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citoyen

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2005
  • Modérateur depuis le 29/07/2005
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Derniers commentaires



  • citoyen citoyen 28 décembre 2007 10:11

    Voilà un exposé qui nous éclaire bien sur la situation ressentie sur le terrain



  • citoyen citoyen 27 décembre 2007 21:50

    Bonjour, en tant que rédacteur ponctuel d’Agoravox, je propose un thème autour de l’hôpital dont la problématique pourrait être posée de la manière sivante : « faut-il restructurer l’hôpital pour garantir la qualité des soins ? Et si oui, comment ? »

    Merci de me donner votre opinion ici ou sur mon site ...



  • citoyen citoyen 27 décembre 2007 19:07

    Je vois que les idées sont fructueuses. Votre jugement à l’emporte pièce sur l’incapacité de l’hôpital - et de la fonction publique en général - à progresser ou à évaluer mérite une petite réponse.

    Tout d’abord, vous constaterez à la lecture de l’histoire (http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-hospitaliere/chronologie/) que l’hôpital loin d’être resté une entité immobile a toujours su jouer un rôle social essentiel à la stabilité de la société.

    Ensuite, concernant votre attente en matière d’évaluation, j’applaudis des deux mains. Je me souviens à ce propos d’un directeur d’hôpital [Elias Coca] qui avait écrit un livre dès 1995 dont le titre était évocateur des enjeux de la restructuration des hôpitaux (« Les inégalités entre hôpitaux »). Il y montrait que la répartition des moyens financiers (donc la répartition des compétences médicales, les effectifs infirmiers et aussi les moyens en investissement) subissaient de manière étrange les effets d’un héliotropisme qui tel une aberration conduisait les hôpitaux des régions septentrionales dont les indicateurs de santé étaient les moins bons à recevoir le moins de moyens financiers. Cette situation l’avait conduit à appeler à un rééquilibrage budgétaire entre le nord et le sud. De ce point strictement financier, je ne suis pas certains que les choses aient beaucoup changé, loin de là.

    Quant à votre envie de creuser la question de l’évaluation, je vous invite à regarder le site de la haute autorité en santé (http://www.has-sante.fr) ont bien évolué sur ce point. Bien sûr, l’ensemble de la situation n’est pas idyllique, mais vous êtes vous déjà posé les mêmes questions concernant votre garage auquel vous confiez votre véhicule dont les éléments de sécurité sont essentiels.

    Bien à vous



  • citoyen citoyen 27 décembre 2007 11:38

    Je constate avec plaisir que vous êtes toujours prompt à défendre votre président quand bien même il n’est pas attaqué. Si j’ai évoqué la situation des 35 heures et des jours de travails dus, c’est pour montrer que la période était d’autant plus sensible pour [re]lancer une énième réforme de l’hôpital. A aucun moment, je n’ai mis le compte des 35 heures sur le dos de Nicolas Sarkosy.

    A ce sujet, notons que le contexte est totalement différent entre le secteur public et le secteur privé.

    Pour la mise en place des 35 heures dans le secteur privé, les entreprises ont articulé leur réorganisation autour de deux axes : la régorganisation du travail au-delà même de la réduction du temps de travail [ceci a conduit à des gains de productivité] et la compensation financière du coût des 35 payées 39 heures par des allégements de charges sociales. On a beau jeu aujourd’hui de la part de certains patrons et surtout de la part des politiques libéraux de mettre l’accent sur le fait que les 35 heures ont pour effet de geler les salaires, la vérité est un peu différente. Il ne faudrait pas oublier que la France est un des pays où le patronat est le plus frileux pour rémunérer à sa « juste » valeur le travail des salariés.

    Pour la mise en place des 35 heures dans la Fonction publique, la chose s’est présentée de manière toute différente. Je ne parlerai ici que de ce que j’ai connu, à savoir le contexte de l’hôpital. On nous a dans un premier temps parler de « O.R.T.T. » puis par le « O » a disparu car il désignait la part la plus délicate du projet l’ORGANISATION du travail. Il ne s’agissait plus de réorganiser, mais de réduire de manière mécanique le temps de travail pour octroyer des jours de congés supplémentaires. nous sommes donc restés à la RTT. D’autre part, au plan local, la mise en place des 35 heures était construite sur un leurre au regard [prétexte] de ce qui se passait dans le secteur privé : à savoir qu’il fallait « négocier » et conclure des accords locaux de RTT. Je dis qu’il s’agissait pour les hôpitaux publics d’un leurre, car s’il s’agit d’entités juridiquement autonomes, leurs subsides ne proviennent que d’autorités qui ont la mainmise sur son organisation globale par ce biais. Ceci s’est ajouté au fait que les hôpitaux comme je l’expose dans l’article sont présidés par des élus locaux [en général maire de la commune siège de l’hôpital] et que ceux-ci ont une tendance toute naturelle à être particulièrement à toute discussion sociale les impliquants plus ou moins directement ce qui était le cas avec les 35 heures. En résumé, l’objectif était devenu de faire de la RTT mécaniquement avec le moins de bruit social possible. Et cela, cher ami, a concerné tout aussi bien les élus de gauche comme de droite qui de ce point de vue se ressemble à s’y méprendre. Mais disons les choses jusqu’au bout, les hôpitaux ont eu plus ou moins, selon la situation [il fallait bien laisser croire aux négociations locales], une rallonge budgétaire d’environ 11% proportionnelle à la RTT. Là où la situation est devenue ingérable, c’est que cette mise en place mécanique a été concomittante du départ en retraite de la génération papyboom, avec les effets du numérus clausus dans les facs de médecine, de l’absence de prise de décisions sur l’augmentation des quotas dans les écoles d’infirmières dont la formation dure trois ans (on l’avait oublié). Alors, certes il faut pas amoindrir la responsabilité de Martine Aubry dans cette belle pagaille, mais la situation explosive dans laquelle se trouve les établissements hospitaliers ne lui est pas imputable de manière exclusive. Chacun de droite comme de gauche a sa part de responsabilité.

    Ce que je trouve dramatique c’est que les gouvernements passent et que l’on retrouve les mêmes artifices toujours en prenant à témoin la population pour mieux lui masquer la vérité.

    L’hôpital public est au bord de la faillite. n’oulions pas qu’il s’agit en général du premier employeur de la commune sauf exception liée à la présence d’une entreprise particulière et qu’au-delà de son activité de soins, cette institution sert aussi de structuration du réseau social, et économique [quoique sur ce dernier aspect, il aurait beaucoup à dire avec la réforme de la fonction achat] et de redistribution des revenus. C’est cet aspect des choses que je souhaitais illustrer comme cadre des élections municipales de 2008.



  • citoyen citoyen 27 décembre 2007 10:30

    Il me semble qu’en France l’usage du « Mademoiselle » a été également proscrit dans la Fonction Publique du moins ... (une circulaire, je crois, mais je ne me souviens plus de la date)

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