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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

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  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 6 juillet 2011 22:01

    C’est amusant comment par quelques messages idiots, l’auteur de l’article a finalement réussi à me convaincre de l’infériorité intellectuelle des femmes, alors que j’avais plutôt une nette tendance à considérer hommes et femmes comme des êtres égaux, chacun partie prenante d’une réalité commune nommée l’Humanité.

    RETOURNE DANS TA CUISINE, LA MÉNAGÈRE !



  • Brath-z Brath-z 6 juillet 2011 21:55

    « les filles sont arrivées tard sur le marché de l’instruction »

    Oui, tard. En 1881.
    Comme les hommes !

    Et sur le « marché » de l’enseignement supérieur, je vous accorde un « retard » d’une trentaine d’années. Trop, peut-être, mais loin d’être aussi catastrophique que vous le croyez.

    « il y a eu des théories racistes à l’encontre des femmes duranr des siecles, des millineraires »

    Je vous mets au défi de me trouver fut-ce UNE théorie raciste sur les femmes. Oui, citez-moi donc UNE SEULE théorie qui fait des femmes une « race » à part, et je vous accorde le bon dieu sans confession. Il n’y en a pas. Aucune.
    Il existe en revanche des théories de l’inégalité naturelle des femmes. Ca, c’est vrai. Mais ça n’a rien à voir avec des théories racistes. Et c’est un phénomène récent qui n’a JAMAIS été soutenu par l’Église, qui elle a toujours été partisane d’une différenciation (et non d’une hiérarchie) entre hommes et femmes.
    Et encore, il faut relativiser ce phénomène. Entre les Grecs anciens et la période moderne, de telles théories sont inexistantes. Oh, il doit bien pouvoir se trouver ici ou là tel ou tel prêcheur qui maintient que les femmes doivent être asservies. Mais il n’y a aucun phénomène significatif de cela. Et d’ailleurs l’Église ne le permettait pas, étant donné que les Homine (« êtres humains ») étaient égaux entre eux car tous dotés d’une âme immortelle. En fait, la première vraie théorie de l’infériorité des femmes a été pondue par Thaleyrand pendant la Révolution. Le prêtre défroqué voulait retirer aux femmes tous droits civils au prétexte que ce sont des « créatures fragiles ». Mais sa proposition a été à l’époque rejetée à l’unanimité. Ce qui ne l’a pas empêché de faire des émules par la suite.

    "De nombreuses théories pseudo-scientifiques ont voulu démontrer l’infériorité physique et, par conséquent intellectuelle des femmes« 
    Tout à fait. Ce ne sont pas des démarches scientifiques, étant donné qu’elles raisonnent en valeur d’absolu, qui en sciences n’existe pas. Sur quels critères »absolus" peut-on juger de la supériorité de tel ou tel être sur tel ou tel autre ? Si comparaison on peut faire, ça ne peut être que ponctuellement et dans un domaine précis.
    Mais il est amusant de noter que la principale source de cette idée de l’infériorité des femmes du fait de leur moindre développement musculaire que les hommes (ça, c’est un fait, et ça n’est pas un critère de hiérarchisation recevable) fut... Simone de Beauvoir ! smiley



  • Brath-z Brath-z 6 juillet 2011 21:38

    Ce qui est extraordinaire c’est que vous citez les mêmes faits historiques que moi mais que vous persistez à y voir l’exemple d’une « tyrannie millénaire des mâles ».

    Alors rappelons quelques éléments simples :
    - Avant le XIXème siècle, il n’y avait tout simplement pas de différence de traitement entre les genres pour ce qui est de l’instruction : 90% des gens (hommes et femmes) n’y avaient pas accès (l’école royale n’était guère développée), contre 10% qui y avaient un accès plus ou moins étendu. Parmi ces 10%, on trouvait aussi bien des hommes que des femmes.
    - L’accès aux universités a été interdit aux femmes jusqu’à ce que Maximilien Robespierre l’autorise quand il fut président de l’université d’Arras. Cela ne venait pas d’une bête discrimination de genre mais du passé religieux de ces institutions. Notons qu’il existait quelques rares établissements équivalents qui, eux, étaient interdits aux hommes. Étrangement, ces établissements avaient conservé un plus fort lien avec l’Église que les universités. Précisons enfin que les universités n’étaient pas des lieux d’instruction ni d’éducation comme aujourd’hui, mais plutôt des « cercles » intellectuels.
    - Le premier penseur à avoir théorisé une inégalité naturelle des hommes et des femmes depuis les Grecs de l’antiquité fut Thaleyrand, dont la proposition d’interdire « par égard pour ces fragiles créatures » tous droits civils fut rejetée à l’unanimité.
    - C’est le XIXème siècle qui voit pour la première fois naître le sexisme avec le Code Napoléon qui fait des femmes des mineures perpétuelles, soumises à la loi du père puis du mari. Dans la pratique, ce code fut assez peu utilisé.
    - Dès 1815, l’inégalité sociale concerne de nouveau la frontière riches/pauvres, avec la Charte de la Restauration qui enlève tous droits politiques à 90% de la population.
    - Sous la Monarchie de Juillet, le ministre Guizot est l’auteur en 1833 d’une loi organisant l’école primaire, accessible aux garçons comme aux filles. Cependant, il ne rend pas l’enseignement obligatoire (il oblige simplement la présence d’une école pour garçons dans toutes les grandes communes) et refuse de retirer la priorité de l’enseignement aux congrégations religieuses, ce qui fait que moins de 25% de la population a accès effectif à l’instruction, et que parmi ceux-ci, l’immense majorité des femmes (souvent de la haute bourgeoisie, la noblesse préférant les précepteurs de famille) est placée dans les congrégations religieuses.
    - La loi Falloux de 1850 complète la loi Guizot en obligeant à la création d’une école de filles par école de garçons.
    - Les lois Ferry de 1881 et 1882 rendent l’instruction primaire obligatoire pour les garçons et filles âgés de 6 à 13 ans.
    - Certaines voies (médecine, génie, notamment) de l’enseignement supérieur sont interdites aux filles jusque vers 1900-1910. La raison de cette interdiction (il ne s’agit pas d’une justification à mes yeux) étant que les disciplines concernées sont liées aux métiers de la guerre, domaines où l’on considère que les femmes n’ont pas à prendre de part. La guerre russo-japonaise de 1905 a démontré que les femmes pouvaient être mobilisées massivement pour des taches non martiales (transmission de messages, collecte de renseignements, soin aux blessés, etc.), aussi ces carrières se sont-elles ouvertes, même si dans la pratique les femmes ont été rares à l’université jusqu’à la « première démocratisation » de l’enseignement supérieur dans les années 1920.



  • Brath-z Brath-z 6 juillet 2011 21:13

    Non, Loreleï, je crie victoire car vous avez illustré par l’exemple ce que j’affirmais ci-dessus : "Quel que soit le registre utilisé, si le commentaire n’est pas à 100% sur sa ligne, sa [Loreleï] réponse est agressive. De plus, le fond de TOUTES ses interventions est le même".
    Et vous me donnez même le plaisir immense de le confirmer par cette nouvelle intervention où vous parlez de l’Église et de la génétique, sujets qui ne sont tout simplement pas abordés par mes interventions sur ce commentaire.

    C’est tout simplement extraordinaire.



  • Brath-z Brath-z 6 juillet 2011 21:04

    Rougalashinga > Ne confondez pas tout ! J’ai beau ne pas être féministe pour un sou, la thèse que défend l’auteur dans les commentaires n’est défendue que par une infime minorité de féministes hystériques, la plupart du temps sans aucune qualification et dont les travaux ont été invalidés par toutes et tous dans tous les pays du monde, souvent venues des milieux évangélistes, et qui considèrent que l’histoire se caractérise par la « domination masculine ».
    En France, Elizabeth Badinter a été longtemps la seule porteuse de ce courant (cf. XY) qui n’a aucun lien avec le féminisme « psychologique » français (Simone de Beauvoir, « les femmes sont des êtres incomplets qui veulent devenir des hommes comme les autres mais en sont empêchées par les structures culturelles de nos sociétés », « on ne naît pas femme, on le devient ») mais a changé d’avis après avoir un petit peu étudié la question (d’où son opposition en 1998 à la loi sur la parité).

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