en fait.



  • Bovinus Bovinus 11 février 2012 16:14

    Schismaticus :
    Ce qui me gêne dans votre discours, c’est le rejet en bloc de l’informatique et surtout d’internet avec comme argumentaire principal le non-besoin de cet outil.

    Avez-vous lu l’article ? Mon argumentaire principal n’est pas qu’on n’a pas besoin de cet outil. Ce serait plutôt, je me cite moi-même :

    L’Internet, au sens virtuel du terme, est également une application remarquable du « stratagème des chaînes » , mais cette fois du point de vue social. Le Net, pourtant censé nous faire gagner du temps, en réalité nous en fait perdre énormément, atrophie nos capacités intellectuelles alors qu’il est censé au contraire les stimuler, nous transforme en larves en nous tenant scotchés devant nos écrans, nous fait acheter des objets dont nous n’avons pas besoin, nous sature de publicité, pousse à la communautarisation et la discorde plutôt qu’au rassemblement et à l’union, nous espionne et encourage démesurément la tendance à la relativisation et à la médiocrité.

    Ça fait beaucoup de points négatifs, dont certains particulièrement graves, pour un truc qui n’apporte pas tant que cela. Je suis néanmoins assez raisonnable, puisque :

    ... aussi longtemps qu’il nous est effectivement utile, on peut envisager de s’en servir. Dès qu’il devient intrusif au point d’exercer une influence sur nos habitudes, nos comportements, nos décisions, ou pire encore, notre organisme, il doit être écarté sans la moindre hésitation.

    Quant à la comparaison avec la musique, elle ne me paraît pas très heureuse ; on ne compare pas un art à un objet utilitaire. C’est comme comparer la sculpture et un tire-bouchon, cela n’a aucun sens.



  • Bovinus Bovinus 11 février 2012 00:37

    Ordre moral supérieur ? ... j’avoue que j’ai du mal à vous suivre ... Quelle forme aurait cet ordre moral supérieur selon vous ? Un regroupement de personnes ayant pour but l’amélioration de la condition humaine ? => comme les francs maçons ? Ou bien tout à fait autre chose ?

    Vous ne croyez probablement pas si bien dire. Je ne sais pas si vous êtes au courant, ou si vous le dites « par défaut », mais la doctrine distillée par la franc-maçonnerie EST effectivement cet "ordre moral supérieur" qui est à l’origine de nos systèmes politiques faussement démocratiques. Le malheur est qu’il est pervers, corrompu, amoral et malsain. Dans le temps (avant la Réforme, en gros), c’était la chrétienté catholique (ou l’Église orthodoxe pour les chrétiens orthodoxes), puis il y eut une rivalité entre le catholicisme et le protestantisme, que ce dernier a fini par remporter. C’est encore l’Islam pour les musulmans, ou le confucianisme pour bon nombre de peuples asiatiques (Japonais, Chinois, Coréens, Vietnamiens), pour d’autres, c’est le bouddhisme. Le protestantisme est une remise en cause de l’ordre catholique, qui a donné lieu à une interpénétration du judaïsme et du protestantisme, ce qui se matérialise par une foule de sectes et de mouvements plus ou moins secrets ou occultes, dont le plus « en vue » est la franc-maçonnerie (il faut savoir qu’il existe des tas de loges différentes, il y a même une loge maçonnique-judaïque, le B’nai B’rith), mais aussi des mouvements baptistes divers, connus et publics mais toujours sectaires. Vous avez forcément déjà entendu l’expression « civilisation judéo-chrétienne », qu’on nous fait passer pour la nôtre. C’est faux. Notre civilisation est catholique, et non pas « judéo-chrétienne ». La civilisation anglo-saxonne, par contre, est en effet judéo-chrétienne. Les États qui s’en réclament sont, pour faire court, le Royaume-Uni, les États-Unis, tout le Commonwealth, les Pays-Bas, les pays Scandinaves, l’Allemagne (dans une large proportion), la Suisse et l’Italie du Nord (la partie Sud appartient au catholicisme).

    Cette étrange pyramide et cet Oeil, à son sommet, qu’on retrouve au sommet de votre fameuse Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ne vous ont-ils jamais interpellé ? Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le retrouvait-ton sur le dollar américain ?

    C’est que les mêmes qui ont été à l’origine de la Révolution britannique ont été aussi à l’origine de la Révolution américaine et de la Révolution française (qui a d’ailleurs donné lieu au premier véritable génocide de l’histoire connue, le génocide des Vendéens). Ce sont toujours les mêmes qui sont réellement au pouvoir, exercé en coulisses depuis une constellation de think tanks, de clubs, de commissions et de conférences, d’organisations, dont certaines commencent à être relativement connues du public, comme le groupe de Bilderberg, la Commission Trilatérale ou encore le Council for Foreign Relations. Les Sarkozy et les Hollande ne sont que des marionnettes chargées de faire croire au brave peuple qu’ils font de la politique et qu’on est en démocratie.

    Je n’ai pas de modèle tout défini et tout beau à vous exposer, juste un sentiment profond que la politique, les décisions concernant notre avenir et les règles qui régissent notre vie, doivent être décidés par les citoyens, et non seulement par leurs représentants. Si chaque citoyen avait la possibilité de s’exprimer sur chacune des lois votées, et que l’expression de chacun soit prise en compte, alors nous aurions un système ou le peuple décide vraiment. Je ne dis pas qu’il n’y aurait plus de problèmes, bien évidemment, mais nous serions tous ensemble pour les résoudre, et non pas seulement certains, qui ne font que tirer la couverture vers eux depuis des années, non pas pour servir la France, mais pour se servir eux même avant tout !

    Cela nous ramène à ce que je disais plus haut, à savoir, que le meilleur système politique reconnu comme tel, à savoir la démocratie athénienne, ne suffit pas à se prémunir de la guerre, du pillage et de l’esclavage. Pour cela il faut autre chose, et cet autre chose est cet ordre supérieur qui transcende la politique. Disons, pour vous donner un exemple un peu extrême, que je trouve qu’un absolutisme parfaitement moral est préférable à une démocratie corrompue ; l’absolutisme est un régime politique moins performant que la démocratie, mais avec un système de valeurs sain qui le « tienne », il serait tout à fait acceptable, tandis que la démocratie, qui est un système pourtant bien meilleur, serait inévitablement rendue hypocrite, abjecte et meurtrière avec un ordre de valeurs foncièrement malsain.

    Enfin, je n’ai pas de grandes connaissances sur le modèle démocratique de la Grèce antique, mais il me semble que leur système n’avait pas de notion d’universalité...

    C’est la critique archi-classique qu’on fait au régime athénien : tout le monde n’était pas citoyen. Il ne faut pas confondre le domaine juridique et celui des valeurs, justement. Le régime athénien serait parfaitement transposable aujourd’hui chez nous quasiment tel quel, puisque notre définition du citoyen inclut les femmes qui en étaient exclues à Athènes. Les Athéniens avaient d’autres valeurs, c’est tout. Il n’y a là rien d’étonnant, c’était il y a 2500 ans et c’était une civilisation différente. Le mieux, puisque cette question de la démocratie vous intéresse, ce serait que vous écoutiez Étienne Chouard en parler, ses conférences sont excellentes. Par ailleurs, vous qui pointez l’esclavage ouvert et assumé des Grecs, ne vous y trompez pas, nos sociétés dites démocratiques ont aussi leurs esclaves. Ils sont entassés dans des pays dits « en développement » à faire des jeans 16 heures par jour ou assembler des ordinateurs, ou des fours micro-ondes, mais pas seulement. Il y en a plein tout autour de vous, les banlieues en sont pleines ; ils font tous les sales boulots mal payés et dits « pénibles » : ménage, nettoyage, bâtiment, hôtellerie, restauration, etc. On les appelle « étrangers en situation régularisée », ou bien, en « situation irrégulière », ou encore, « français d’origine étrangère », « catégories socioprofessionnelles à faibles revenus », « précaires », etc. Croyez-vous vraiment qu’ils le font de plein gré ? Si ils ne le faisaient pas, ils mourraient de faim, tout simplement, ou de la rue. Alors, ils choisissent de mourir à petit feu, de peine et d’aliénation.

    « L’ordre moral supérieur », c’est pour moi la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, ou un texte similaire. En aucun cas cet « ordre » doit être représenté par des personnes.

    Cette déclaration vaut moins encore que le papier sur lequel elle fut écrite. Toutes les libertés qu’elle garantissait si solennellement sont aujourd’hui limitées, écornées, bafouées, conditionnées et encadrées, quand ce n’est pas abolies tout court. Pareil pour la fameuse constitution américaine (bien meilleure que toutes les nôtres, soit dit en passant), dont il ne restera bientôt plus rien, à force de Patriot Acts et de Defense Authorization Acts.

    La nécessité d’un « ordre supérieur » est difficile à expliquer, mais je vais essayer de faire de mon mieux. Cet ordre ne peut être que spirituel et métaphysique. L’esprit se manifeste dans la matière, qu’il engendre et modèle. Concrètement, cela se traduit par une doctrine, qui enseigne des valeurs et une morale, qui s’incarnent en pensées, qui guident ensuite nos actes, qui, finalement, exercent une transformation sur la matière, c’est à dire, toute activité humaine perceptible et ses conséquences. Un tel ordre supérieur, métaphysique, est à la fois un système de valeurs et de morale, c’est ce qui rend le monde harmonieux et cohérent, qui nous situe par rapport à lui et nous dit ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est admissible et inadmissible, ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, ce en quoi nous devons croire et comment nous devons interpréter toutes choses.

    Prenons l’exemple du rationalisme. Cette « philosophie » née de la pensée de Descartes, qu’on nous cite à tout bout de champ, nie totalement la spiritualité, puisque la démarche de Descartes se base sur le principe du « doute méthodique » et prend comme postulat de départ que tout peut être mis en doute, et doit donc être ignoré ou tenu pour faux jusqu’à ce que la preuve soit établie de la réalité de tel fait. Or, comment voulez-vous « prouver » des choses comme la spiritualité, les valeurs, la morale, la foi, etc ? Ajoutez à cela le relativisme philosophique des sophistes grecs, et les « philosophies » de Spinoza, de Hobbes, celle de Luther et de Calvin, puis Kant et vous avez tous les ingrédients qui vont nous donner notre monde contemporain quelques siècles plus tard. Nous vivons dans un monde basé sur le relativisme, le rationalisme, l’universalisme, l’individualisme, le matérialisme et le libertarianisme. Mais tout ceci constitue bel et bien une doctrine, qui a de fait remplacé la doctrine chrétienne (en en reprenant tout de même quelques éléments). C’est au nom de cette « doctrine » et des « valeurs » qui en résultent qu’on peut de nos jours trouver acceptable que le malheur et la misère côtoient sous nos yeux anesthésiés l’opulence et la richesse, que des étudiants soient contraints de ne plus manger ou, pire, de se prostituer pour payer leurs études, que les « quartiers » deviennent des îlots de barbarie au sein même de nos villes, que l’on nourrit des vaches avec des restes d’abattage, ou encore, qu’on prétend que la concurrence féroce des égoïsmes soit le meilleur système économique possible. Le noir est devenu le blanc, la politique est devenue un théâtre, la télévision et internet sont devenus notre « réalité » et la réalité n’existe plus, on s’évertue à ne plus la voir. Les prostituées s’étalent en photographie à l’entrée des buralistes, mais on les interdit et les pénalise lorsqu’elles sont dans la rue en chair et en os. La démocratie et les droits de l’homme s’exportent à coups de bombes en Afghanistan et en Irak (combien de millions de morts, déjà ?), ceux qui essaient d’y résister sont des terroristes et des dictateurs sanguinaires (Khadafi, Bachar El-Assad).

    On est dans une inversion totale des valeurs, et cela ne peut qu’empirer, à moins qu’on remplace l’ordre moral et spirituel existant par un autre. En fait, si vous « creusez » un peu le sujet, vous allez vite tomber sur des sites que je ne vous recommanderais pas pour leur sérieux et leur rigueur, et où il y a probablement plus de faux que de vrai. Mais il semble qu’ils soient tous plus ou moins d’accord sur une chose : l’ordre supérieur qui nous dicte ses lois et ses valeurs serait une doctrine plus ou moins issue de la Kabbale, dont la secte la plus connue serait celle des Illuminatis. Je n’en sais rien, et à vrai dire, ce n’est même pas très intéressant. Le tri est très difficile à faire vu la quantité d’âneries qui y est mêlée.

    Ce qui par contre corrobore mon propos, c’est qu’il semble que la Kabbale, pour ce qu’on en sait, serait une « religion » ou en tout cas, un mouvement religieux hérité des Sumériens ou des Babyloniens, où en effet les valeurs chrétiennes telles que nous les connaissons, sont inversées : le Bien y est le Mal et inversement ; Jésus est Satan, et Lucifer est un genre de Prométhée, un porteur de Lumière, qui nous élève peu à peu à la Connaissance, etc.

    Cela dit, il nous est difficile de le vérifier, à moins de lire l’hébreu. Et, a-t-on vraiment besoin de preuves ? il suffit de regarder ce qui se passe autour... Si vous souhaitez en apprendre davantage, je peux par contre vous conseiller trois bouquins qui vous y aideront. Ils sont d’une certaine façon complémentaires, quoique écrits à des périodes différentes et fruits d’une histoire différente.

    La France contre les Robots, 1947, de Georges Bernanos (le plus accessible des trois et le plus brillamment écrit)
    La Crise du monde moderne, 1927, de René Guénon (le côté « ésotérique » risque d’être un peu déstabilisant au début)
    Comprendre l’Empire, 2010, d’Alain Soral (le plus difficile, mais aussi le plus politique et le plus synthétique et le plus complet, et également, le plus proche de nos catégories de pensée habituelles)

    Il y en a des tas d’autres, mais ces trois-là sont complets et ont le mérite de s’attaquer à la racine du problème. Mon préféré est celui de Bernanos, mais si vous pouvez lire les trois, ne vous en privez surtout pas.

    Notez que je ne vous endoctrine pas, je ne fais que vous donner des pistes, qui vous permettront de trouver des réponses, si vous les cherchez vraiment. C’est à vous de parcourir ce chemin, et ça demande du temps. Pour les avoir longuement cherché, ces réponses, je sais à quel point cela peut être important, et à quel point mes certitudes, qui ne différaient guère des vôtres, pour ce que je peux en voir, étaient fausses.



  • Bovinus Bovinus 10 février 2012 18:56

    Au sujet de la crise de Cuba, ce qui a « failli provoquer une guerre nucléaire », ce n’est en aucune manière la nationalisation décrétée par le gouvernement révolutionnaire, faut pas tout mélanger. Cela a donné lieu à une tentative d’intervention armée (le débarquement dans la baie des Cochons) et un embargo, d’ailleurs toujours en vigueur à ce jour. La « crise de Cuba », c’est à dire, l’installation de missiles nucléaires soviétiques SS-4 sur le territoire de Cuba, était plutôt une réaction de l’URSS à l’installation de missiles américains Jupiter en Turquie.

    Poutine n’a pas nationalisé Gazprom, elle a toujours été une entreprise majoritairement publique ; cette société a vendu des actions sous Eltsine, et la tendance s’est inversée sous Poutine, en effet. L’État est propriétaire à 50% + 1 action.

    Votre « preuve par la vache » est un sophisme, amusant si l’on veut, mais pas moins trompeur pour autant. Prendre des décisions politiques, ce n’est pas exactement la même chose que d’évaluer le poids d’un bovidé, ni faire des mathématiques (je ne suis pas matheux, mais je soupçonne que la « meilleure » réponse dans ce genre de situation est mathématiquement la réponse du statisticien) ; il ne s’agit pas de balancer un chiffre au pif, il s’agit d’élaborer des réponses satisfaisantes à des problèmes sociaux, économiques et stratégiques complexes. Cela n’a pas grand-chose à voir non plus avec la conquête du consensus ; la sociologie nous apprend qu’on peut obtenir (ou fabriquer) le consensus sur n’importe quelle question, et même faire passer le blanc pour le noir, pour peu qu’on s’y prenne bien (voir : La psychologie des foules, de G. Le Bon). C’est à dire qu’on peut avoir faux sur toute la ligne, mais obtenir néanmoins le vote de la majorité ; l’inverse est également vrai : on peut avoir raison, et ne pas obtenir le soutien des votants (référendum de de Gaulle, en 1969, par exemple). On peut aussi avoir faux, mais prétendre avoir raison, et ne pas avoir le soutien de la majorité, mais passer en force par des contorsions législatives, comme en 2009 avec le traité de Lisbonne. On a là trois phénomènes distincts, entre lesquels il n’y a pas nécessairement de lien (adéquation de la politique, parole politique, consensus populaire).

    Par ailleurs, je vous ferai remarquer que quand bien même nos élites autoproclamées proclament sans cesse leur attachement aux valeurs « démocratiques », elles se gardent bien de les mettre en pratique. La seule véritable et authentique démocratie qui ait jamais existé fut la démocratie athénienne ; si vous avez des doutes à ce sujet, vous pourrez facilement vous en convaincre en étudiant un peu le système législatif athénien, c’est tout à fait possible même avec les données disponibles à ce sujet sur le Net, ou d’écouter quelqu’un qui l’a déjà fait. Actuellement, nous ne sommes pas dans une démocratie, mais dans une aristocratie par l’élection (et, de plus en plus, la fortune). Cela s’appelle en sciences politiques un gouvernement représentatif, c’est à dire, un système où le pouvoir est confisqué par une petite poignée de gens, et qui s’en servent à leur avantage au détriment de tous les autres.

    En termes de sociologie marxiste, cela correspond à la domination d’une classe (le prolétariat) par une autre (la bourgeoisie). Et de fait, c’est bien la réalité, puisque les statistiques nous prouvent à présent que l’égalité devant la loi, l’égalité des chances ou l’égalité politique sont devenus depuis longtemps des mots creux (en admettant même qu’ils aient existé jamais). Inutile de me citer l’exemple soviétique pour me prouver que c’est faux, puisque l’URSS n’était ni vraiment socialiste, ni réellement communiste. Le seul régime réellement socialiste qui ait existé, c’est celui de Cuba, et peut-être également celui de la commune de Paris, mais on en sait assez peu de chose.

    Enfin, sur la monnaie, je vous invite à lire à ce sujet cet ouvrage de von Mises (fondateur avec von Hayek de l’école autrichienne d’économie). Il y explique notamment que la monnaie est un bien, et pourquoi il en est ainsi. Une des conséquences est que toutes ces monnaies dites « alternatives », qui ne sont pas de la monnaie, mais des substituts de monnaie (en termes strictement économiques ; le juriste ne fait pas la distinction, c’est pourquoi il ne devrait pas se mêler d’économie mais rester dans son domaine), sont, encore une fois, du pipeau. Plus exactement, c’est de la fausse monnaie, ou, selon le jargon juridico-commercial en vogue, de la monnaie « fiduciaire » : aussi longtemps qu’elle bénéficie d’un capital de confiance de la part de ses utilisateurs, elle peut faire office de monnaie ; mais personnellement, je ne mettrais pas mes économies là-dedans.

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