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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 22 novembre 2007 19:48

    Loyauté, honnêteté, courage.

    Envers qui la loyauté ?

    Pour l’honnêteté et le courage, je ne vois toujours pas le rapport avec le syndicalisme de gouvernement donc la CFDT. Si le courage consiste à se plier aux désirs du pouvoir en place, en étant donc loyal envers le pouvoir, j’ai du mal à voir ou est le courage. Ces valeurs seraient plutôt dans le camps des réformistes (CFTC, CFE-CGC et CGT-FO) qui proposent pour faire le lien entre ceux envers qui il y a loyauté, c’est à dire leurs adhérents, et le pouvoir en place. Le courage se retrouve dans l’adhésion à un compromis qui n’a rien à voir avec la compromission du syndicalisme gouvernemental. Pour l’honnêteté commençons par exposer clairement ce que l’on et qui on défend et dans quels intérêts.

    Savoir avancer par le dialogue, la signature d’accord salariaux. La grève n’est que l’utime recours et non un préalable.

    Cela se rapproche du syndicalisme réformiste, en effet. Donc plutôt tendance CFTC, CFE-CGC et CGT-FO, mais ce n’est pas une tendance du syndicalisme gouvernemental dont fait partie la CFDT ; un syndicat gouvernemental n’est pas force de propositions, ils adhère aux propositions des gouvernants, le dialogue est inexistant ou presque, si ce n’est quelques mesures à la marge qui ont plus des tendances électoralistes que constructives.

    Préférer la pédagogie à la démagogie. Savoir résister à une base insoumise.

    Encore une fois, vous faites référence aux réformistes. D’ailleurs, il n’y a pas de résistance à une base insoumise, les syndicats réformistes sont à forte tendance démocratique, ils portent les propositions par remontée de la base, la pédagogie et celle de la négociation. Dans un syndicat réformiste, les adhérents savent qu’une négociation ne consiste pas à imposer son point de vue, donc qu’il y a des concessions à faire pour aboutir à un accord, but final de la négociation. Ce qui fait qu’ils sont, aux élections professionnelles, derrières les contestataires et les ex-contestataires devenus gouvernementaux (dont une grande partie de la base est restée contestataire) ; les français sont assez portés sur la contestation, ou sur le fatalisme, positions plus facile que de faire remonter des propositions permettant de trouver des compromis équilibrés.

    Savoir siffler la fin de partie et refuser le paiement des jours de grève.

    Le non paiement n’est que le respect du droit de grève.

    C’est assez troublant l’amalgame qui est fait entre ces deux types de syndicalisme. Vous mettez en avant les tendances des syndicats réformistes et vous les attribuez au seul syndicat gouvernemental français. Comme c’est exactement les propos des médias et des gouvernants, ce n’est pas nouveau.



  • Christophe Christophe 22 novembre 2007 19:14

    @Emile Red,

    Sud dans la catégorie gouvernementale ? ? ? ?

    Non, ils sont dans la catégorie contestataire ; c’est une référence à l’astérique que j’ai inséré après Sud dans le texte. Mais je reconnais qu’elle est peu visible !



  • Christophe Christophe 22 novembre 2007 11:52

    les dépenses de santé et les prélèvement associés aux retraites (13.3% du PIB en 1970, 21.6% en 2003) n’ont jamais été aussi hauts. 8.3% du PIB en plus en 2003 (et surement plus aujourd’hui) qui ne partent pas dans les salaires. 8.3% du PIB ça représente 160 milliards d’euros soit si on prend la stat de votre Monsieur Huchon à peu prêt 94 milliards dans les salaires.

    Et vous constatez que les courbes de cet altermondialistes peuvent être utilisées sur différents angles ; il ne cache pas la réalité historique émanant des structures en charge du suivi des indicateurs. Jugez-vous toujours ces courbes aussi orientées, sans pertinence ?

    Pour l’analyse de M. Husson, c’est une autre affaire, mais là n’était pas le propos !

    Je vous l’ai dit maintes fois, Fred. Même les travaux de ceux qui vous répugnent peuvent avoir des éléments objectifs ; ce qui ne signifie pas que l’ensemble de leur travail est objectif. Les mêmes caractéristiques s’appliquent aux travaux que vous mettez en avant. Reste juste à faire le tri en essayant de s’appuyer sur des études plus objectives.



  • Christophe Christophe 22 novembre 2007 11:29

    Juste un petit rappel Fred, puisque vous semblez avoir la compréhension difficile.

    Vous parlez de l’évolution de la part salariale dans le PIB. Je n’ai donné ce lien que parce que les données d’origine sont issues d’organismes qui, en cette matière, sont objectifs. Même l’OCDE, pour laquelle j’émets des critiques vis-à-vis de certaines positions a des données objectives ; tout dépend du sujet qui est traité.

    D’autre part, Husson est certes altermondialiste, mais reste économiste. Son avis le concerne, mais les courbes qu’il fournit dans le cadre de son étude dont j’ai fourni le lien sont pertinente car il a fusionné l’ensemble des données des organismes en charge de ces données. Jugez-vous les courbes orientées parce que l’auteur est altermondialiste ? Sachant, de surcroit qu’il tend à abonder dans votre sens.

    D’autre part, vous mettez en avant mon manque d’objectivité alors que je n’ai pris aucune position en faveur ou non du lien que j’indique pour les informations pertinentes dudit sujet que vous traitiez.

    Par contre, vous vous permettez d’insister sur les 35 heures sans en connaître à priori les tenants et aboutissants (vous exposez cela comme si les gens étaient passés de 39 heures à 35 heures, ce qui est faux), sur les avancées sociales sans tenir compte des gains de productivités, ... C’est à dire que vous étalez sans vergogne les points que vous jugez négatifs pour la productivité mais pas les points positifs ; belle image d’objectivité, n’est-ce pas ?

    Rien que sur un sujet comme les 35 heures, il faudrait un article entièrement consacré à ce point pour mettre en lumière pourquoi le MEDEF conteste les 35 heures comme vous le faites, en évitant d’exposer la réalité, l’aspect pragmatique des 35 heures qui a apporté flexibilité, amélioration de la productivité, pour un passage moyen de 39 à 38 heures. Vous devez vous rappeler que si le temps de travail effectif est fixé à 35 heures, peu voir aucune entreprise ne travaille 35 heures dans le sens des heures avant cette législation : 39 heures de présence, la notion d’effectivité dans le travail étant introduite par la loi.

    Cela vous échappe-t-il ou est-ce sciemment ? A vous de le dire !



  • Christophe Christophe 22 novembre 2007 08:41

    @grangeoisi,

    Vous redécouvrez l’eau tiède mon pauvre monsieur ! Comment voulez-vous que la France soit championne hors catégorie des grèves depuis des décennies ?

    Voilà l’exemple type du conformisme et de la bien pensance !

    Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.

    En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l’effritement graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l’Etat facilite l’exercice du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés privés. Dans le secteur privé, les 224 000 journées de grève en 2005 représentent, à l’aune d’une population active de 16 millions de salariés, 0,01 journée par salarié et par an. Sur une carrière professionnelle de quarante années, un salarié français fera donc grève moins d’une demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.

    Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques - réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait - se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la « flexsécurité », tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la « gréviculture » décriée par nos médias et nombre de nos politiques et tous les aveugles bêlant !

    Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l’activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d’action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes.

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