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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 23 février 2010 19:01

    Frère Voiture > « En Iran (...) on OBLIGE les femmes à porter le voile »

    Et bien ! Je n’ai pas du aller dans le même Iran que celui dont vous parlez ! A Téhéran, en dehors du quartier sud, plus pauvre, la majorité des femmes que j’ai vu, surtout les plus jeunes (60% de la population a moins de 30 ans là-bas) ne portaient rien sur les cheveux. Je précise également que je n’ai pas vu les fameuses milices des mœurs. Il y a bien deux endroits où j’ai vu le voile généralisé, y compris certains cas où le voile se portait sur le visage : Qom, la ville sainte (et encore la proportion de femmes non voilées étaient assez élevée) et la campagne « profonde ».

    Par contre, la plupart des filles âgées de moins de 13 ou 14 ans (je ne suis pas doué du tout pour estimer l’âge des gens, donc c’est entièrement pifométrique, comme chiffre, mais bon) que j’ai vu portaient un voile, ce dont je n’ai trouvé aucune explication. L’autorité familiale plus prégnante, peut-être, que pour les adolescentes et les adultes ?



  • Brath-z Brath-z 23 février 2010 18:40

    "En tout cas, on ne peut pas attaquer et bombarder un pays sur la simple suspicion d’une activité illicite. On doit disposer d’une forme de preuve.« 

    Parce qu’on peut attaquer un pays en cas de preuve d’ »activité illicite« , maintenant ? A part George H. Bush qui voulait faire en 1991 des États Unis d’Amérique le »gendarme du monde« dans le cadre d’un »Nouvel Ordre Mondial« unipolaire, ce principe n’a jamais été affirmé. Et quand bien même il l’aurait été, ce n’est pas un droit qui relève de cette chose essentiellement évanescente et en construction perpétuelle qu’on appelle »droit international« . Si certaines institutions internationales comme l’ONU prévoient des règles qui induisent des sanctions de type économique, voire diplomatique, aux pays qui ne les respectent pas (et encore, dans 99% des cas de violation, c’est de l’ordre du vœux pieux !), il n’y a pas de règle en dehors de ces cadres et en aucun cas il n’est »permit« d’attaquer et bombarder un pays, sauf en cas de guerre (qui, elle, est réglementée), autrement dit il n’est en aucun cas »permit« d’être un agresseur.

    La décision d’attaquer ou non un autre pays est du ressort de l’opinion du ou des agresseurs. C’est une question d’opinion, d’estimation, pas de droit.

    Après cela, il y a la permission morale... mais honnêtement, dès Thucydide et son Histoire de la guerre du Péloponnèse, plus aucun analyste des relations entre les états (désolé pour la lourdeur de la formule, mais j’ai quelques scrupules à parler de »relations internationales" avant la moitié du XIXème siècle) n’estime qu’une guerre puisse être due à une raison morale. Y compris les croisades.



  • Brath-z Brath-z 23 février 2010 18:27

    @ le naif (qui porte bien son nom) :

    «  »Les USA n’ont PAS LES MOYENS d’engager un nouveau front."

    Je suis entièrement d’accord avec vous sur ce point, mais il s’agit d’une pensée rationnelle, hors « la croisade » entamée par l’équipe Bush et non infléchie par Obama, (bien au contraire) n’a rien de rationnelle. De plus, vue l’ampleur de la crise économique et de écroulement imminent de l’économie américaine et occidentale en général, la tentation de la fuite en avant n’est pas à exclure, hélas business as usual...« 

    Vous ne trouverez pas une seule guerre dans toute l’histoire qui ne soit à 100% due à un conflit d’intérêt. Or l’intérêt des États Unis d’Amérique, c’est :
    - soit d’assurer leur hégémonie, de continuer sur le vieux rêve du monde unipolaire façon néoconservateurs première mouture, dans lequel une puissance incontestable assure le rôle, accepté par tous, de »gendarme du monde" tout en imposant ses canons en matière de politique intérieure à ses féaux
    - soit de ne pas perdre ses positions privilégiées vis-à-vis des pays exportateurs de matières premières et de ne pas rencontrer d’opposition sur la scène internationale quant à ses choix stratégiques

    La première orientation a eu des résultats pour le moins désastreux, comme en juge l’enlisement et la très probable défaite prochaine en Afghanistan, la montée en puissance irrésistible de la Chine et de la Russie et l’affaiblissement militaire des pays de l’OTAN, sans parler des ébauches de remise en question de l’hégémonie amérique-unienne au sein de l’organisation atlantique. C’était celle suivie par George W. Bush.
    Si une guerre est un bon signe pour la relance de l’économie par le biais du secteur de l’industrie de l’armement, à la longue, ça use le corps social (d’où déstabilisation intérieure), induit une économie dite « de cavalerie » faite sur la fuite en avant (d’où déstabilisation économique, financière et même monétaire) et ruine l’influence et le rayonnement international. Sur le long terme, et même sur un moyen terme d’une dizaine d’années (ce qui est l’un des deux choix possible pour une guerre contre l’Iran : ou bien un enlisement dans un conflit planétaire, puisqu’il est probable que la Russie et la Chine respecteront leurs engagements de 2006 de riposter à l’agresseur éventuel de l’Iran, ou bien une défaite rapide de l’un des deux camps, voire des deux, et vu le peu de potentiel militaire disponible immédiatement, il est probable que, si gagnant il y a, ce ne sera pas l’OTAN) le conflit ne sert pas les intérêts des États Unis. Ce ne sera donc pas la stratégie suivie par Barrack Obama, à moins d’un brutal bouleversement des alliances à l’échelle mondiale qui paraît peu probable.

    Le rêve étant désormais exclu, il reste le moindre mal : la seconde orientation. C’est, au passage, l’une des stratégies « traditionnelles » des États Unis d’Amérique : la recherche de l’équilibre des forces (l’autre étant la non-intervention). Dans cette perspective très probable, la stratégie à adopter (et effectivement adoptée : comme tous les états du monde, les États Unis d’Amérique jouent sur plusieurs tableaux en même temps pour ne pas se retrouver complètement pris au dépourvu) est de reconfigurer le monde sous une forme d’un aréopage de blocs dits « régionaux » tous à la fois concurrents et partenaires (avec, éventuellement, un bloc africain dans le rôle du souffre-douleur de service) et suivant les mêmes principes et des orientations parallèles. Dans un tel monde, l’intérêt des États Unis d’Amérique ne serait pas contredit à l’international parce qu’il coïncidera avec l’intérêt du monde dans son ensemble.

    Mais même s’il s’agit là d’un « moindre mal » définit en creux (NE pas perdre ses positions et NE pas être contredit à l’international), il s’agit toujours d’un rêve, ou du moins d’une vision intellectuelle. Or la réalité impose une politique moins ambitieuse encore.
    S’il advient effectivement, comme cela est envisagé de plus en plus sérieusement, que les forces d’intervention en Afghanistan perdent la guerre contre les Taliban, alors la position de tout le « monde occidental » et des États Unis d’Amérique en particulier sera pour le moins affaiblie et alors nos chers partenaires qui limitent leurs ambitions pour le moment (la Chine et la Russie, notamment, mais aussi l’Inde, le Brésil, etc. qui, tous, ont renoncé temporairement à leur politique étrangère « traditionnelle » par respect d’un consensus international imposé par les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale puis par ceux de la Guerre Froide) ne se priveraient pas pour y aller franco et flouser aux États Unis d’Amérique et à leurs alliés leurs positions, qu’elles soient militaires, économiques, énergétiques, diplomatiques, etc. Et dans ce cas-là, disposer d’alliés ou au moins de pays relativement amicaux qui, eux, ne font pas partie de l’ « occident », n’ont aucune visée sur nos positions et sont des puissances régionales de tout premier plan, c’est une nécessité. Or c’est là la position exacte de l’Iran actuellement. Et pour qu’il la conserve, il lui faut la stabilité intérieure (et l’échec de la « révolution verte » à la réalité essentiellement médiatique a prouvé la solidité du régime) et extérieure (et cette solidité, Ahmadinedjad la renforce encore par l’épreuve de force, qui prouve que l’Iran peut parfaitement dialoguer au même niveau qu’eux avec les États Unis d’Amérique).



  • Brath-z Brath-z 23 février 2010 17:46

    Morice > « L’Iran a tout intérêt à focaliser autant sur sa personne : ce pouvoir ne tient que par la force »

    Évidemment. Ça et l’immense popularité du régime. Sans parler de celle du président, bien moins populaire mais tout de même deux fois plus que le notre.



  • Brath-z Brath-z 20 février 2010 14:34

    « La vie en société, quelle partie ?Travail, famille, patrie ? »
    Tout cela et bien d’autres aspects.

    « Développement individuel, sous quelles conditions ? »
    Là, j’avoue ne pas comprendre la question...

    « Est il permis de ne pas être d’accord avec le mode de vie que l’on mène et malgres tout être heureux ? »
    Plutôt que « permis » j’aurais écrit « possible » et auquel cas la réponse est oui. Je rappelle que le but premier de la vie en société est de pouvoir vivre dans des conditions point trop contraignantes. La vie par opposition à la survie.

    « La vie en société ?
    N’est-ce pas seulement un ensemble de violences potentielles qui détérminent nos comportements ? »
    Vaste débat. J’incline à penser que la société aliène autant qu’elle libère l’individu. Mais c’est mon côté rousseautiste qui s’exprime.

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