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claude

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adhérente féminine à la communauté humaine depuis plus d’un demi-siècle.
j’essaye de me rendre utile auprès des autres en étant engagée dans l’associatif . j’aime l’histoire, les sciences de la vie, la politique dans le sens de « la conduite des affaires de la cité »... et l’humour noir...
 

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Derniers commentaires



  • claude claude 13 juin 2007 17:49

    @ internaute,

    ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit, ni les autres personnes en faveur de l’abolition. smiley

    je vais donc résumer : parmi les victimes, il y a :
    - la victime elle-même qui a subit les violences
    - la famille de la victime
    - mais aussi : la famille : femme, parents et surtout les enfants du criminel, qui eux doivent porter le poids d’une honte dont ils ne sont pas responsables.

    la peine encourue par ceux qui commettent des crimes doit être proportionnelle à leur degré de responsabilité et leur permettre de se réinsérer dans le tissu social, une fois celle-ci accomplie. contrairement à ce que l’on peut penser, la vie en prison n’est pas une villiégiature, ni un camp de vacances.

    concernant la conduite des troupes françaises en afganistan, il serait bon que vous citiez vos sources, car je n’ai pas souvenir de massacres perpétrés par les soldats sous mandat de l’onu...

    pour info :

    au XIX° siècle, victor hugo avait écrit un vibrant playdoyer contre la peine de mort. il avait alors su dépasser les notions de vengeance soutenues par l’opinion publique : http://fr.wikisource.org/wiki/Plaidoyer_contre_la_peine_de_mort_-_Victor_Hugo Plaidoyer contre la peine de mort

    Victor Hugo

    Assemblée Constituante - 1848

    «  »«  »L’exemple, le bon exemple donné par la peine de mort, nous le connaissons. Il a eu plusieurs noms. Chacun de ces noms exprime tout un ordre de faits et d’idées. L’exemple s’est appelé Montfaucon, il s’est appelé la place de Grève, il s’appelle aujourd’hui la barrière Saint-Jacques. Examinez les trois termes de cette progression décroissante : Montfaucon, l’exemple terrible et permanent ; la place de Grève, l’exemple qui est encore terrible, mais qui n’est plus permanent ; la barrière Saint-Jacques, l’exemple qui n’est plus ni permanent, ni terrible, l’exemple inquiet, honteux, timide, effrayé de lui même, l’exemple qui s’amoindrit, qui se dérobe, qui se cache. Le voilà à la porte de Paris, prenez garde, si vous ne le retenez pas, il va s’en aller ! il va disparaître !

    Qu’est-ce à dire ? Voilà qui est singulier ! l’exemple qui se cache, l’exemple qui fait tout ce qu’il peut pour ne pas être l’exemple. N’en rions pas. La contradiction n’est étrange qu’en apparence ; au fond il y a en ceci quelque chose de grand et de touchant. C’est la sainte pudeur de la société qui détourne la tête devant un crime que la loi lui fait commettre. Ceci prouve que la société a conscience de ce qu’elle fait et que la loi ne l’a pas. Voyez, examinez, réfléchissez. Vous tenez à l’exemple. Pourquoi ? Pour ce qu’il enseigne. Que voulez-vous enseigner avec votre exemple ? Qu’il ne faut pas tuer. Et comment enseignez-vous qu’il ne faut pas tuer ? En tuant.

    En France, l’exemple se cache à demi. En Amérique, il se cache tout à fait. Ces jours-ci on a pu lire dans les journaux américains l’exécution d’un nommé Hall. L’exécution a eu lieu non sur une apparence de place publique, comme à Paris, mais dans l’intérieur de la prison. « Dans la geôle. » Y avait-il des spectateurs ? Oui, sans doute. Que deviendrait l’exemple s’il n’y avait pas de spectateurs ? Quels spectateurs donc ? D’abord la famille. La famille de qui ? Du condamné ? Non, de la victime. C’est pour la famille de la victime que l’exemple s’est fait. L’exemple a dit au père, à la mère, au mari (c’était une femme qui avait été assassinée), aux frères de la victime : cela vous apprendra ! Ah ! j’oublie, il y avait encore d’autres spectateurs, une vingtaine de gentlemen qui avaient obtenu des entrées de faveur moyennant une guinée par personne. La peine de mort en est là. Elle donne des spectacles à huis clos à des privilégiés, des spectacles où elle se fait payer, et elle appelle cela des exemples !

    De deux choses l’une : ou l’exemple donné par la peine de mort est moral, ou il est immoral. S’il est moral, pourquoi le cachez-vous ? S’il est immoral, pourquoi le faites-vous ? Pour que l’exemple soit l’exemple, il faut qu’il soit grand ; s’il est petit, il ne fait pas frémir, il fait vomir. D’efficace il devient inutile, d’enrayant, misérable. Il ressemble à une lâcheté. Il en est une. La peine de mort furtive et secrète n’est plus que le guet-apens de la société sur l’individu.

    Soyez donc conséquents. Pour que l’exemple soit l’exemple, il ne suffit pas qu’il se fasse, il faut qu’il soit efficace. Pour qu’il soit efficace il faut qu’il soit terrible ; revenez à la place de Grève ! il ne suffit pas qu’il soit terrible, il faut qu’il soit permanent ; revenez à Montfaucon ! je vous en défie.

    Je vous en défie ! Pourquoi ? Parce que vous en frissonnez vous-mêmes, parce que vous sentez bien que chaque pas en arrière dans cette voie affreuse est un pas vers la barbarie ; parce que, ce qu’il faut aux grandes générations du XIXe siècle, ce n’est point des pas en arrière, c’est des pas en avant ! parce qu’aucun de nous, aucun de vous ne veut retourner vers les ruines hideuses et difformes du passé, et que nous voulons tous marcher, du même pas et du même cœur, vers le rayonnant édifice de l’avenir !

    Savez-vous ce qui est triste ? C’est que c’est sur le peuple que pèse la peine de mort. Vous y avez été obligés, dites-vous. Il y avait dans un plateau de la balance l’ignorance et la misère, il fallait un contre-poids dans l’autre plateau, vous y avez mis la peine de mort. Eh bien ! ôtez la peine de mort, vous voilà forcés, forcés, entendez-vous ? d’ôter aussi l’ignorance et la misère. Vous êtes condamnés à toutes ces améliorations à la fois. Vous parlez souvent de nécessité, je mets la nécessité du côté du progrès, en vous contraignant d’y courir, par un peu de danger au besoin.

    Ah ! vous n’avez plus la peine de mort pour vous protéger. Ah ! Vous avez là devant vous, face à face, l’ignorance et la misère, ces pourvoyeuses de l’échafaud, et vous n’avez plus l’échafaud ! Qu’allez-vous faire ? Pardieu, combattre ! Détruire l’ignorance, détruire la misère ! C’est ce que je veux.

    Oui, je veux vous précipiter dans le progrès ! je veux brûler vos vaisseaux pour que vous ne puissiez revenir lâchement en arrière ! Législateurs, économistes, publicistes, criminalistes, je veux vous pousser par les épaules dans les nouveautés fécondes et humaines comme on jette brusquement à l’eau l’enfant auquel on veut apprendre à nager. Vous voilà en pleine humanité, j’en suis fâché, nagez tirez-vous de là !«  »«  »



  • claude claude 13 juin 2007 15:09

    cet échange devient de plus en plus stérile, car, à part quelques personnes, qui essayent d’étayer rationellement leurs arguments, les pro-peine de mort sont éffarants de manichéisme ! !

    ils veulent se persuader et nous persuader que les « méchants » crimininels, ne sont que des pièces issues de d’une génération spontanée. ils n’ont pas de papa, pas de maman, pas d’enfants, pas de famille qu’ils aimeraient et qui les chériraient en retour. pof !!! un jour, ils sont nés ! méchants psychopathes, sociopathes et violeurs ! et boum ! ils ont commis leurs crimes !

    à leurs yeux, l’homme ne serait donc fait que d’un seul bloc de glaise, sans nuance : on nait bon ou mauvais, et pas de d’évolution possible. on revient au bon vieux problème de base : tout est inné, et rien n’est acquis.

    donc, leur disparition ne ferait souffrir aucune personne. dans le cas contraire, tant pis pour les parents du criminel : ils n’avaient qu’à ne pas faire naître cet enfant ( peut-être devrait-on réfléchir à un avortement préventif pour emp^cher que des futurs malfaiteurs ne naissent ???), ni avoir ceux-ci pour parents (qu’en pense le fils mesrine ?) et que dire de la détresse des épouses pas toujours au fait des activités de leur mari ??? on les colle aussi contre un mur, pour avoir aimé quelqu’un qui est devenu un criminel ? ces personnes sont aussi des victimes des crimes commis, sauf qu’eux on les oublie ( ils sont aussi sujets à traumatismes et déchirements) : http://perso.orange.fr/d-d.natanson/enfants-de-bourreaux.htm : - «  »" (...)Cet article montre les ravages fait par le nazisme, y compris auprès des enfants de bourreaux qui portent en eux une culpabilité qui n’est pourtant pas la leur. (on peut le relier à ce que doivent ressentir les proches d’un criminel.)

    Du secret d’état au secret de famille.

    « Criminels, les enfants de criminels ? Criminels d’être liés, par le seul hasard de leur naissance, à une tragédie initiée par leurs pères ? Criminels d’être nés ? Ou peut-on dire victimes ? Prisonniers d’un passé qu’ils n’ont en rien forgé, torturés par des condamnations qui les englobent, englués dans cet immense « secret des familles » qu’ils doivent respecter sans parfois même être initiés ». (...)«  »"

    pitié ! trouvez-nous des arguments valables, appuyés sur de vraies réflexions !!!

    et pourtant...

    « L’homme qui fait le mal est aussi digne de pitié que celui qui est la proie d’un mal » a écrit Platon. depuis des siècles l’utilité de la peine de mort est débattue, et les arguments utilisés sont loin d’être ceux de bobos avachis du XVI° : à l’image de jean-paul II, aristide briand, desmond tutu, nelson mandela... ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort#Les_opposants_.C3.A0_la_peine_de_mort)

    voici un article datant de la fin du XIX° siècle, déjà à l’époque on pensait aux circonstances attenuantes...

    on notera aussi que déjà la « racaille » assiègeait les grandes villes !!! smiley

    . http://m.renneville.free.fr/spip.php?article57 :
    - «  »" Crime et criminels (1897) Article paru dans Le Petit Journal, daté du 26 décembre 1897.

    Auteur : Thomas Grimm :

    - extraits " La répression criminelle est devenue l’objet, depuis une dizaine d’années, des études les plus profondes. On commence à considérer l’action sociale de la justice sous son vrai jour. Déjà, la réforme introduite dans l’instruction criminelle par le Sénat et la Chambre les députés constitue une preuve du besoin que tous les esprits éclairés et justes éprouvent de soustraire notre législation pénale aux principes surannés, durs et parfois barbares qui la régissent.

    Une idée principale domine ce mouvement rénovateur tout entier. C’est que tout délinquant, si légère ou si atroce que paraisse sa faute, a en lui une part d’irresponsabilité. Que cette irresponsabilité envahisse la conscience toute entière, c’est une exagération dont on a trop souvent abusé pour en déduire des arrêts véritablement empreints d’une dangereuse indulgence.(...)

    La science justifie, en somme, la parole de Jésus-Christ sur la femme adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Actuellement, une connaissance plus approfondie de la tare originelle que chacun de nous porte en soi nous a ramenés à l’indulgence qu’exprime cette belle pensée. Nous nous savons tous plus ou moins, atteints par le mal héréditaire, la propension aux brutalités de l’âge primitif. Et cela suffit pour nous faire regarder avec plus de pitié et moins de rigorisme hypocrite les défaillances de l’homme dont la vie eût été honnête si les débuts n’en avaient été abandonnés à la misère et à la contagion de l’exemple.(...)

    Pour juger sainement les délinquants et criminels, il ne faut donc pas se placer au point de vue d’une justice absolue, hors de notre portée, mais procéder à une étude minutieuse de chacun d’eux, examiné dans sa nature physique, son état mental et moral, ses antécédents héréditaires, son éducation, son milieu social. Tous les citoyens sont appelés à prononcer un jour ou l’autre, de redoutables verdicts. Il est surprenant que les jurys, composés d’hommes tout à fait étrangers aux choses du droit, commettent si peu d’erreurs. Une voix issue de la conscience populaire semble dicter leurs arrêts qui frappent si rarement à faux. C’est par une sorte d’intuition, et non par une analyse raisonnée, que bien souvent le juré, mis pendant plusieurs jours en face d’un accusé, finit par se faire une opinion.(...)

    Des faits innombrables ont prouvé et prouvent encore tous les jours que des individus naissent avec des prédispositions irrésistibles au crime. Nous allons citer quelques exemples qui constituent la démonstration rigoureuse de cette vérité.

    Il y avait, ces dernières années, dans un asile d’Angleterre, un individu dont l’histoire est, à ce sujet, des plus connues parmi les savants.

    Dès sa première enfance, il torturait les animaux domestiques. Entre autres méfaits, il entraîna un jour un garçon plus petit que lui, le dévêtit et se mit à le fouetter avec une branche de saule, à l’égratigner, à le mordre. Peu après, les voisins remarquaient que leurs poules disparaissaient et plusieurs trouvèrent leurs chevaux avec des blessures à la gorge. On le surprit enfin, lorsqu’il venait de couper la gorge d’un cheval. Il avoua alors le vol des poules qu’il tuait et qu’il cachait. On le condamna à un an de prison, mesure absolument insuffisante, comme on va le voir par la suite. Après sa sortie de prison, il essaya d’étrangler son jeune frère. Puis, un autre jour qu’on avait laissé un bébé endormi dans la maison, il l’emporta dans sa chambre et le recouvrit d’une pile d’habits pour l’étouffer. Enfin, il vola à son père une somme d’argent considérable. On l’enferma alors dans un pénitencier, pendant sept ans. A sa sortie, il s’engagea dans un régiment de cavalerie. Soldat, il conduisit un jour son cheval dans un marais, le fit s’engager dans la vase à force de coups et l’y fit périr. Il déserta ensuite et revint dans sa famille. Un soir, son père, pelant une pomme, se coupa le doigt. A la vue du sang, il devient pâle et nerveux, s’échappe de la maison et, s’introduisant dans une ferme voisine, coupe la gorge à un cheval. Ce coup fait, il se sauve dans les bois et attaque une jeune fille. On le condamne alors à la prison perpétuelle. Mais on le gracie au bout de six ans. De retour dans son pays, il s’empara d’un cheval de haras, l’attacha à un poteau télégraphique et se mit à le taillader affreusement. On se décida alors à l’interner dans un asile ; ce qui, du reste, n’arrêta pas le cours de ses exploits. Après cinq ans de réclusion, il s’échappe et tente encore de tuer une jeune fille, A l’asile même, il s’était rendu redoutable par ses accès de folie sanguinaire. Il tuait tous les animaux qui lui tombaient sous la main.

    N’est-ce pas là l’histoire de cet horrible Vacher l’éventreur qui, lui, exerçait sur l’espèce humaine ses instincts sanguinaires et bestiaux ?

    On se demande, véritablement, en face de pareils êtres, si la société n’a pas le devoir strict et rigoureux de les séquestrer dès leur apparition et de les condamner à un régime particulier, jusqu’à la fin de leur vie.(..)

    La police arrête chaque année dans Paris en moyenne 36 533 délinquants, et dans sa banlieue 5 097, en tout, plus de 41 600. Dans ce nombre, 2 116 sont des mineurs au dessous de seize ans, et 10 082 des mineurs de seize à vingt et un ans. Presque tous les enfants condamnés l’ont été une première fois pour un fait insignifiant, un vol de bonbons à un étalage, une peccadille dont le châtiment, si on le compare aux suites terribles qu’il entraîne, paraît atrocement inique. Une fois la première condamnation passée, l’enfant, chez lequel les impressions sont très vives, mais très fugaces, perd le sentiment de la dignité personnelle, la crainte de la prison et devient un professionnel du crime. Si la famille lui manque, s’il ne reçoit point d’elle des leçons quotidiennes d’honnêteté et des exemples salutaires, c’en est fait de lui à un âge où cependant on ne songerait pas à concevoir que tant de vice fût possible.

    La responsabilité des parents est donc extrême. Mais elle devrait être, entre les mains de la justice, un instrument d’amélioration sociale et non pas un simple prétexte à regrets inutiles.(...)«  »"



  • claude claude 13 juin 2007 02:16

    @ npm

    à titre d’information, la peine de mort est abolie dans l’union européenne.

    voici les derniers textes s’y rapportant : (mais je doute que vous sachiez suffisament lire pour les comprendre...) smiley
    http://www.peinedemort.org/International/Acteurs/UE/unionEp.php
    http://www.peinedemort.org/document.php?choix=2230 : «  »" L’Union européenne et la peine de mort

    Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne à l’occasion du troisième congrès mondial contre la peine de mort, Paris du 1er au 3 février 2007 La peine de mort dans le monde

    barbelé déclaration du 31 janvier 2007 - Union européenne Pays : France

    À l’occasion du troisième congrès mondial contre la peine de mort, l’Union européenne rappelle son opposition active à la peine de mort, affirmée de longue date. L’UE est en première ligne des actions menées dans le monde entier en faveur de l’abolition et continuera de s’opposer à la peine de mort dans tous les cas et en toutes circonstances, parce qu’elle estime qu’il s’agit d’une peine cruelle et inhumaine. De surcroît, la peine de mort n’a aucun effet dissuasif. Toute erreur judiciaire devient irréversible lorsque, de façon cruelle et inhumaine, la sanction prive celui ou celle qui en est frappé de son droit à la vie. L’UE est dès lors convaincue que l’abolition de la peine de mort contribue au renforcement de la dignité humaine et au développement progressif des droits de l’homme.

    Ces dernières années, les efforts déployés à l’échelle mondiale en faveur de l’abolition de la peine de mort ont permis des progrès considérables et l’Union européenne constate avec satisfaction que cette tendance positive vers l’abolition universelle de la peine de mort se poursuit. Tout récemment, l’Union européenne s’est félicitée que les Philippines et la Moldavie aient aboli la peine de mort en 2006 et que de nombreux autres pays aient progressé sur la voie de son abolition complète.

    Malgré ces avancées, le combat contre la peine de mort est loin d’être gagné. Les condamnations à mort et les exécutions restent bien trop fréquentes dans de nombreux pays, même dans ceux où leur nombre diminue. L’Union européenne est particulièrement préoccupée par le débat en cours dans certains pays abolitionnistes sur le rétablissement de la peine de mort dans la législation. Elle se déclare également horrifiée par le fait que, dans certains pays, des mineurs soient encore condamnés à mort et exécutés, en violation manifeste des obligations internationales auxquelles ces pays ont souscrit. L’Union européenne demeure en outre particulièrement préoccupée par les critères de justice qui sont utilisés dans l’application de la peine capitale. La lutte contre le terrorisme ne peut en aucun cas justifier ou légitimer l’introduction ou le rétablissement de la peine de mort. C’est en se conformant strictement au droit international et en respectant les droits de l’homme que l’on combattra le plus efficacement le terrorisme.

    L’Union européenne poursuivra sa politique fondée sur les orientations concernant la peine de mort adoptées en 1998 par le Conseil de l’Union européenne. Ces orientations ont permis à l’UE de mettre au point une stratégie multidimensionnelle, en étroite coopération avec la société civile. Par conséquent, et conformément à ses orientations, l’UE intensifiera ses initiatives au sein d’instances internationales, notamment des Nations unies. Ce faisant, elle poursuivra sa réflexion sur la manière dont ses actions peuvent encore être renforcées. À cet égard, l’Union européenne rappelle la déclaration du 19 décembre 2006 sur la peine de mort faite à l’Assemblée générale des Nations unies à l’initiative de l’UE et signée par 85 pays appartenant à tous les groupes géographiques.

    L’opposition à la peine de mort ne tient pas à des frontières régionales ou culturelles ; elle est au contraire ancrée dans un engagement d’ampleur mondiale en faveur des droits de l’homme et de la dignité.

    L’Union européenne engage donc les gouvernements de tous les pays où la peine de mort existe encore à œuvrer à son abolition en toutes circonstances. Elle demande aux gouvernements concernés d’instaurer avec effet immédiat un moratoire sur la peine de mort, première étape vers la réalisation de cet objectif.

    La Turquie, la Croatie* et l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine et la République de Moldavie se rallient à la présente déclaration."

    * La Croatie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association. «  »"

    - à consulter également :
    http://www.peinedemort.org/International/Droit/Textes/protocole13.php Le Protocole n° 13 à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, relatif à l’abolition de la peine de mort en toutes circonstances

    Texte abolissant la peine de mort en toutes circonstances, même pour les actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre. Aucune dérogation ni aucune réserve ne seront admises aux dispositions de ce Protocole n° 13 à la Convention européenne des Droits de l’Homme. Le texte ouvert à la signature des Etats membres le 3 mai 2002 à Vilnius, à l’occasion de la 110e session du Comité des Ministres, est entré en vigueur le 1er juillet 2003. «  »"

    http://www.peinedemort.org/document.php?choix=2347 : L’Union européenne et la peine de mort

    Résolution du Parlement européen du 26 avril 2007 sur l’initiative en faveur d’un moratoire universel sur la peine de mort

    http://www.peinedemort.org/document.php?choix=1362 : Résolution du Parlement européen sur les priorités et les recommandations de l’Union européenne dans la perspective de la 61e session de la commission des droits de l’homme des Nations unies

    http://www.peinedemort.org/document.php?choix=863 : Résolution sur le vote d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’établissement d’un moratoire universel sur les exécutions capitales

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/droits-homme_1048/journee-mondiale-contre-peine-mort-declaration-presidence-au-nom-union-europeenne_41841.html Journée mondiale contre la peine de mort - Déclaration de la présidence au nom de l’Union européenne

    A l’occasion de la quatrième journée mondiale contre la peine de mort, l’Union européenne rappelle son opposition à la peine de mort, affirmée de longue date. Personne ne devrait se voir infliger la peine capitale. En particulier, l’Union européenne exprime sa compassion vis-à-vis des personnes qui ont été injustement condamnées à mort, ainsi qu’à l’égard de leurs proches et des autres victimes indirectes de la peine de mort. L’Union européenne estime que la peine de mort est une sanction cruelle et inhumaine, ainsi qu’une violation du droit à la vie. Toute erreur judiciaire serait irréversible. (...)

    L’Union européenne exprime sa vive préoccupation concernant le débat qui a lieu actuellement dans certains pays abolitionnistes au sujet de la réintroduction de la peine de mort dans la législation. Elle condamne dans les termes les plus vigoureux le fait que, dans quelques pays, des mineurs soient encore condamnés à mort et exécutés en violation manifeste du droit international établi.(...)



  • claude claude 13 juin 2007 01:49

    @ bill,

    "Claude, vous exagérez...

    Je connais par ailleurs personnellement un père qui s’occupe d’un enfant qu’il a eu par accident avec une femme (enfin accident ! pour lui...) et qui a eu toutes les peines du monde pour lui offrir une vie décente tandis que la mère se porte fort bien et n’en a pas la garde... !

    La question est bien plus large que cela, il ne faut pas la simplifier !!!"

    je ne veux pas simplifier, simplement, j’ai juste un peu forcé le trait : la principale cause de l’ivg est la grossesse non désirée, le plus souvent chez des femmes en détresse.

    il y a bien sûr des exceptions qui confirment la règle dans chaque catégories,et je souhaite que votre copain papa-poule ait tous les bonheurs du monde avec son bout’chou smiley

    - ÉPIDÉMIOLOGIE DE l’IVG EN FRANCE

    " (...) L’analyse des femmes concernées montre que ce sont essentiellement les femmes qui vivent seules qui ont recours à l’IVG. On observe par ailleurs entre 80 et 89 une augmentation de la pratique contraceptive à tous les âges (diminution du nombre des conceptions pour 100 femmes) et une augmentation relative de la proportion d’IVG chez les femmes de moins de 24 ans (dont une proportion grandissante se trouve non mariée).

    A âge et état matrimonial identiques, il y a partout diminution de la proportion des conceptions terminées par un avortement. Les taux d’avortement aux jeunes âges, comparés à ceux d’autres pays d’Europe Occidentale, restent relativement peu élevés en France.(...)

    Les méthodes efficaces de contraception ont permis une diminution des naissances non désirées et des naissances mal planifiées. A la fin des années 80 en France, on peut estimer le nombre de grossesses non désirées ou non planifiées à environ 350 000 par an ayant entraîné 200 000 IVG, auxquelles il faut ajouter 75 000 naissances non désirées et 75 000 naissances mal planifiées.

    L’accès à l’IVG suppose un certain niveau d’information : il existe en effet des inégalités sociales dans la possibilité d’avoir recours à l’avortement et ceci a été démontré en Angleterre chez les adolescentes où le pourcentage d’avortements chez les moins de 20 ans est d’autant plus élevé que l’on se trouve dans une région plus favorisée sur le plan économique.

    Aux Etats-Unis, le pourcentage de grossesses non planifiées est plus élevé dans les groupes sociaux défavorisés mais, en cas de grossesse non planifiée, le taux d’avortement est plus élevé dans les groupes intermédiaires que dans les groupes défavorisés.

    L’analyse des femmes concernées montre que ce sont essentiellement les femmes qui vivent seules qui ont recours à l’IVG. On observe par ailleurs entre 80 et 89 une augmentation de la pratique contraceptive à tous les âges (diminution du nombre des conceptions pour 100 femmes) et une augmentation relative de la proportion d’IVG chez les femmes de moins de 24 ans (dont une proportion grandissante se trouve non mariée).(...)

    Des grossesses trop rapprochées, un état de santé déficient, un logement trop exigu pour accueillir un enfant de plus, une instabilité du couple ou une instabilité financière (mari ou concubin ou femme elle-même en voie de licenciement, au chômage ou RMI comme seul revenu) sont les principales causes de la demande d’IVG. Toutes ces difficultés sont généralement accrues pour les femmes étrangères qui, par tradition, culture ou religion, sont sans doute plus réticentes à l’utilisation de la contraception.

    Les difficultés sont également accrues pour les mineures qui ne savent pas toujours où s’adresser et cachent leur grossesse dans la plus grande solitude jusqu’à risquer de dépasser le délai légal.(...)«  » http://www.gyneweb.fr/sources/contraception/ivg2.htm

    http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/4440/telechargement_fichier_fr_ pop.et.soc.francais.407.pdf

    «  »" (...)Les logiques sociales qui sous-tendent la décision d’interrompre la grossesse dépendent de la phase du cycle de vie. Ainsi, pour les femmes de moins de 25 ans, l’engagement scolaire est un élément déterminant. Ce constat rejoint les conclusions de nombreux travaux qui montrent que, dans les pays industrialisés, une maternité précoce apparaît comme un frein au déroulement d’une scolarité, et donc à une bonne insertion professionnelle ultérieure. À l’inverse, quand les études ne représentent guère un investissement rentable, le choix d’une maternité précoce peut représenter un moyen d’acquérir un statut et une identité sociale ; il en est de même quand on se réfère au niveau d’études du partenaire. Dans la même logique, l’IVG apparaît comme un moyen de reporter une maternité survenue trop tôt pour les femmes dans une situation professionnelle débutante. À 25-34 ans, âge habituel de la maternité, c’est le contexte affectif qui apparaît déterminant ; pour les mères d’au moins deux enfants, l’IVG est clairement le moyen d’éviter une naissance « de trop » ; enfin, chez les femmes de 35 ans et plus, la trajectoire professionnelle semble aussi déterminante que le contexte affectif. Finalement, la décision d’avorter, loin de correspondre à un comportement « égoïste » qui conduirait la femme à interrompre sa grossesse seulement parce que celle-ci intervient à un moment qui ne lui convient pas, traduit l’attention portée aux conditions d’accueil de l’enfant. Il s’agit donc d’une anticipation par les femmes et les hommes de leur capacité d’engagement dans une parentalité où le contexte relationnel et matériel soit favorable, face aux aléas des parcours de vie.(...«  »"



  • claude claude 12 juin 2007 22:09

    bonsoir maxim,

    je n’ai pas la prétention d’être parfaite, mais j’essaye de faire fonctionner mes neurones, car je suis une indécrotable idéaliste.

    mais je souhaite du fond du coeur, que personne n’ai à endurer la situation que vous décrivez, car si cela m’arrivait je ne sais pas comment je réagirais et si ma raison l’emporterait sur mes tripes.

    bonne soirée,

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