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Christophe

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  • Premier article le 26/06/2023
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Derniers commentaires



  • Christophe 19 août 2025 12:27

    @Julian Dalrimple-sikes

    il y a une autre option qui ne vient pas de la pensée, donc pas de l’analyse, donc pas de mes désirs, donc pas de mes peurs


    Abordez la notion de pensée dans l’économie classique et néo-classique est en fait une hérésie, l’homo-economicus n’étant en rien un être pensant mais un être qui ne sait que maximiser ses profits (en résumé).

    En 2004, lors de la remise du prix Nobel en neurosciences, c’est exactement ce qu’ont exprimé les nouveaux Nobel. Selon la théorie économique que nous appliquons encore aujourd’hui, le niveau de pensée de l’être humain ne dépasse pas celui des reptiliens. Donc en effet, nos modes de comportements vus par l’économie (qui n’est pas une science) sont fortement simplifiés afin de satisfaire les dérives de la théorie qui utilise les mathématiques pour justifier ses prémices dont certains reposent encore et toujours sur des idées déistes (comme l’autorégulation des marchés reposant sur la main invisible d’Adam Smith, allégorie à la main de Dieu).

    Il y a pas mal d’années j’avais écrit un article sur l’économie vue sous un angle scientifique, introduisant des concepts mathématiques actuels (introduction de la thermodynamique, thermodynamique des processus et des processus irréversibles), parce qu’il faut savoir que cela existe, même si elles sont plus souvent passées sous silence que mises en avant.



  • Christophe 16 juillet 2025 12:09

    @Marc Dugois
    Si je peux m’insérer dans votre discussion je dirais qu’il faut analyser la position des hommes et des femmes dans une perspective historique de l’Homme.

    Depuis la nuit des temps, et l’anthropologie comme la sociologie le confirment, la survie de l’Humanité a résidé principalement sur l’exploitation (au sens noble) des qualités intrinsèques de chaque individu.

    Il y a une confrontation de points de vue aujourd’hui entre la vision sociologique et la vision économique de chaque être.

    Sociologiquement, nous sommes toujours sur le principe tribal de la position de chaque membre selon ses aptitudes individuelles. Economiquement nous sommes sur le principe d’égalité de tous sur tous les points, ce qui mon sens est une aberration mais l’économie n’est plus une aberration prêt.

    La vision économique voit l’être humain selon une approche de l’homo-economicus, comme l’ont soulevé les neuroscientifiques, une caractérisation de l’être humain qui le met au même niveau que les reptiliens. Depuis que les sciences humaines ont été chassées des études économiques (se référer aux Chicago Boys et des travaux de Gary Becker), et vu que l’économie est la seule voie suivre selon nos dirigeants, l’approche sociologique ne s’applique plus dans nos sociétés. Cela pour une raison simple, c’est que Solon (Grèce Antique) avait déj levé que les principes de l’héritage osait un problème démocratique (au sens de l’égalité des chances).

    Sans doute l’Humanité n’est lus orientée dans un souci de survie, ce qui permet de pouvoir introduire de nouveaux concepts, mais avons-nous, au préalable, mesuré leur influence, leur force, et leur apport ?

    La diversité humaine est inscrite dans nos gènes, croire que tout se vaut est une hérésie scientifique, ce qui importe ce sont les divergences bien lus que les convergences. Or aujourd’hui, la discussion n’est permise que lorsqu’il y a convergence, alors que l’enrichissement du savoir passe par la confrontation d’avis divergents. L’évolution est ce prix.



  • Christophe 15 juillet 2025 16:47

    @Mustik

    Je ne pense pas que ce soit réellement de l’Apathie, ni de la paresse, ni de la lâcheté, mais plutôt de l’inculture de plus en plus ancrée dans nos sociétés, bien sûr ce n’est pas anodin. Montherlant parlait en son temps du problème de culture (dans le sens savoir) donnée aux indigènes en insistant que nous donnions les outils pour les amener vers l’émancipation.

    Je pense que nous vivons dans une société dans laquelle nos dirigeants successifs ont tout fait pour que les outils d’émancipation soient réduit à néant pour permettre une meilleure emprise sur la populace par le discours. Une population plus facile à manipuler est plus facile à diriger.



  • Christophe 15 juillet 2025 16:35

    @Réflexions du Miroir

    Vous abordez la fouloscopie, la cumulativité des savoirs. C’est une question essentielle de l’évolution que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les sciences.

    Si nous devions résumer nous pourrions dire que si nous devions réinventer l’eau chaude à chaque génération, nous ne serions pas là où nous en sommes aujourd’hui. Nous bâtissons les nouvelles technologies sur une base de connaissances qui ont été implémentée au fil du temps, de génération en génération. Sur des milliers d’années, le savoir a ainsi été transmis, permettant aux jeunes générations d’aller chaque fois un peu plus loin.



  • Christophe 15 juillet 2025 15:36

    @Auteur

    Article très intéressant qui met aussi en exergue la perspective sur des temps longs et le quotidien de plus en plus prégnant dans la vie des autochtones.

    En fait beaucoup de choses se recoupent avec les analyses que nous pouvons faire en nous intéressant au sujet.

    Je reste toujours attaché aux propos Ludwig Wittgenstein : Tout ce que le philosophe peut faire, c’est de détruire les idoles. Et cela ne veut pas dire en forger de nouvelles.

    Que dire ... la communication est devenue mortifère, on ne communique plus vraiment, il y a eu une forme de glissement sémantique. Lucien Sfez l’a bien approché en explicitant qu’il ne serait sans doute pas venu à l’esprit d’un Grec du cinquième siècle de voir dans la cité une « société de communication ». Un citoyen grec ne doutait pas des vertus du langage et de la discussion, mais à ses yeux une idée de ce genre n’aurait pas représenté beaucoup plus qu’une tautologie sans intérêt.

    L’influence habermassienne a pourtant maintes fois relevé cette aberration de la communication. En se sécularisant, les sociétés occidentales ont perdu les repères et les valeurs qui en assuraient traditionnellement la cohésion. Pour l’animal politique d’Aristote, la polis représentait un lieu d’échange et de parole dans lequel le citoyen puisait le sentiment de son appartenance à la communauté des êtres raisonnables. Citoyen et être de raison n’y faisaient qu’un. Habermas écrivait déjà : La communication devient la Voix unique, qui seule peut unifier un univers ayant perdu en route tout autre référent. Communiquons. Communiquons par les instruments qui ont, précisément, affaibli la communication. Voilà le paradoxe où nous sommes jetés.

    Dès lors que vous tenez entre les mains d’un pouvoir centralisé l’ensemble des principes de communication, vous détenez une maitrise totale de la société, c’est une forme de dictature molle qui utilise le discours pour engager les populations sur la bonne voie, ce que nous retrouvons dans la fabrique du consentement d’Edward Herman et Noam Chomsky.

    Dans la vie pratique, ma fille a suivi des études de journalisme. Dans sa formation universitaire, il existait deux branches de journalisme ; le journalisme et la communication. Elle m’a rapporté, il y a plus de 10 ans, que 98% des étudiants étaient dans la filière communication, ils n’étaient que 2 dans la filière journalistique. Ses expériences dans les journaux ont confirmé cette tendance, la plupart des « journalistes » ne font que de la communication, ils ne font plus de journalisme.

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