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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 29 octobre 2007 11:27

    Désolé, pas Maxim mais Frédéric Lyon.



  • Christophe Christophe 29 octobre 2007 11:26

    Salut Maxim,

    Bonne intervention car il y a bien une vision d’ensemble à conserver.

    Par contre attention à cela : Ces drones utiliseront une partie des technologies développées pour le Rafale, notamment la motorisation, l’acquisition des cibles, et les systèmes d’armes correspondants.

    La motorisation du Rafale est faite par le M88 de SNECMA (grosse puissance moteur) alors que les drônes avec système d’arme nécessitent moins de puissance et correspondent plus à des moteurs Turboméca (type ADOUR), le spécialiste français des moteurs d’hélicoptère (lui aussi dans le Groupe SAFRAN).

    Le PEA sur lequel j’ai eu l’occasion de traviller faisait un comparatif entre cet UCAV et le Rafale NG (Nouvelle Génération).



  • Christophe Christophe 29 octobre 2007 11:06

    Salut Forest,

    Bon article sur le sujet !

    Il y a cependant quelques petites dates qui me chagrinent. J’ai été embauché dans une entreprise française (qui fait maintenant partie du groupe SAFRAN) en 1989 après avoir travaillé comme intérimaire pendant 4 ans sur le développement ... du système de démarrage du Rafale. La durée du développement, pour une entreprise comme la mienne, était de 8 à 10 ans (domaine des turbines à gaz).

    Officiellement, voir politiquement, les dates officielles sont une chose ; dans la pratique militaire, elles sont à nuancer.

    Par contre, le virage qui a été manqué par Serge Dassault, et non Marcel qui arrivait en bout de vie, est bien la participation française à l’EFA. La petite guerre entre européens a fait que tout les équipementiers et le motoriste (M88 de SNECMA) du Rafale ont été rejetés du programme EFA ; S. Dassault ayant embarqué toutes les autres structures industrielles derrière son erreur. Ce fait est important car certains équipements de l’EFA sont américains, ce qui reste une exception dans le domaine de la défense européenne.

    Vous soulignez très bien le changement assez radical de stratégie qui influencera les besoins militaires, les développements tant de l’A400M et du NH90 sont assez parlant. L’autre orientation militaire, due principalement aux interventions loin de nos bases, est bien les drônes. Il en reste deux grandes familles : les drônes de surveillance (quasiment de l’aéromodélisme) et les drônes avec système d’arme (Dassault) pour éviter que nos pilotes prennent des risques (j’ai travaillé sur des études amont mais la diffusion reste restreinte). En parallèle, c’est le développement des missiles tactiques (Scalp-EG, Storm-Shadow de MBDA) et le développement actuel de PEA comme EGISTE permettant d’attendre une portée accrue pour rivaliser avec les américains.

    Assez récemment, Dassault a séparé sa branche militaire de sa branche civil. Cela laisse penser que son intégration définitive dans AIRBUS/EADS devrait se faire ; mais il me semble que EADS devra, avant tout, se séparer de Thalès dont le Groupe Safran est prêt à reprendre certaines activités ; mais pas toutes.

    Je n’ai pas le droit de donner des détails, mais travaillant sur les besoins de maintenance du Rafale, je rejoins tout à fait tes propos sur le coût de maintenance de cet avion ; il est élevé. Cependant, il faut savoir que l’EFA est plus coûteux en maintenance. Ces coûts, comme tu le soulignes, deviennent déterminant car nous savons que la durée d’exploitation d’un programme est au minimum de 30 ans (le rapprocher au coût global de possession).

    Pour les questions de disponibilité, c’est assez nouveau pour les militaires (à l’inverse de l’aviation civile). Ils avaient tendance à dépenser énormément, pour le plus grand plaisir des industriels, pour stocker des pièces de rechange en quantité astronomique. Mais travaillant sur d’autres programmes militaires (NH90, A400M), cette question devient centrale et est abordé à moindre coût.

    Je peux t’assurer que le temps du gavage de l’industrie de l’armement par l’argent public s’est estompé ; mais il reste encore du travail ; principalement sur l’attribution des marchés de recherche de la DGA et sur les résultats obtenus.



  • Christophe Christophe 28 octobre 2007 14:25

    @Johan,

    Vous faites certes un parallèle intéressant, cependant, votre texte est emprunt d’une vision faussée de ce qu’est le syndicalisme eu égard à la valeur fondatrice de tout syndicat : Un syndicat défend les intérêts de ses adhérents.

    Si nous reprenons différentes assertions que vous faites, il faut donc revenir à ce principe pour comprendre le pourquoi de l’engagement dans différents mouvements.

    vous écrivez : Inaudibles lors de la promulgation du CNE. Ils ont certes été inaudibles du grand public même si ils se sont opposés au principe de CNE ; ils ont d’ailleurs obtenu une période dite d’essai avec un bilan qui devait être fait au bout d’un an ; engagement non respecté par le gouvernement. Par contre pour ce qui concerne ce CNE, il ne s’applique qu’au secteur privé. Vu le taux de syndicalisation dans le privé, il n’y avait donc aucun intérêt à tenter une épreuve de force puisqu’elle n’existe pas dans le privé.

    Ainsi l’opinion publique est divisée, et l’on se prend à désapprouver la lutte d’autres, restés trop indifférents à notre propre sort. La cause est belle, mais le choix des batailles un rien trop partial. Mais quel poids est donné aux organisations syndicales ? La plupart des salariés restent bien planqués et attendent que les syndiqués se battent pour eux. L’intervention de FAUST est tout à fait juste ; bien des salariés ne veulent surtout pas s’engager où que ce soit par peur que cela leur porte préjudice individuellement mais attendent de ceux qui paient le prix de leur engagement qu’ils défendent leurs intérêts individuel quand cela tourne mal pour eux. Quelle hypocrisie !!!

    Quant à l’autorégulation, elle serait possible si certains partenaires sociaux, principalement les représentants patronaux, avaient vraiment l’intention de trouver des compromis équilibrés ; l’expérience démontre tout le contraire.

    Vous citez la pénibilité du travail ; en effet, les syndicat prennent ce problème à bras le corps, à l’inverse du discours bien pensant, mais qui entend ; non pas écoute mais entend. La pénibilité peut être prise en compte à différents niveaux. L’Etat ne veut pas le prendre en considération arguant toujours une évolution de la moyenne de l’allogement de la vie. Nous savons très bien que l’allongement n’est pas uniformément réparti. Puisque l’Etat ne le souhaite pas, c’est donc soit au niveau des branches, soit au niveau local qu’il faut trouver des solutions. Mais le patronat a-t-il envie de prendre une cotisation suplémentaire pour permettre à ceux qui font un travail pénible, soit dit en passant pour répondre à un besoin de leur entreprise, de partir plus tôt en retraite par exemple ? Que nenni !!!

    Un ouvrier vit 5 ans de moins que la moyenne quand il travail dans des horaires normaux. Sa durée de vie est emputée de 4 à 5 ans de plus lorsqu’il opère des rotations nocturnes (travail de nuit). Parce qu’il meurt dix ans plus tôt, ne devrait-il pas partir dix ans plus tôt en retraite ?

    Cependant, il est évident que dans les entreprises où le taux de syndicalisation est élevé, ils se battront pour préserver les avancées sociales qu’ils ont acquis souvent par des luttes. Que ceux qui ne veulent pas se battre pour leurs intérêts sociaux subissent les affres des régressions, cela est normal, mais qu’ils se plaignent que certains aient le courage qu’ils n’ont pas est assez malhonnête !

    @FAUST,

    Merci pour votre témoignage, certes dur, mais il reflète parfaitement la réalité du terrain. J’ai la même expérience que vous ayant été au centre de la cible pendant 6 ans !



  • Christophe Christophe 26 octobre 2007 12:23

    Sous prétexte qu’on ne peut pas changer TOUT tout de suite et de la manière la plus large possible, alors on ne fait rien ?

    Ce n’est pas tout changer tout de suite, un peu de sérieux .. ou d’intelligence. Seulement, quand problème il y a, il faut rechercher la racine du problème au risque de tomber dans la cosmétique ; ce qui est le cas des résultats déjà annoncés du Grenelle de l’environnement !

    Il faut dire que bien souvent ceux qui tiennent ces discours sont souvent soit des extrêmistes de Gauche ou des Intellectuels « purs » ...

    Votre façon de vous exprimez tombe exactement dans les travers de ceux que vous critiquez. Bel exemple d’intelligence !

    qui n’ont pas eu d’expérience dans la « vraie » vie et n’ont pas été amené à créer, développer un projet avec des objectifs quantifiés dans le temps et surtout ATTEIGNABLES !

    Ah bon !!! Par que seule votre vie est vraie, ou celles de vos semblables (ensemble limité dont vous faites partie bien entendu) ?

    Marre des ces Utopistes ... qui gèlent la société Française ...Voila comment la France régresse ...

    Mort de rire !!! Surtout aucune réflexion qui nous mènerait obligatoirement à une vision utopique. Alors que vous n’apportez aucune réflexion, juste des images prédéfinies ... en fait vous êtes sans doute plus utopique que ceux que vous critiquez. Vous allez bientôt nous dire que réfléchir est utopique, n’est-ce pas ?

    Il existe deux approches des problèmes posés. Soit nous réfléchissons à ce qui pose réellement problème, d’où une nécessaire réflexion sur les causes et nous cherchons à résoudre réellement le problème posé. Soit vous ne réfléchissez pas aux causes réelles, vous abordez de suite des mesures qui permettent au moins, il faut l’admettre, de se donner bonne conscience mais qui ne résolvent en rien le problème posé. C’est la différence entre un traitement en profondeur et un traitement en surface. Mais cela est une vision utopique, puisque toute réflexion en profondeur est, semble-t-il pour vous, une utopie !

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