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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
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  • Bovinus Bovinus 20 octobre 2011 23:15

    De deux choses l’une : soit on a affaire à un fantasme naïf, soit il s’agit d’une grossière imposture, destinée à promouvoir la techno-dictature machiniste (dénoncée notamment par Orwell, ou G. Bernanos côté français).

    Méfions-nous des analyses trop consensuelles qui en profitent pour « glisser » des solutions-miracle. Surtout quand elles ne peuvent se passer d’en appeler à la culpabilisation :

    Il y a péril en la demeure et l’inaction ferait de nous des complices de ce système, qui nous conduit à un suicide collectif.

    Ce que vous proposez n’est au fond rien d’autre qu’une énième variation autour du culte du Progrès, simplement orné des d’oripeaux technologiques et d’éléments de langage actualisés.

    Qui décide la structure et les matériaux d’un pont ? La forme d’un avion ? Ces décisions sont prises en fonction de considérations techniques, par des experts, en fonction de l’état actuel de nos connaissances. Dans le monde que je proposes, toutes les décisions seraient prises ainsi. Sources d’énergie, architecture urbaine, etc. peuvent aussi être conçus en fonction de nos connaissances scientifiques actuelles, afin d’être optimisés, dans le but de pourvoir à nos besoins.

    Ça pue le scientisme (à moins que ce ne soit la scientologie) à plein nez. D’ailleurs, cette ville « rationnelle » que vous exhibez semblerait avoir été conçue pour des cyborgs plutôt que des hommes. Bienvenue dans le monde merveilleux des machines, et bonne lobotomie. Moi, je préfère encore ma grotte.

    Ah, au fait :
    Les logiciels libres montrent qu’il y a des gens capables de travailler pour rien.

    J’ignore où vous voulez en venir avec cette énormité, peut-être l’avez-vous simplement écrite sans vraiment y réfléchir. C’est tout simplement faux : personne, jamais, nulle part ne travaille « pour rien » (à moins d’y être contraint). Si ce n’est pas pour quelqu’un, ou au moins sa propre satisfaction on travaille au minimum pour une cause. Pour quelle cause travaillez-vous ? On se le demande...

    Ceci, enfin, est assez inquiétant :

    Et même si une majorité de la population refusait de participer, il ne faudrait plus qu’une infime quantité de travail pour faire tourner le système, automatisé au maximum.

    Et nous, les hommes, nous servirions à quoi dans ce monde merveilleux et « rationnel » ? À fournir du jus, à l’instar des humains de Matrix ? Ou bien, à absorber la production, comme des vers de terre (d’ailleurs vous ne précisez pas si la lobotomie serait obligatoire ou seulement optionnelle...) ? À moins que ce ne soit les deux : fournir du jus ET absorber la production ?



  • Bovinus Bovinus 20 octobre 2011 11:01

    Il avait précisé que c’était pour « simplifier »... smiley



  • Bovinus Bovinus 19 octobre 2011 23:14

    Mr-J
    Enfin la cohabitation entre secteur public communiste, et secteur privé capitaliste est possible, toutefois le secteur privé aura forçément vocation à disparaitre ou du moins à se délocaliser.

    C’est tout à fait possible, c’était même le système en vigueur en France en gros entre 1946 et 1973, voire 1983. La tendance à se « délocaliser » peut être enrayée à l’aide de nombreux mécanismes fort bien connus et ne serait nullement un problème (protectionnisme, contrôle sur les mouvements de capitaux, taxation raisonnable, lois sur les salaires - par exemple, les entreprises suédoises sont en vertu de la loi obligées de verser le même salaire à l’étranger qu’en Suède, ce qui casse net les velléités de délocalisation fondées sur le seul critère de réduction des coûts de main d’œuvre). La véritable difficulté consiste à pérenniser un tel système, ce qui nécessite l’implication soutenue des principaux intéressés - à savoir, les travailleurs.

    Un état qui travaille avec et pour nous, c’est ça selon -moi : l’avenir.

    Ce que je suggère dans ce papier n’est ni plus ni moins que de faire de sorte que tous les citoyens en deviennent « propriétaires » directement (sans passer par le Parti)... Les règles régissant cette propriété doivent bien entendu être redéfinies (il ne s’agit pas de transformer l’État en SARL et de distribuer les actions aux citoyens), ainsi que les règles de définition du capital : qu’est-ce qui est considéré comme étant du capital, et qu’est-ce qui n’en est pas ?

    La démocratie directe et par tirage au sort est l’un des moyens d’y parvenir, l’institutionnalisation de privilèges et de statuts particuliers en est un autre. Il y a mille formes d’organisation socio-économique permettant d’atteindre un tel résultat. Le tout est de savoir distinguer l’essentiel du superflu et de cerner les vrais enjeux.



  • Bovinus Bovinus 19 octobre 2011 01:22

    Quand je parle du caractère de religion dont on a pu enguirlander la laïcité, je m’écarte évidemment de sa définition précise, telle qu’on la trouve dans un dictionnaire de langue française. La propagande contemporaine détourne le sens des mots et déguise les concepts - j’ai d’ailleurs écrit un texte plutôt médiocre sur le sujet, mais explicite et largement plébiscité, que vous pouvez retrouver en cliquant sur mon pseudo.

    Il ne peut y avoir de religion d’état ailleurs que dans votre esprit perverti et vagabond.

    Les religions d’État ont toujours existé, et continuent d’exister à peu près partout, que cela vous plaise ou non (on peut parler de cultes, de doctrines ou bien de mystiques diverses et variées qui ont néanmoins un point en commun : elles constituent les valeurs dominantes admises socialement, valeurs dont l’irrespect est très fermement combattu, et qui font l’objet d’une promotion soutenue de la part du pouvoir politique).

    En URSS, il y a 20 ans de cela, c’était l’athéisme (le genre particulier d’athéisme imposé en URSS avait un caractère réellement religieux) ; en Arabie Saoudite c’est l’Islam sunnite ; aux États-Unis, c’est le mondialisme ; en France, c’est la laïcité ; en Russie, c’est le christianisme orthodoxe ; en Israël, c’est le judaïsme. Etc, etc. Simplement, certaines de ces « religions » que je qualifierais de tartufes, refusent d’admettre leur nature religieuse, voilà tout.



  • Bovinus Bovinus 19 octobre 2011 00:57

    Merci pour vos commentaires.

    Au sujet du mouvement dit des « Indignés », il me semble malheureusement que c’est du flan, et même bien pire : il s’agirait d’une vaste opération de propagande et de « récupération », menée simultanément dans la plupart des États occidentaux. C’est ce qui ressort de mes observations, que des gens plus compétents que moi confirment et développent par ailleurs : http://www.u-p-r.fr/actualite-facebook/manipulations-et-recuperation-qui-est-vraiment-derriere-les-%c2%ab-indignes-%c2%bb

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