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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 10:53

    Il est vrai que le sens que l’on donne souvent à démocrate est proche de celui de populiste. Sauf qu’étymologiquement parlant, le démocrate est celui qui est en faveur de la démocratie et qui en respecte les valeurs (BHL n’emploie ce terme qu’uniquement dans la seconde acceptation, considérant au fond que la démocratie se passe très bien du peuple). La démocratie est le gouvernement du peuple et se réfère, sinon à un ordre institutionnel, du moins à un socle de principes qui empêche toute souveraineté autre que populaire.

    Si dans notre système institutionnel actuel, le populiste soutient la souveraineté du peuple, il n’y est pas indéfectiblement lié et peut donc exister dans un autre contexte institutionnel (exemple : l’empire romain, comme mentionné dans mon article).
    Le terme « populiste » serait plutôt proche à mon sens du mot républicain dans son acceptation antique mais avec les référents d’aujourd’hui : le républicain est favorable à un gouvernement œuvrant pour le « bien commun » sans présupposé institutionnel (acceptation antique du terme), ce « bien commun » étant l’intérêt du peuple entendu comme corps des citoyens (référence actuelle du mot « peuple », qui n’est pas la peuplade antique).

    Donc vous voyez que l’ambiguïté du terme n’est au fond pas si présente.
    Quant à ne plus l’utiliser, je le veux bien pour l’acceptation qui sert à jeter l’anathème, mais je tiens personnellement à l’utiliser pour qualifier mon positionnement.



  • Brath-z Brath-z 18 février 2010 18:35

    Certes, l’emploi du terme respect à tort et à travers en a faussé le sens. Rien que l’expression « ça impose le respect » est fausse. Le respect, ça ne s’impose pas, ça s’inspire. C’est une relation mutuelle.
    Pour être respecté, encore faut-il être respectable.

    Mais il ne faut tout de même pas oublier l’importance que revêtent la tranquillité et la bonne intelligence dans le cadre de la vie en société.
    Lorsque vos parents vous disaient que vous leur « deviez le respect », ils employaient un terme au lieu d’un autre. Il aurait été plus avisé de dire que vous leur « deviez la considération ». Et c’est vrai, parce qu’ils sont vos parents et que vous leur devez une bonne part de ce que vous êtes, ne serait-ce que par la naissance et l’éducation. Le respect serait éventuellement né d’une considération, voire d’une estime, mutuelle.

    Plutôt que de respect, sans cesse brandit en étendard, on devrait plutôt se gargariser de sens civique. Le respect ça se mérite, ça s’inspire, mais surtout ça se construit, et ça peut prendre longtemps. Tandis que la vie en société, elle, n’attend pas.



  • Brath-z Brath-z 18 février 2010 17:03

    Je l’ai vu il y a quelques semaines, lorsqu’il est passé dans ma ville, ce spectacle est très drôle !

    Par contre, je trouve le premier paragraphe de l’article totalement hors-sujet. Il ne me semble pas que ce spectacle ai une autre prétention que celle de faire rire (et ça marche !).



  • Brath-z Brath-z 18 février 2010 16:30

    Merci pour ce lien très instructif, Hermes !

    Il donne de l’eau à mon moulin et confirme au-delà de toutes mes analyses le caractère profondément orienté idéologiquement de l’espéranto comme langue et comme pratique.

    D’abord, quelle langue « utilitaire » à but de communication serait doté d’une règle d’airain ?

    Ensuite, si on considère que cette déclaration était indispensable, il eu mieux valu se limiter à cette portion du premier titre : l’espéranto est une langue dont la finalité est de "donn[er] aux hommes des diverses nations la possibilité de se comprendre entre eux, [et servir] pour les institutions publiques dans les pays où se trouvent des rivalités de langues« . Là, on peut dire que c’est donner une utilité à l’espéranto. On identifie un besoin (permettre aux hommes des diverses nations de se comprendre entre eux, ou dans une nation avec rivalité de langue, servir dans les institutions ; on peut aussi ajouter aujourd’hui : servir dans les institutions communautaires supranationales) et on y propose une solution : l’adoption d’une langue internationale véhiculaire. Jusque là, rien à dire.
    Là où cela se gâte, c’est dans la suite. Dès le titre 2, on parle de »partisans de l’idée d’une langue internationale« . Ouïlle ouïlle ouïlle ! S’il y a partisans, c’est donc qu’il y a partis (pas forcément structure, organisation ou autre, on dirait aujourd’hui »bord« ou »tendance« ). Dès lors, on entre dans la bataille d’opinion. On ne cherche plus à apporter une solution à un problème identifié et mentionné mais à imposer ses vues à d’autres. Quels autres ? La déclaration ne les mentionne pas, mais ils doivent exister, sans cela il n’y aurait pas de »partisans« . Un seul parti, cela n’existe pas. Même sous régime de parti unique, il y a plusieurs partis dans le parti.
    Je passe sur le titre 3, à vocation juridique (même si la partie sur l’autorisation de se servir de la langue est très drôle), pour aborder le titre 4 qui m’a bien fait rire. En somme, l’espéranto ne peut plus évoluer que sur la marge. C’est donc que Zahmenof a été saisi par la grâce divine et qu’il s’est vu révélé la langue, la seule, qui n’aurait pas besoin d’évoluer jusque dans ses fondements pour exprimer le monde. Je ne suis pas philologue, mais enfin on m’a toujours dit que le statut d’une langue dont les règles sont fixées une fois pour toutes et pour laquelle les évolutions sont cantonnées à la marge est celui de »langue morte« . Voir par exemple le latin, langue de la Chrétienté, qui ne peut évoluer que par l’ajout de néologismes homologués par le Vatican. L’espéranto serait-il une langue morte ? Je n’aurais jamais osé affirmer une chose pareille (pour moi, l’espéranto est une langue - et un phénomène - marginale, mais pas morte).
    Et le titre 5 est, quant à lui, totalement dispensable, quoique révélateur. Outre la »définition« du terme »espérantiste« (j’ai mit »définition« entre parenthèses pour la simple raison que celle avancée pour le mot »espérantiste« est stricto sensus celle du terme »espérantophone« et que si »espérantiste« doit être employé, il conviendrait de lui donner un autre sens), la recommandation d’adhérer à une société espérantiste révèle en effet que l’espéranto... est apparemment vouée au vase clos ! Voila qui est pour le moins contradictoire avec la vocation affichée au titre 1 (même si, déjà, elle est bancale).

    Ah, tiens, un petit ajout de dernière minute. La déclaration commence par »l’espérantisme est l’effort fait pour répandre dans le monde entier l’usage« de l’espéranto. Sémantiquement parlant, un espérantiste est donc un adepte de l’espérantisme, c’est-à-dire quelqu’un qui oeuvre pour répandre dans le monde entier l’usage de l’espéranto. Or le dernier titre précise que »est nommé espérantiste celui qui sait et emploie la langue espéranto, pour quelque but que ce soit« (vous noterez qu’il est bien mentionné qu’il faut un but pour employer l’espéranto, voila une confirmation supplémentaire de la dimension largement idéologique de l’espéranto). C’est donc associer connaissance de l’espéranto et promotion de l’espéranto, autrement dit asséner que le seul bon practicien de l’espéranto est celui qui vise à en répandre l’usage. Donc c’est faire de l’espéranto une cause (dois-je encore faire le lien avec l’aspect idéologique sous-jacent ?), et de son practicien un prosélyte par définition. Je pensais que cette conception (qui me force à réévaluer largement à la baisse le nombre des »vrais" practiciens de l’espéranto) n’était présente que dans l’esprit de Krokodilo et de quelques autres.

    Finalement, j’aurais préféré que cette déclaration confirme les principes qui ont préludé à sa création et qui ont motivé son rapide et relativement impressionant succès entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle (les mêmes raisons qui ont permit le succès du volapük malgré sa pratique absolument impossible, c’est dire si l’idée d’une langue internationale pour - enfin ! - faire la paix était populaire !). Parce qu’un peu de niaiserie sirupeusement humaniste et pleine de bonnes intentions, c’est tout de même moins déprimant qu’une simple course au finish des opinions.



  • Brath-z Brath-z 18 février 2010 15:40

    "L’esperanto bien qu’imparfait permettrait de faire mieux dans la communication, selon mon point de vue et mon expérience. Par contradiction, je ne pense pas que cette langue soit apte actuellement à un éventuel remplacement de l’anglais. Mon expérience me montre, que de nombreux conflits interviendraient entre locuteurs de l’espéranto, au sujet même de la pratique de la langue. Ces mêmes conflits existent déjà actuellement dans la langue.« 

    Ah ! Et bien voila, nous sommes d’accord ! Selon VOTRE point de vue et VOTRE expérience, l’espéranto permettrait de faire mieux dans la communication. Vous avez le droit d’avoir vos propres appréciations. Mais ce ne sont que vos propres appréciations. Tout comme les miennes ne sont que les miennes.

    Étant rentré tout récemment dans la succession d’acharnements réciproques à la suite des articles de Krokodilo, je ne sais pas au juste quelles sont les positions que vous avez affiché précédemment. Toujours est-il que je constate que vous, au moins, contrairement à Krokodilo ou Romain Desbois, reconnaissez le caractère subjectif de votre appréciation et n’assenez pas péremptoirement la vérité révélée selon laquelle l’espéranto serait LA solution unique et universelle (bon, je caricature, le message serait plutôt »la seule et unique amorce de solution") aux problèmes de communication. Vous poussez même l’honnêteté intellectuelle jusqu’à reconnaître l’existence des conflits de clocher entre espérantophones.
    Du temps où on pouvait commenter sur Agoravox sans être inscrit, j’avais fait remarquer à M. Masson les (nombreuses) objections philologiques faites à l’espéranto par des espérantophones et des espérantistes. La réaction avait alors été une dénégation pure et simple de l’existence de tels conflits entre locuteurs de l’espéranto, accompagnée d’un paragraphe rageur consacré à l’ido (que j’ai découvert à cette occasion), apparemment symbole pour lui d’une récupération de l’espéranto par l’impérialisme. J’avais été très surpris par la virulence de cette réaction, à l’époque.

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