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Cazeaux

Cazeaux

Français périphérique en colère. Politologue (de formation ) amateur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 8 mars 2017 19:58

    @velosolex
    Il fallait bien trouver un titre ! Je ne remets pas en cause l’utilité de la police scientifique, je regrette seulement, et c’est secondaire dans l’affaire qui nous occupe, que les séries policières actuelles soient toutes rivées sur cet aspect technologique des investigations, largement insuffisant pour résoudre des énigmes...et qui sont à mon avis d’un grand ennui en comparaison des intrigues classiques.

    En ce qui concerne ce quadruple crime, étant amateur d’affaires criminelles, j’ai d’ailleurs écrit et vendu à Universal un épisode pour Columbo, au cas où cela vous intéresse : Cazeaux.auteur.com , 
    j’ai dès la publication des aveux du coupable présumé, noté des détails qui ne collent pas, things that puzzle me, comme disait Columbo. Relisez-donc attentivement ma critique et vous me direz si vous y voyez une faiblesse de raisonnement. Le mobile de ce que je crois être des aveux faussés repose dans l’espoir du meurtrier d’éviter une condamnation pour assassinat, s’exposant à vingt ans au lieu de la perpet avec trente ans de peine incompressible.
    Je doute qu’on retrouve les cadavres dans un état qui permette d’infirmer selon les seuls critères de la médecine légale, les dires du meurtrier. Je suis persuadé qu’il a particulièrement sophistiqué le mode de destruction des cadavres, comme celui du modus operandi de la tuerie. 
    Vous verrez, l’histoire du pied de biche ne tient pas la route. Je ne vous propose pas d’essayer de tuer quelqu’un de la sorte mais pour avoir personnellement, dans une autre vie, pris quelques rudes coups à la tête, je puis vous dire qu’on ne tue pas quatre personnes avec un tel objet, aussi facilement. 
    L’affaire n’est pas près d’avoir livré tous ses secrets.


  • Cazeaux Cazeaux 7 mars 2017 23:20

    @Pierre JC Allard
    Heureux que ma mise au point « historique » à un « i » près - je ne pratique hélas pas l’espagnol - ne vous ait pas offensé. Je me permets d’insister sur la 2e partie de mon propos, savoir l’origine soviétique de l’usage courant du mot fascisme. 

    Il se trouve que nous avons un voisin russe avec qui nous sommes devenus amis, qui est en quelque sorte un enfant du stalinisme, universitaire qui a bénéficié des privilèges accordés aux scientifiques par le régime d’alors dont il demeure nostalgique. Ce sont mes conversations avec lui qui m’ont permis de comprendre le glissement de sens qui a dénaturé la signification originelle de la notion de fascisme. 
    Le fascisme, il y aurait tellement à en dire, n’aura pas duré longtemps. Il a été vaincu en 1945, en même temps que l’Europe et l’ancien monde qu’elle portait. L’une des pistes pour tenter de comprendre ce courant réside dans l’aspiration paradoxale de toute une partie de la population d’Europe à conserver son identité tout en recherchant une voie unitaire et sociale à l’inexorable modernité en marche. Ce fut un piège qui a tourné à l’apocalypse mais il est peut-être injuste de jeter facilement la pierre à ceux qui ne voulaient ni du Goulag ni de la Ctiy et de Wall Street.

    Une autre piste, très méconnue, est à lire chez le poète maudit Brasillach. Il a livré des commentaires d’une grande lucidité sur la nature romantique du fascisme. Selon lui, et il savait de quoi il parlait en tant que fin connaisseur de la littérature moderne et contemporaine, le fascisme fut l’achèvement du romantisme, avec cette dimension tragique de l’existence qui le distingue radicalement du libéralisme et du socialisme marxiste. 

    L’erreur d’appréciation majeure consiste à confondre fascisme et dictature militaire ou policière. Pinochet ou les colonels grecs n’avaient rien de fasciste. Quant à cette notion d’inégalité en laquelle vous voyez un critère fort, je ne pense pas qu’elle soit propre au fascisme. Il y avait chez les fascistes, mais pas qu’eux, un rejet de l’égalitarisme, l’égalitarisme perçu un mensonge démagogique ; et en même temps l’affirmation décomplexée d’une fierté identitaire. Le chant historique du fascisme, Giovinezza, exalte cette dimension dès son premier vers : Salve o popolo di eroi, salut ô peuple de héros.
    Cette fierté peut être perçue comme affirmation d’une supériorité. Mais alors, que de fascistes tout au long de l’histoire, à commencer par nous les Français, ...jadis.


  • Cazeaux Cazeaux 6 mars 2017 19:22

    bj 


    Je trouve votre « avertissement » étrange dans le cadre d’un site destiné au débat :
     Si vous récusez ma définition, notre débat ici est clos, mais j’irai en discuter avec plaisir sur l’article que VOUS écrirez… et en prenant pour prémisse VOTRE définition…

    Pourquoi faudrait-il rédiger un article sur ce qu’est ou que fut le fascisme pour « avoir le droit » en quelque sorte de discuter ? 

    Je voudrais seulement réagir brièvement sur votre définition et donner quelque indice sur l’histoire du terme.

    Vous dites : je considère fasciste celui qui prétend ; a) qu’une inégalité essentielle non seulement existe, mais DOIVE prévaloir entre les gens… et b) que la force soit un moyen acceptable de faire prévaloir et de maintenir cette inégalité. Cette assertion n’est pas rien. Tout le reste en découle ; réfléchissez. Mais c’est ça et rien de plus.

    On peut affirmer ce que l’on veut , cela ne conférera pas pour autant de véracité à ses propos.

    Etre fasciste, c’est adhérer au corps de doctrine du mouvement fasciste, créé en 1919 par Mussolini et tout un groupe de jeunes anciens combattants.
    Ce mouvement a connu trois phases. La 1ère est celle des Faisceaux Italiens de Combat, elle va jusqu’aux toutes premières années du régime. La 2eme est celle du Parti National Fasciste, qui va jusqu’à l’arrestation du Duce en 1943. La 3eme est celle de la République Sociale de Salo, de la libération de Mussolini à la libération tout court en avril 1945.
    La 1ere et la 3eme se ressemblent : dépassement de la lutte des classes et anti-léninisme, néocorporatisme se substituant à la représentation parlementaire, anticapitalisme et progrès social. La 2e phase est celle qui a inventé le totalitarisme - y-compris le terme - bien que de fait il fut d’un degré moindre que ceux ayant sévi en Allemagne et en URSS.

    J’ignore où vous êtes allé chercher cette histoire d’inégalité « essentielle ». Le fascisme, en tant que doctrine, ne fut pas raciste ni antisémite. Il y eu d’ailleurs nombre de juifs dans les rangs du fascisme initial, nettement plus qu’en proportion du nombre de juifs dans la population italienne. Les lois raciales de 1940 furent opportunistes mais en rien inspirées par le corpus doctrinal fasciste.
    A l’échelon européen, le mouvement qui s’est le plus rapproché du fascisme initial est la Phalange espagnole dont le doctrinaire fut José Antonio Primo de la Riveira, avec le gros bémol qu’elle se voulait catholique et prônait une société foncièrement catholique.

    COMMENT LE TERME FASCISME A PRIS CETTE ACCEPTION FOURRE TOUT ACTUEL
    Ce sont les soviétiques qui ont donné au mot fasciste un sens équivalent à tout ce qui est détestable et doit être éradiqué. Les fascistes italiens ayant barré la route au communisme avec vigueur, ils sont devenus la bête noir de l’internationale marxiste-léniniste. Ainsi, quand les nazis ont pris le pouvoir puis commencé la conquête de l’Europe, c’est avec le même terme de fasciste que les soviétiques ont parlé d’eux. Encore aujourd’hui, si vous parlez avec un Russe qui a vécu adulte en période soviétique, vous n’entendrez pas le mot nazi pour désigner les hitlériens ; il n’existe qu’un terme, celui de fasciste, également valable pour désigner au fil du temps, les communistes purgés par le pouvoir moscovite. 
    L’influence marxiste-léniniste a été telle en Occident que le mot fasciste a pris le sens qu’on lui connaît, en gros, salopard, ordure etc.

    FASCISME ET FN
    Je serai plus bref. Le Pen n’a jamais appartenu à la mouvance néofasciste française. Il est né politiquement avec le poujadisme, courant nettement distinct de la doctrine fasciste. Il y a eu, dès les années cinquante, des groupuscules néofascistes et des intellectuels se proclamant fascistes comme Maurice Bardèche. Le Pen n’a pas eu de commerce avec eux, c’était et il est resté, un national conservateur, plutôt héritier d’une droite bonapartiste. Le fait que trois ou quatre anciens de la Milice ou des Waffen SS aient rallié Le Pen, trente ans après la guerre, n’a eu aucune influence dans les orientations du FN.

    AUCUNE MENACE FASCISTE
    Au sens où vous l’entendez, c’est plutôt vrai. Au sens d’une parenté en ce qui concerne le rejet du parlementarisme et l’exaltation nationaliste, il y a un péril ou un espoir, selon son point de vue, d’un renouveau fasciste, notamment dans les ex pays d’Europe de l’Est, avec l’antisémitisme en prime.
    En France, certainement pas. Même sous le régime de Vichy, la mouvance d’inspiration fasciste ou nazie n’a guère été populaire. Tout au plus 50 000 militants, tous groupes confondus.





  • Cazeaux Cazeaux 4 mars 2017 23:59

    RECTIFICATION A PROPOS DE DE GAULLE

    Dans votre chapeau, vous évoquez De Gaulle se voyant président dès l’âge de quinze ans.
    Hormis le fait qu’il n’est pas rare qu’à cet âge, l’on s’imagine devenir empereur ou médaille d’or des JO, le mot « président » n’est pas de mise dans ce contexte. 
    En effet, en 1905, en pleine IIIe République, le Président inaugurait les chrysanthèmes. 
    Si De Gaulle s’imaginait qu’il sauverait la France, à cette époque cela voulait probablement dire qu’il le ferait en bousculant le régime républicain. Pour ceux qui l’ignoreraient, De Gaulle était issu d’une famille catholique royaliste et lui-même était féru de littérature anti parlementariste et ultra-nationaliste. 
    En revanche, il n’a pas hérité de la foi ardente de sa mère, étant dès l’adolescence fasciné par le nihilisme et le mythe du surhomme de Nietzsche.


  • Cazeaux Cazeaux 25 février 2017 00:14

    @Pierre Régnier

    J’ai lu votre article sur l’exégèse : je ne puis vous convaincre du contraire de ce que vous affirmez avec tant d’ardeur, je crois deviner aussi du dépit à l’égard de vos anciennes convictions, en quelques lignes. 

    Mais relisez-donc le Catéchisme de l’Eglise Catholique : précisément, la différence radicale entre judéo-christianisme et islamisme tient à ce qu ’ancien et nouveau testament ne sont pas des paroles écrites de la main de Dieu, mais par la main d’hommes inspirés certes, mais avec toute l’imprécision, la relativité du langage humain. D’où la nécessité d’interpréter. 
    En revanche, en Islam, le Coran est sensé avoir été « dicté » par un ange lui-même mandé directement par Dieu. De sorte qu’il est impossible, selon la plupart des musulmans, de faire l’exégèse de l’écriture sainte. 
    Pour la violence, justement, heureusement que les violences racontées dans la Bible ne servent pas de repères pour en faire autant. La Bible n’est pas un code juridique, à la différence du Coran. C’est un ensemble de paroles écrites sur une très longue période. Il faut toute une science et du temps pour en tirer bénéfice. Six siècles se sont écoulés depuis les guerres de religion, sans récidive. C’est plutôt encourageant. 

    Pour ce qui est de Michéa et la question de ce qu’il est possible de faire face à cette économisation, comme vous dites, il semble partisan, si je l’ai bien compris, non pas d’un retour en arrière, mais d’un retrait par rapport à l’hyper modernité à laquelle nous sommes parvenus. La croissance incessante est impossible et pareillement le progrès technique. De surcroît, pense-t-il, nous avons régressé sur des aspects cruciaux de notre condition humaine. Il y avait beaucoup de mieux « avant », mais le problème épineux est de faire le tri et de fixer à quel degré de technicité nous devons renoncer. 
    J’ai bien peur que nous n’aurons pas à choisir, il faudra s’adapter quand peut-être, d’un coup, il n’y aura plus de courant électrique. Une nouvelle version du déluge...
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