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Caleb Irri

"on n'établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature" Orwell

Tableau de bord

  • Premier article le 07/11/2007
  • Modérateur depuis le 06/05/2008
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Derniers commentaires



  • caleb irri 1er juin 2013 13:10

    @ kimbabig

    Sortir de l’Europe pour retrouver la souveraineté du peuple, c’est cela pour vous être à gauche ?

    Ce n’est pas parce que l’Europe actuelle n’est pas démocratique qu’elle ne peut pas l’être. Et le fait que l’Allemagne pratique le protectionnisme quand ça l’arrange et le libre-échange comme bon lui semble ne signifie-t-il pas justement ce que vous voudriez qu’il se passe en France par la France ?

    En gros si c’est l’Allemagne qui « profite » de sa puissance économique (qu’elle s’est construite en jouant « perso » ) pour faire respecter « sa » souveraineté c’est mal, mais si c’était la France qui le faisait ce serait être « de gauche » ? La Chine est une Nation, elle pratique le protectionnisme, son peuple est-il pour autant souverain ? Et aux Etats-Unis aussi ?

    Le problème n’est pas l’Europe en elle-même qui devrait être une union de peuples ayant suffisamment de points communs pour construire ensemble quelque chose pour le bien du plus grand nombre, mais le système capitaliste qui conduit les groupes de pays les uns contre les autres, les nations au sein de ces groupes les uns contre les autres, à l’intérieur des nations les citoyens contre les autres.

    Au lieu de vouloir la fin de l’Europe il faudrait mieux vouloir la fin de ceux qui la dirigent. Refonder les institutions et instaurer de nouvelles règles... A propos de la France vous parlez de puissance, de protéger l’économie et le social c’est très bien mais est-ce là votre conception de la gauche : la France d’abord et que les autres se débrouillent ?

    J’ai du mal à saisir cette forme « d’internationalisme » ou quoi que ce soit du genre...



  • caleb irri 31 mai 2013 23:46

    u@ taktak

    tout d’abord j’emploie le terme « majoritairement », ce qui n’exclue pas d’autres composantes idéologiques. Cela dit, j’ai du mal à envisager la gauche (la « vraie ») militer pour le nationalisme plutôt que pour l’internationalisme, et sans doute faut-il se poser la question de savoir si l’on peut être de gauche et nationaliste (certains ont essayé mais ils ont rapidement oublié le côté « social » pour ne conserver que le « national », si vous voyez ce que je veux dire) :

    ensuite, je ne sais pas pour les autres mais pour ce qui est de monsieur Lordon, je n’ai pas compris de ces discours la même chose que vous : qu’il envisage la sortie de l’Allemagne serait pour moi plutôt un signe de sa volonté de sauvegarder l’Europe que de la quitter, mais c’est juste une opinion.

    je refuse le « TINA », et dans cet article je ne fais qu’exposer comme je les vois les différentes possibilités, qui sont justement des alternatives différentes (même si parfois les conséquences pourront se rejoindre). Ma solution préférée est la dernière de la liste, vous l’aurez compris...

    à propos de votre n°1 : le fait est qu’un traité de libre échange bilatéral existe ne remet pas en cause la possibilité du protectionnisme : il suffit de se mettre d’accord. Et puis qui vous dit que les Etats-Unis n’ont pas eux-aussi besoin de cet accord ?

    n°2 : aujourd’hui en Europe il n’y a pas de protectionnisme « généralisé »’, car de fait elle est désunie. C’est bien pour cela que l’on parle de « gouvernance économique -et politique » européenne. Le jour où l’Europe sera un Etat « fédéral », le protectionnisme sera plus facile à négocier. Mais nous n’en sommes pas encore là.

    Pour ce qui est de la perspective d’une sortie de l’Europe « par la gauche », je n’arrive pas à la concevoir : déjà j’ai du mal à imaginer qu’on puisse se dire à la fois de gauche et patriote (la recherche du bien commun que je crois être une valeur humaniste de gauche ne me semble pas compatible avec autre chose qu’un « mondialisme », qui ne doit pas avoir de frontières, et qui se trouve loin du capitalisme ; il n’existe pas pour moi de capitalisme social) !

    C’est bien sûr en s’unissant que les peuples pourront résister, pas en défendant chacun sa chapelle ! Et si nos gouvernants arrivent à s’unir contre leurs peuples (et ce malgré leurs égos- et leurs intérêts surdimensionnés), pourquoi les peuples n’arriveraient pas à le faire ?

    Je n’ai aucune horreur vis à vis de la notion de « Nation », je la trouve obsolète d’un point de vue « non-capitaliste ». Je ne suis ni strotskyste ni d’aucune chapelle à vrai dire, je ne dis que ce que je pense et j’écris que pour partager mes réflexions avec d’autres...

    Il faut se rendre à l’évidence : l’avenir sera mondialisé, mais le nouvel ordre mondial n’est pas nécessairement un monde fasciste : c’est à nous de le rendre socialiste, ou humaniste, ou tout simplement humain, je n’ai pas de problème avec les termes : http://calebirri.unblog.fr/2013/02/23/il-y-aura-bien-un-nouvel-ordre-mondial-puisque-le-capitalisme-ne-survivra-pas/

    Nous ne sommes malheureusement plus au stade de la « lutte des classes » mais au carrefour d’un monde qui sera soit un monde à la Huxley, soit à la Orwell, et nous devons tous lutter contre l’un et l’autre. Tous. Pas pour nous, pour nos enfants et ceux qui les suivront. 



  • caleb irri 20 mai 2013 23:15

    @ Manu

    Pardonnez-moi mais je ne dis pas que le parlement nous est imposé, mais que le gouvernement impose au parlement de voter les lois proposées par lui ou ceux de sa majorité

    Pour ce qui est du résultat des urnes, il n’y a pas besoin de les truquer : le système électif est lui-même truqué, empêchant les petits partis de devenir gros, et les inconnus sans soutien de devenir députés (à quelques exceptions près, il n’y a qu’à regarder la composition de l’Assemblée Nationale depuis quelques mandatures), sans parler de celle des sénateurs...

    Et si c’était de vouloir participer au système pour l’améliorer qui était vain ?



  • caleb irri 20 mai 2013 23:05

    @ daniel paul

    je suis bien d’accord avec cette façon de voir les choses « en théorie », mais la réalité est plus délicate à gérer. Car la démocratie est sans doute le régime le plus difficile à établir et à faire fonctionner. Pour cela qu’il faut naturellement que les « règles du jeu » soient écrites (même si elles peuvent être modifiées), mais surtout qu’elles soient acceptées par tous - ou au moins la majorité que le peuple a décidé de considérer comme valide. Sinon ce n’est plus la démocratie mais l’anarchie, et c’est un autre sujet

    Pour ce qui est du chef, qui a dit qu’il y en avait besoin d’un, et qui dit qu’une nouvelle Constitution devait nécessairement déterminer la sélection d’un chef ?



  • caleb irri 20 mai 2013 22:54

    @ Jean-Louis CHARPAL

    effectivement s’ajoute la contrainte européenne, mais cela aussi est du ressort des Etats : si l’Europe disparaît demain, la France existera toujours. Et si, au sein de l’Europe, la France décide de n’en faire qu’à sa tête la contrainte n’ira pas bien loin...

    Cela dit je ne milite en aucun cas pour la sortie de l’Europe, mais bien pour une « autre » Europe, et je ne serai pas fâché que ce soit la France qui, comme cela s’est déjà produit, ouvre la voie vers le renouveau démocratique. Après, si c’est un autre Etat j’y trouverai mon compte aussi...

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