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Cazeaux

Cazeaux

Français périphérique en colère. Politologue (de formation ) amateur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 3 mai 2017 17:46

    bj,

    Vous avez publié naguère un article bien documenté sur le lt Col de La Rocque, rappelant combien De Gaulle s’était fort inspiré des idées développées par la mouvance Croix de Feu /PSF, ayant eu nombre de PSF à ses côtés à Londres, dont Vallin, qui s’est battu courageusement à la libération. Cela pourrait vous rendre plus nuancé à l’égard de Dupont Aignan, en un temps où la France n’est ni en guerre ni occupée par une armée ennemie.
    Je vous cite :
    C’est sur ces deux bases (humanisme et gaullisme) que son ralliement à l’extrême droite et à un parti qui a historiquement contesté systématiquement l’action du Général De Gaulle a déclenché une vague d’indignations justifiées. 
    1. Humanisme : en quoi le FN s’écarterait-il d’une conception humaniste, mot si galvaudé depuis fort longtemps ? Le FN prône-t-il le machinisme ? ou encore le primat de l’argent sur l’homme ?
    2. Gaullisme : je vous renvoie à mon article de ce jour : Macron, Le Pen, Dupont-Aignan : tous Gaullistes ?

    Combien de temps va-t-il falloir que s’opposent ceux qui approuvent le revirement de De Gaulle sur la question algérienne et ceux qui ne l’ont pas « digéré » ? 
    Croyez-vous qu’il fut agréable pour nombre d’électeurs FN de voter Le Pen, quand on sait que Philippot va fleurir la tombe du général qui a fait tirer sur ses compatriotes, à fait emprisonner arbitrairement des anciens combattants, décorés de guerre, qui n’acceptaient pas que leur terre natale soit abandonnée au mépris du principe de l’intégrité du territoire ? Ces électeurs ont estimé que les querelles du passé ne devaient pas prévaloir sur l’intérêt actuel et futur du pays. S’unir pour une cause du présent serait donc une trahison ?

    Plus loin, vous dites une énormité : 
    Charles Maurras qui préférait l’Allemagne nazie et antisémite à la France indépendante.
    Cette affirmation est une contre vérité. Où avez-vous vu que Maurras a soutenu l’Allemagne nazie, l’Allemagne tout court, d’ailleurs ?
    Son antisémitisme d’Etat, pour contestable qu’il soit, n’a rien à voir avec les théories racistes d’Hitler. Maurras, comme l’immense masse des Français, a estimé que Pétain était le chef légitime du pays et sa méfiance à l’égard des anglo-américains l’a gardé d’approuver De Gaulle. 
    Il a fait le choix de la fidélité à une autorité qu’il estimait nécessaire pour garder le pays du pire. 
    Nombre de monarchistes d’AF n’ont pas tenu le même raisonnement et furent parmi les premiers à prendre le maquis, quand De Gaulle se disait hostile à la Résistance intérieure. 
    Maurras, à partir de l’invasion de la zone sud, est resté discret. Jamais, contrairement à l’ancien socialiste Déat ou à l’ancien communiste Doriot, il n’a encouragé la victoire du IIIe Reich. 


  • Cazeaux Cazeaux 3 mai 2017 16:50

    Qui est ce Siatom pour dire qui est ou qui n’est pas gaulliste ? Il est souvent question de posture gaullienne, de dignité, voire de majesté quand le mot gaulliste est prononcé. N’avoir pas même le courage de signer de son nom...et se placer en dispensateur du label gaullien ou gaulliste, cela commence mal...

    Comme j’ai eu l’occasion de le dire ici, je m’appelle Cazeaux et je signe Cazeaux. C’est un nom qu’on trouve bien présent sur la plaque des morts de la Grande Guerre dans le village de mes aïeux paternels (Ste Marie de Campan) ainsi qu’au grand monument de la Porte d’Orléans, où tous les morts au combat de la IIe DB sont inscrits. 

    Prétendre que Dupont Aignan était le le dernier des mohicans gaullistes, celui pour qui l’homme de Colombey incarnait à ses yeux la grandeur de la France qu’il voulait remettre d’équerre, n’impressionne que ceux qui le veulent. 
    J’ai aussi pour aïeul un officier de la Grande Armée qui a fait toutes les campagnes du « Petit Tondu », de 1800 à 1815, deux fois blessé à la campagne de Russie, devenu « demi-solde » après Waterloo. Cela me donnerait-il le droit de m’instituer « inspecteur en bonapartisme » et refuser l’appellation, par exemple à Villepin ?

    Dupont-Aignan a joué et continue de jouer de cette posture, sans jamais d’ailleurs nous dire en quoi consiste « son » gaullisme. Mais qu’importe ! Si cela lui fait plaisir, si cette référence l’encourage, l’inspire, eh bien tant mieux. Qu’on s’oppose à ses analyses et à ce qu’il propose, pas à une photo ou un buste qu’il a peut-être sur son bureau.

    Enfin, que vient faire Pétain ici ? La divergence qui a séparé le vieux maréchal de son protégé est de l’ordre de la prudence, par tant des conceptions politiques.

    C’est Olivier Guichard qui le rapporte avec de solides références, De Gaulle aurait bien dit que la France a bénéficié de deux cordes à son arc, la sienne et celle de Pétain. 
    Plus proche que Pétain des milieux nationalistes, de tradition royaliste par sa mère, De Gaulle fut un homme ancré dans une droite autoritaire, antiparlementaire, et hostile au libéralisme de par sa dimension catholique. 
    A côté de cela, il était un adepte du pragmatisme et, fasciné par Nietzsche, possédait cette face sombre, dubitative, tragique, insondable. 

    Pétain et De Gaulle sont deux grandes destinées, d’abord très proches, puis adversaires, mais faire de l’un le strict contraire de l’autre, s’est tomber dans un manichéisme bien éloigné des réalités.


  • Cazeaux Cazeaux 3 mai 2017 15:57

    @Sozenz
    Oui et non ! 

    Merci de relire attentivement mon article, qui aurait pu être bien plus long car je n’ai qu’à peine effleuré les aspects économiques et sociaux, sans évoquer les références philisophico-religueuses de De Gaulle, l’ambigüité de ses rapports avec la notion de parti politique, et d’autres thèmes encore.

    En fait, il est bien plus facile de parler de De Gaulle que du gaullisme, pareillement de Napoléon que du bonapartisme, de Mussolini que du fascisme etc.
    Les questions que je pose : « où est le gaullisme ? » montrent le caractère assez hétéroclite de ce courant.
    De Gaulle, dans Au Fil de l’Epée, se rattache à la filiation du Prince de Machiavel, plaçant avant tout les qualités du chef, du gouvernant ; la prévalence des réalités (notion très présente dans les discours et écrits du gal) sur une quelconque doctrine.

    Pour être en phase avec ce qu’a dit maintes fois De Gaulle, il faudrait avoir l’honnêteté d’admettre qu’être gaulliste aujourd’hui n’a pas de sens. 

    • Ont été gaullistes, de 1940 à 1945, ceux qui l’ont choisi pour chef et ont combattu sous ses ordres.
    • Ont été gaullistes, plus tout à fait pareillement, ceux qui ont participé à l’aventure du RPF puis à la reconquête du pouvoir, de 1947 à 1958.
    • Ont été gaullistes (néogaullistes selon le point de vue de ceux qui n’ont pas suivi le revirement / Algérie), ceux qui ont participé aux dix années de monarchie républicaine, installant durablement un force politique de droite conservatrice qui a occupé une place majeure dans la vie publique entre 1959 et 1973. 

    Après, le courant avec Chirac et aujourd’hui, il est en passe de se fondre, tel le PS, dans une recomposition de l’ensemble de la classe politique.
    L’erreur, qui est aussi une forme de condescendance, consiste à écarter tel ou tel du label gaulliste selon un filtre très personnel.


  • Cazeaux Cazeaux 3 mai 2017 13:10

    @Taverne
    Jeune homme, vous ignorez de quoi vous parlez (Mitterrand à Benamou). Quoi de surprenant qu’en 1972, dix ans seulement après l’indépendance de l’Algérie, Le Pen, ardent défenseur de l’Algérie française comme le furent TOUS les gaullistes jusqu’au revirement soudain du général, des anciens OAS ou assimilés aient rejoint le combat du FN ? Pour votre gouverne et répondre à votre question qui contient insidieusement une réponse faussée, je vous indique quelques personnalités ayant cumulé combat contre le nazisme et combat pour l’Algérie française :

    Le col Chateau-Jobert, compagnon de la Libération, le colonel Godard, adjoint du chef FFI au plateau des Glières, Elie de St Marc, déporté à Dachau à l’âge de 17 ans. Georges Bidault, successeur de Jean Moulin à la tête du CNR, Soustelle, patron des services de renseignements de la France Libre, Roger Degueldre, FTP avant de rejoindre l’armée en fin 44 etc.

    On pourrait aussi ajouter le Gal de Larminat, éminent adjoint de Leclerc dans la IIe DB, compagnon de la Libération, qui a préféré le suicide plutôt que d’assurer la présidence de la Cour Militaire de Justice, créée par De Gaulle, furieux que la précédente cour n’ait pas condamné Salan à mort.

    Après, il y a tous les anonymes dont les noms apparaissent toutefois par exemple parmi les témoins à décharge lors du procès du Petit Clamart.




  • Cazeaux Cazeaux 3 mai 2017 12:35

    @Pierre JC Allard
    bj

    J’ai lu avec plaisir votre dialogue avec le vieux Louis. Imaginaire je suppose car pour parler de la « gueuse » en 2008, il fallait qu’il fût très très âgé...Ma chère grand-mère paternelle qui fut jadis « demoiselle d’Action française », a quitté ce monde en 2002, centenaire.
    Cette réaction « digoulasse » , pour parler comme Jane Birkin imitée par Gerra, de ces artistes de gauche (pléonasme ?) a réussi à me choquer à une heure pourtant fort tardive.
    J’ose croire en la persistance d’une justice immanente et parfois quand j’entends les discours délirants de ces contrôleurs du bien penser prendre la défense des barbares des cités, de ces binationaux qui vomissent la France, murs pour la radicalisation, je me dis : qui sait ce qui peut arriver ? un mauvais coup de boule dans une file de cinéma, le gamin racketté, insulté et frappé, le beau 4X4 sans plus de roue posé à même le macadam...Même Van Dam est parvenu à se faire démolir la tronche dans une boîte de nuit de LA il y a quelques années. Les insulteurs du tweet devraient se méfier de l’air libre. Allez savoir, les microbes ont peut-être l’esprit vengeur...
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