Nos positions ne sont pas éloignées. Vous évoquez un beau parleur, là où
j’évoque une personneayant l’habitude prendre la parole en public, habile à manier les idées
et les concepts et non dénuée de charme. Qu’il soit manipulateur dès le début,
ou trublion « en fin de parcours », l’essentiel reste la capacité du
dominant à embobiner les dominés potentiels, comme de bien entendu largement
majoritaires.
Quant à la gestion d’un
pays, c’est tout de même un cas de figure assez différent de la réunion
circonstancielle d’un groupe de personnes dans la poursuite d’un objectif
factuel.
Il y aurait cependant bien
des considérations à émettre sur le rôle de dominante de Merkel, en particulier
face à un Hollande, soumis à ses femmes successives, et à un Macron éduqué par
sa grand-mère, puis façonné par une Pygmalionne cumulant, par surcroît, les rôles
de mère adoptive et d’amante.
« Comme quoi on a vite fait le tour sur la démocratie participative... »
Ca, je dois dire.
Et
quand je vois une majorité de Français, venant de chasser comme un
malpropre, le type qui les avait blousés en leur disant "Mon ennemie,
c’est la finance", puis élisant un produit non adultéré de cette même
finance, on est même fondé à s’interroger sur l’aptitude des peuples à
la démocratie tout court.
Rien n’indique que cette infotrmation soit moins sérieuse et moins crédible que l’autre. Elle serait plutôt plus sérieuse que l’autre, puisque dans l’autre, on lit cette non signifiante information :
Il y a deux ans, une vague de chaleur avait frappé l’Inde et le Pakistan. 3 500 personnes avaient perdu la vie.
... pour qui se souvient de l’hécatombe européenne de 2003 (70’000 morts, sont 19’490 en France, selon l’Inserm).
Et cela démolit la thèse de l’auteur de l’article pour qui il n’existerait rien entre une Europe américanisée et l’Islam conquérant : il existe des gens qui ont compris, et qui refusent de se laisser anéantir sur ce qui reste la terre qu’ils ont reçue en héritage de leurs ancêtres.
»Les peuples qui ont la malchance d’y
vivre vont être obligés de fuir leurs pays. Ils vont remonter vers
le nord, vers la Russie, et aussi vers l’Europe. Normal. Si j’étais
à leur place, je ferais pareil."
Pas forcément. Si vous appartenez à un peuple proactif d’Europe, vous participeriez directement, ou indirectement, à l’effort commun mettant en place les aménagements (polders) qui permettront de vivre au-dessous du niveau de la mer, comme font les Hollandais, les Belges et d’autres après eux, depuis le XVe siècle.
"Même dans une simple petite structure telle une association de quartier
il y a au moins une personne (pas forcément volontaire pour ça au
départ) qui finira par coordonner et diriger les débats et la
planification des actions.«
Ca ne manque jamais ! Dans bien des cas, la place est occupée par une personne ayant déjà fait de la politique et habituée à prendre la parole en public. Si elle ajoute à cela une facilité à manier les concepts et les idées, et un certain charme personnel (charisme), les autres - éventuellement à deux ou trois »fortes têtes" près, que la majorité silencieuse neutralise par marginalisation -, se font balader à longueur d’assemblées.
"...ce qui différencie l’humain des autres animaux et jusqu’à preuve du
contraire, c’est le dépassement de la nature animale...«
Si peu. Je notais encore hier soir, sur ce site, ce phnoménal paradoxe qui veut que les philosophes de la Raison ont engendré une bande fous furieux, assoiffés de sang, qui se sont laissés complètement submerger par leurs passions haineuses.
»Encore un plein de prétentions !"
Je pense, tout au contraire, que reconnaître les faiblesses et les lacunes de la nature humaine, ressortit à la modestie.
@alinea « C’est que la notion dominant/dominé a été perverti par l’Homme sinon, chez tous les mammifères, cette loi agit pour l’équilibre, l’harmonie... »
Et il en résulte que l’égalité, c’est la guerre, à travers les frustrations de ceux qui, en toute subjectivité et mesquinerie, ne s’estiment pas assez égaux, ou qui trouvent que les autres sont trop égaux par rapport à eux.