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Bovinus

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  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 11 mai 2011 17:26

    Castor

    Je reviens juste un instant sur cette loi de 73.

    L’idée maîtresse était d’éviter l’inflation, préjudiciable notamment aux consommateurs que nous sommes.
    Il a donc été interdit à l’état d’emprunter à 0% à la Banque de France.

    Le problème n’est donc pas cette loi en particulier mais ce que les gouvernements ont continué à faire ensuite, sans discernement : emprunter à tour de bras.

    Il est bien facile aujourd’hui de prétendre que cette loi est à l’origine de l’explosion de la dette mais il convient de rappeler, aussi, qu’emprunter sans financer le remboursement est particulièrement criminel.

    Pour vous, pour moi, ça s’appelle vivre au-dessus de ses moyens.

    Deuxième point, bien malin qui pourrait dire quelle serait notre situation économique si l’on avait continué à permettre à l’état d’emprunter à 0% en battant monnaie sans cesse pour financer ses projets : qui se souvient des taux d’inflation à deux chiffres et de leurs conséquences ?

    Ah, je reconnais en Castor un énième disciple du « monétarisme » de M. Friedman. Essayez d’évoluer, mon vieux, cette pseudo « théorie » est aujourd’hui un mythe largement éventé. Lisez Galbraith ou Stiglitz.

    Si les Russes ont pu se défaire du marxisme avec le temps, pourquoi n’arriverions-nous pas à nous défaire du monétarisme ?



  • Bovinus Bovinus 11 mai 2011 15:43

    @ enrefléchissant

    Vous ne seriez pas un peu trotskyste, par hasard ? Ou, peut-être, rentier cosmopolite ?

    Parce que : « tous les hommes sur terre », en français, ça ne s’appelle pas « peuple », mais « humanité ». Alors, oui, l’humanité, ça ne s’arrête pas aux frontières, mais les particularités socio-économiques et culturelles, même dans un minuscule pays comme la Belgique, sont bel et bien réelles et étonnamment fort résilientes. Ce qui fait qu’en réalité, dans notre exemple belge, on n’a pas un seul et unique « peuple belge », mais un « peuple wallon » et un « peuple flamand » au sein du même État, d’ailleurs au bord de l’explosion.

    Ah, j’y suis : ça doit être un coup des méchants dirigeants belges, qui divisent pour mieux régner. Forcément.



  • Bovinus Bovinus 11 mai 2011 14:19

    D’accord. Je comprends mieux, mais ne partage pas votre opinion.

    En fait les migrants sont bien accueillis ou vilipendés selon la situation économique du pays destinataire.

    C’est ce que je me tue à vous dire. Et puisqu’ils sont vilipendés, tout est bon pour ce faire : on les accusera de terrorisme, de barbarie, d’infériorité raciale, de prosélytisme religieux, d’être inassimilables... Pour être plus précis, je dirais non pas que dans le meilleur des cas, les migrants seront « bien accueillis », mais simplement accueillis, et dans le pire, ils feront office d’esclaves et de boucs émissaires. Comme, par exemple, en Arabie Saoudite, ou, pour citer un exemple qui nous est plus familier, les États-Unis d’Amérique.

    Je doute que les pays destinataires cautionneraient le meurtre de femmes sous prétexte qu’il y a du chômage.

    Les « pays » (plus précisément, ceux qui les dirigent) cautionneront tous les meurtres, y compris les plus horribles et les plus abjects, sous les plus mauvais prétextes, à partir du moment où cela leur permet de renforcer leur pouvoir, en créant de la peur au sein de leurs populations. Et ça ne les empêchera pas de laisser rentrer néanmoins quelques migrants, car ils créent une situation de « dumping social » à l’intérieur du pays d’accueil, ce qui contribue à tirer les salaires vers le bas et à maintenir une tension sociale.

    L’attentat du 9/11 serait un excellent exemple, si il était avéré qu’il s’agit d’un coup monté. En tout cas, la version officielle des faits paraît de moins en moins crédible. Vous allez me dire : je suis parano. Absolument. Un certain degré de paranoïa tend à devenir une qualité de survie intellectuelle essentielle, de nos jours.

    Les migrants économiques essayent de faire aujourd’hui la même chose que leurs prédécesseurs, à savoir s’assurer un avenir meilleur, et il n’y a rien de mal à cela.

    Hélas, il y a bel et bien du mal à cela. Il y a du mal à cela parce que cela veut dire que le pays d’origine est dans une situation d’échec grave. Il y a du mal à cela parce que les migrants se condamnent à vivre une vie d’exil, et à faire l’objet d’une mise à la marge sociale dans leur pays d’accueil, ce qui est une forme de souffrance qui, si elle n’est pas physique, n’en est pas moins lourde pour autant. Enfin, les migrants constituent une perte nette de capital humain pour le pays d’origine (en général, quand il y a révolution quelque part, ceux qui se barrent les premiers sont les meilleurs : chercheurs, médecins, enseignants...). Et ceux-là, ils traversent pas la mer en Zodiac. Il y a des tas de conséquences néfastes dans les phénomènes de masse de ce genre, aussi bien pour les migrants que pour les accueillants.

    Cela dit, oui, « il n’y a rien de mal à cela » quand cela reste la seule solution de survie. Le mal est de laisser pareille situation se produire.



  • Bovinus Bovinus 11 mai 2011 12:49

    Votre dernière phrase explique finalement bien des choses, si vous ne voyez qu’une différence de degré entre ces deux phrases.

    Je reconnais volontiers manquer parfois de subtilité (d’où mon pseudonyme). Expliquez-moi où se trouve la différence de fond lorsqu’un quelconque média ou parti politique nous dit que les étrangers sont responsables dans une certaine mesure du taux de chômage, touchent trop d’allocations sociales, transforment les banlieues en zones de non droit, propagent un Islam agressif et lorsque le Figaro nous dit que de vilains migrants assassinent d’autres migrants pour alléger leur bateau. Honnêtement, je vois pas.



  • Bovinus Bovinus 11 mai 2011 12:12

    Votre réflexion est incroyable. Finalement que ce soit vrai ou non, vous n’en avez strictement rien à faire. Si vous les accusez d’avoir assassiné ces femmes, c’est parce que vous avez des problèmes économiques. Il y a une petite différence entre dire "les migrants viennent manger notre pain, et les migrants tuent leurs femmes pour survivre« , mais elle a l’air de vous échapper.

    Au moins ça a le mérite de la sincérité.

    Eh bien oui, il m’importe peu de savoir si elles ont été assassinées ou non, parce qu’il me semble que c’est une information sans objet. Elle ne sert à rien. Pour 29 femmes jetées à la mer, combien d’autres périssent tous les jours, de faim, de soif, de maladie, que sais-je, partout sur la surface du globe ? Pourquoi celles-ci seraient-elles plus importantes que d’autres qui meurent tous les jours en Afghanistan, en Somalie, en Palestine ... ? L’horreur, ça manque pas sur Terre de nos jours, y compris chez nous.

    Un grand nombre de gens ici, en France, considéreraient qu’il y a trop d’étrangers. En ce qui concerne le gouvernement, c’est carrément un large consensus (à en juger par le nombre de lois et de mesures administratives visant à empêcher l’immigration). Est-ce que vous croyez vraiment que tout ceci, c’est l’œuvre du simple racisme ? Moi, je pense que c’est parce que les gens sont devenus pauvres et qu’ils pensent (à tort ou à raison, peu importe) que les étrangers, dans une certaine mesure, leur prennent non pas leur pain, mais leur travail (ce qui revient au même). Je pense aussi que l’individualisme et la peur qui ravagent notre structure sociale y sont également pour beaucoup, mais ça, les gens s’en rendent rarement compte. Et puis, un étranger, ça a toujours fait un excellent bouc émissaire, c’est vieux comme le monde.

    À partir de là, diaboliser l’étranger devient l’étape suivante et naturelle. On les accusera alors de tout et de n’importe quoi, voire, pourquoi pas, de bouffer leurs propres bébés avec du ketchup-moutarde.

    Finalement, non entre dire  »les migrants viennent manger notre pain, et les migrants tuent leurs femmes pour survivre" il n’y a pas grande différence. Ce n’est qu’une marginale différence de degré.

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