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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

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  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 14:27

    Effectivement, la campagne pour le oui au référendum sur le TCE était très démagogique (et très peu politique...) et aurait donc mérité d’être qualifiée de « populiste », mais bon... c’est tout de même celle pour le non qui en a écopé dans les médias ! Comme quoi dans la bouche de nos chers « démocrates » pétris d’idées grandioses et de bons sentiments, le mot « populiste » outre qu’il ne veut rien dire, est aussi à géométrie variable.



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 14:24

    Il ne s’agit pas tant d’une alliance entre l’empereur et le peuple que de l’introduction à la tête de l’état d’un représentant de l’intérêt du peuple !

    Sauf en quelques occasions (Vespassien, je crois), l’empereur ne dut jamais son trône au peuple, et n’en tirait pas sa légitimité. Sauf que dans la pratique, il se faisait défenseur des intérêts du peuple pour une raison fort simple : laisser le parti sénatorial diriger à son envie conduisait à la fin de la paix sociale (voir le règne de Galba).

    Le populisme étant une doctrine fondée sur la pratique, il a évolué et s’est enrichi de principes tandis que d’autres en étaient exclus. Ainsi le populisme fondateur du Royaume de France présente le souverain (le roi) comme défenseur des faibles face aux puissants, qui lui étaient pourtant soumis. Pour autant, là encore, il n’y avait pas d’alliance institutionnalisée.

    C’est pourquoi après la Révolution française et la mise en pratique du concept de souveraineté populaire le populisme changea encore de forme.

    La seule constante que j’ai trouvé au populisme dans l’histoire est la vocation du dirigeant (individu, classe, représentants élus, etc.) à défendre les intérêts du peuple. Et c’est déjà beaucoup !



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 12:47

    "Le populisme c’est faire entendre au peuple ce qu’il a envie d’entendre pour obtenir ses voies afin d’être élu .... et mieux le trahir immédiatement après« 

    La rhétorique populiste, peut-être, mais certainement pas le populisme !
    Mais il est vrai que les accusations incessantes de »populisme« ne sont pas souvent utilisées envers des »grands« politiques, ceux qui font partie du sérail, ceux qui vont céder aux exigences de l’ »élite éclairée« plutôt qu’à celles du peuple dans leur politique.

    Je ne partage pas votre analyse sur le deux poids deux mesures droite-gauche quant à la désignation du »populiste« de service : Jean-Luc Mélenchon, et avant lui Georges Marchais, se voit accoler bien souvent cet épithète... je répète ce que j’ai écrit dans l’article : »« populiste » est attribué au représentant de la gauche « charbon et acier » aussi bien qu’à celui de la droite « camembert et vin rouge », toujours par le libéral moderne et éclairé« . En fait, l’anathème »populiste« est attribuée suivant l’idée binaire de Benjamin Constant aux »anciens« par les »modernes" (catégories politiques qui n’avaient déjà pas grande réalité à l’époque de Constant, et ça ne s’est pas arrangé !).



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 12:13

    J’ai plusieurs remarques à faire sur votre commentaire :

    D’abord, la rhétorique populiste (je préfère le mot « démagogique », mais bon) n’est pas nécessairement anti-élites. Exemple type : Louis-Napoléon Bonaparte, lorsqu’il était président de la République et qu’il menait campagne pour mettre en place l’Empire entre 1851 et 1852 tenait un discours populiste dans lequel il proclamait que la grandeur de la France et l’intérêt du peuple passaient par les élites.

    Ensuite, le mot « populiste » désigne :
    - soit l’adepte d’une doctrine nommée le populisme
    - soit « des gens très dangereux qui entretiennent les peurs et les haines des peuples pour aboutir le plus souvent à des dictatures » (vous y allez fort dans le genre, mais après tout, c’est l’idée)
    C’est-à-dire que le sens premier du mot se réfère directement à une doctrine sociale fondée sur une pratique politique de nombreuse fois mise en application, le deuxième à une méthode électoraliste. Or il se trouve qu’aujourd’hui « on » (entendre le « microcosme » désigné par M. Barre) n’emploie le mot « populiste » que dans cette seconde acceptation (qui est celle, en fait, du mot « démagogue ») et qu’on en a même tiré une définition du populisme qui se réduit à la méthode du bateleur électoraliste, c’est-à-dire à la démagogie !

    C’est là le résultat d’une cinquantaine d’années de travail idéologique semblable à ce qu’a essayé une partie de la classe politique vis-à-vis du marxisme (création d’un sens nouveau au mot « marxiste » - favorable à l’URSS - puis adjonction d’un sens nouveau au mot « marxisme » directement lié au sens nouveau du mot « marxiste » - doctrine d’état de l’URSS - et enfin occultation des sens premiers de « marxisme » et « marxiste » - marxisme : doctrine fondée sur les théories de Marx, marxiste : favorable au marxisme). Bien que je ne sois pas marxiste (je suis « antimarxiste secondaire », comme disait Desproges : il m’a suffit de lire Marx pour ne pas adhérer à ses théories), je suis de tout cœur opposé à cette diabolisation simpliste (elle ne cherche même pas à diaboliser par la déformation des idées, comme dans les années 1930, mais par l’anathème, en rendant un mot infamant) du marxisme et des marxistes.

    Enfin, je rappelle cette vérité universellement vérifiée : la guerre, c’est à 100% du conflit d’intérêt. Jamais une guerre ne s’est déclenchée pour une autre raison, par idéologie ou par haine de l’autre. Ce genre de prétexte a pu être avancé pour justifier la guerre, mais jamais cela n’en a été la raison réelle.



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 11:58

    Le sens des mots change, en effet. Néanmoins, l’utilisation actuelle du mot « populiste » occulte la dimension que j’ai précisée quelques messages plus haut et aussi dans mon article (« dans le monde réel, le populiste, c’est l’adepte d’une doctrine politique : le populisme »), à savoir que, en-dehors de l’anathème, c’est-à-dire de l’utilisation purement oratoire du mot, le « populiste » ne se conçoit pas en dehors du populisme.

    Le mot « populiste » ayant à présent deux sens (le sens original, « favorable au populisme », et le sens nouveau, « démagogue »), il s’ensuit que le mot « populisme » s’est vu lui aussi greffer un nouveau sens, dont certains (je les ai nommé explicitement en début d’article, même si j’en ai oublié un paquet) aimeraient qu’il soit le seul existant. Or cette occultation d’un vaste mouvement de pensée, de réflexion et de pratique politique me semble dommageable. C’est la raison pour laquelle j’ai intitulé cet article « qu’est-ce que le populisme ? » et non pas « qu’est-ce qu’un populiste ? ».

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