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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 30 novembre 2007 17:49

    @Mr Reboul,

    détail amusant : le mot « démocratique » en grec a un sens plus négatif que positif : il signifie plutôt le pouvoir tyrannique (kratos) de la populace (démos) ou de la foule que le pouvoir légitime (archos) de ceux qui savent organiser la cité selon l’intérêt général.

    Sur ce point, vous avez raison. Cependant, il faut préciser qu’à cette époque ancienne, Platon définit la démocratie comme une république dégénérée. Cela explique la connotation négative du terme, vous en conviendrez ! En fait, cela n’a rien d’amusant, ce n’est qu’un héritage historique.



  • Christophe Christophe 30 novembre 2007 16:40

    @Internaute,

    Il existe un lien de forte dépendance entre le politique et l’économique ; ce dernier offrant au politique des prévisions donc des solutions clef en main assurant (au sens des théories économiques) l’avenir. Cependant, depuis Becker et Friedman (et d’autres Chicago Boys), l’économie néo-classique a décrété son autonomie totale, rejetant toute pluridisciplinarité tant avec les sciences humaines, biologiques et évolutives ; ils ne tiennent compte d’aucun résultat de ces sciences, quitte à réinventer la poudre.



  • Christophe Christophe 30 novembre 2007 12:14

    @JL,

    Selon l’approche de certains philosophe anthropologiques, la politique telle que nous l’avons connue et qui semble bien changer serait liée à la relation entre l’homme et sa temporalité.

    En résumant, les lumières ont surtout introduit la perspective en philosophie ; l’homme raisonnant à contre courant du temps, il se projette sur l’avenir ; ce qui fût le rôle déterminant des politiques que de répondre aux besoins perpectifs des citoyens. Cette philosophie des lumières aurait été une rupture avec l’homme archaïque qui a existé sous l’emprise des églises ; l’avenir des hommes n’étant que le domaine de Dieu.

    Aujourd’hui, ils l’expliquent principalement par la tendance qui émane du monde financier ou la perspective est réduite ... au présent, au mieux au lendemain. La politique devenant le traitement des affaires courantes mais non plus une direction à moyen et long terme ; ce qui nécessite des idées directrices. La seule préoccupation, dans les faits, que nous retrouvons au niveau de ces structures non démocratiques consistant à tenter de stabiliser l’insécurité temporelle des finances.

    Nous constatons tout autant, selon certains philosophes, à un délitement d’idées directrices et fédératrices, qui sont souvent taxées d’idéologies afin de les décridibilisées ; alors que le moteur actuel nous poussant au temps présent est guidé par une idéologie qui ne peut admettre, comme à l’époque des religions, aucune contradiction, aucune nuance ; elle se pose de fait comme infaillible.

    D’autres philosophes s’évertuent à expliquer que le modernisme (celui que nous appliquons aujourd’hui s’entend) n’est en aucun cas un progrès.



  • Christophe Christophe 30 novembre 2007 11:10

    @Odile,

    Vous citez de façon fort pertinente la commission européenne qui répond à la problématique des impératifs ordonnés aux démocraties et républiques européennes, mais il me semble que la commission européenne n’est que le reflet de la structure mondiale ... dont l’OMC est le maître directeur.

    La structure mondiale est ainsi faite que ceux qui décident des orientations à donner aux nations ne sont nullement élus, n’ont de comptes à rendre à personne et n’ont à assumer aucune responsabilité quant aux effets de leurs orientations. Ces structures sont détenues majoritairement par des économistes qui n’ont pas de mandats électifs dans les démocraties ; comme le souligne Ivan Illich : dans un monde où les économistes remplacent les prêtres. Historiquement, il y a bien des similitudes entre la structure mondiale (européenne à une moindre échelle) actuelle et durant la période de domination des églises.

    Depuis plusieurs années, déjà, des philosophes tentent de nous interpeler sur la tournure du monde ; ils ne parlent pas de post-démocratie, mais de post-politique.



  • Christophe Christophe 29 novembre 2007 14:29

    @Aero,

    Merci de ce commentaire.

    En effet, même ma fille, étudiante au Mirail tient les propos de notre auteur. Pourtant, comme vous le dites, et c’est tout autant le discours que je lui tiens, il reste surprenant qu’une large majorité ne sache pas s’entendre pour faire plier cette minorité.

    Loin de moi l’idée de soutenir les bloqueurs ; leurs actions sont bien trop anti-démocratiques. Mais la démocratie n’est pas un héritage immuable, et il faut savoir se battre pour obliger le respect de ses règles.

    Il est certain qu’à part faire étalage de son désaccord individuel, sans s’organiser collectivement pour faire plier les bloqueurs, les choses ne changeront pas ; sauf à croire ... au Père Noël. smiley

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