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clostra

Habite Evry, quartier du Dragon, sous ensemble du Quartier des Pyramides - Membre fondateur de : Association des Habitants d'Evry1, Evry-Santé, "Vivre sa Santé à Evry1", AUA CH Louise Michel, RESHUS ... Formation scientifique (Neurosciences) - Dirige une TPE (multimédia) - Aime : Joël de Rosnay, Henri Laborit, Ivan Illich ...

Tableau de bord

  • Premier article le 03/03/2008
  • Modérateur depuis le 02/08/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • clostra 27 mars 2008 16:58

    Membre fondateur d’un « groupe santé » nous étions arrivés aux mêmes conclusions : aborder la santé dans un quartier/une ville amène une réflexion de fond sur ce qu’est l’Homme, ses besoins fondamentaux, son contexte environnemental, ses conditions de travail, la parentalité...à l’instar des groupes de « self-help » venus d’outre atlantique.

    Nous en avions conclu que la santé est l’affaire de chacun et non des médecins (de la médecine) autrement que comme appartenant à la population locale et source d’informations pour prendre en compte l’humain dans sa globalité et dans sa singularité, sans faire nécessairement appel au prescripteur.

    L’une de nos premières actions avait été de créer un atelier de « gymnastique douce »...

    Mais nous n’étions pas médecins, quoique certains l’étaient mais pas à ce titre dans le groupe. Nous n’étions pas des professionnels de la santé ni du social. Nous refusions simplement le risque bien réel cité ci-dessus, par des échanges d’informations, de visites, de lectures...

    Bien après nous, la sécu pour les besoins que nous savons (des économies surtout, un danger certain) a statué sur l’utilisation des antibiotiques à outrance, par exemple. Sans le soutien d’un groupe de médecins et non médecins, la mesure peut être tragique (des angines qui dégénèrent...).

    Nous n’avons pas eu, on s’en doutera, d’influence, ni politique, ni de reconnaissance particulière tant l’idée du prosélytisme nous faisait horreur. Nous n’avions pas d’idées formatées, chacun décidant pour lui-même.

    Pourtant, nous sommes à l’origine de dispositifs type Maison Verte que nous avons réclamés et soutenus.

    A l’origine également des associations de réprésentation de tous les usagers dans l’hôpital (et non d’associations de malades), pour poursuivre dans cette idée que la personne doit être en mesure de décider pour elle-même de ce qui est bon pour elle. Pouvoir humain confisqué au profit d’associations « agréées » pour représenter les usagers dans les Conseils d’Administration des Hôpitaux. Peu de chose à voir avec la représentation de ces personnes affaiblies, dépendantes du pouvoir médical qui de leur lit demandent qu’on les écoute. Mais le progrès est tout de même réel.

    Les associatifs qui ont « géré » des équipement de quartier ont une bien meilleure reconnaissance...Preuve qu’il vaut mieux être riche et en bonne santé !

    Tous ceux qui ont participé à ces groupes savent bien que la santé ne signifie pas nécessairement l’absence de maladie.

    J’avancerai donc une définition qui me convient :

    « La santé, c’est la capacité que l’on trouve en soi de réaliser ce que l’on a envie d’entreprendre »

    Et bravo à un médecin « ami » qui a bien compris de quoi et d’où on parle ! (et d’où on nous fait taire)



  • clostra 19 mars 2008 17:28

    Il me semble que la (fin de la) gratuité sur Internet (relative quand même : abonnement ADSL ou autre) et/ou par le numérique (braderie gagnante, manque à gagner pour les transports, voyages, fins de série...) pourrait être modélisée.

    De quoi s’agit-il ?
    de grands nombres et de marketing ciblé (la pub pour ce que vous voulez acheter aujourd’hui directement dans votre messagerie du jour, sans aucune demande de votre part)

    Scénario 1 :
    le grand nombre
    Internet a un volume en constant accroissement (jusqu’à son nombre d’habitants terrestres, quelques milliards). On peut encore compter sur quelques années pour atteindre le volume maximal. Le volume maximal atteint, on va rentrer dans le jeu du marché traditionnel. Les Etats vont se servir. Des entreprises vont se créer et réduire (sans doute à la proximité pour des raisons culturelles - partage des goûts et couleurs - et pratiques - SAV...) le volume et à mesure que le volume diminuera, le gratuit deviendra payant (pour la survie des entreprises click and mortar).

    Scenario 2  :

    Le marketing se trouve entre quelques mains totipotentes (c’est ça le vrai danger de la gratuité dans sa phase actuelle qui permet aux firmes les plus puissantes de collecter, acheter les données du profiling et de financer des études coûteuses pour les exploiter à leur - unique - profit). Dans ce cas, effectivement, le gratuit est et restera l’appât avec de belles années devant lui ! puisque le volume restera constant pour ces quelques entreprises. Les profits les plus juteux iront aux collecteurs de "profils" (pure players) - voir la guerre google/doubleclick (un spyware) versus microsoft/Windows/yahoo.

    Dans ce cas : bravo à tous les auteurs d’articles qui permettent une véritable prise de conscience car, dit-on "la gratuité c’est du vol"

    Si on croit en l’Homo Sapiens Sapiens, l’homo economicus digitalus ne vaincra pas en ce qu’il n’a pas sa place dans le progrès humain, il n’a qu’un profil, une adresse et il est exploité - esclave.



  • clostra 7 mars 2008 23:14

    Ne serions-nous pas en train de recommencer un cycle ?

    Alors que le papy boom va (nous) sauver et restaurer le plein emploi : dès que tout va aller bien mieux de ce côté-là : nos héritiers (les petits-enfants des « soixanthuitards ») vont commencer à agiter des idées...à faire exploser leurs chaines qu’ils pensaient être le manque d’avenir, d’argent, de confort etc

    Il verront combien c’est ennuyeux d’être nanti ! et combien c’est gai d’inviter les pauvres dans au carnaval de la solidarité pour partager tout ce que l’on a de meilleur. Quel joyeux désordre il faut pour réinventer une autre forme de société, qui est là, au raz du sol prête à exprimer la force vitale de la graine qui germe.

    En 68 il fallait inventer une autre société. Nous l’avons fait. Nous le préparions.

    Ils le feront car ils le préparent !



  • clostra 6 mars 2008 09:58

    Bonjour

    Vous n’avez pas bien lu cet article sur un sujet qui, c’est vrai crée de l’émotion. Les faits soutendent un témoignage : le quartier du Dragon, en mixité sociale (20% logements sociaux 80% accession à la propriété) est un quartier agréable à vivre. Les populations s’y mélangent sans heurts et ce depuis plus de 30 ans.

    Pour la qualité de l’environnement : Questionnez les agences de vente d’appartements, elles vous diront quels étaient leurs arguments pour vendre des appartements sur le quartier du Dragon (« appartement avec terrasse donnant sur un magnifique parc arboré »). Pourquoi toucher à cet environnement ? La restauration de la sculpture piétonnière était prévue avant 2001.

    Nous avions cette expérience, lorsque la seconde partie du quartier a été réalisée en inversion du ratio de ce qu’on appelle la mixité sociale. Nous savions ce qui allait se produire...La volonté politique ne s’est pas fait sentir...Nous n’avons pas réussi à nous faire entendre. L’avenir de notre quartier a été compromis.

    De plus : lorsque ceci se produit : il n’est plus temps de faire marche arrière car ce sont des êtres humains (de relation) qui habitent désormais ce quartier. Les éjecter (quel que soit le procédé) n’est pas humainement acceptable.

    Détruire un environnement de qualité, un quartier entièrement piéton, n’a aucun sens si on regarde l’expérience plutôt réussie du quartier du Dragon, appartenant au quartier des Pyramides. Puisque l’objectif est de retrouver la mixité sociale qui ne nécessite plus ce fameux « désenclavement ».

    Depuis 1975, les habitants participent (et donc se forment) aux ateliers d’urbanisme. 2001 a signé l’arrêt brutal de ces lieux de coopération entre les différents partenaires et habitants pour se recroqueviller sur un cabinet de personnes qui ne vivaient pas à Evry avant 2001, ne connaissaient pas la ville, ne l’aimaient pas (d’autres oeuvres artistiques ont été détruites sur la ville).

    C’est ceci qu’il fallait porter à la connaissance des citoyens d’Evry, qui, comme vous, ne croient pas en la mixité sociale. Or la mixité sociale est un bienfait pour les uns et les autres, surtout quand le respect a été de construire des logements identiques pour les uns et les autres.



  • clostra 5 mars 2008 15:53

    Il y a foulard et foulard... On se souvient de Monsieur le curé et de sa soutane. On se souvient des bonnes soeurs et de leurs habits de religieuses, parfois des conrnettes à décorner le vent... Je me souviens que mon père portait un chapeau. Je me souviens qu’il disait à ses filles « mets ta coiffure » avant de sortir. Je me souviens, dans ce tiroir que j’ouvre parfois...(cette collection de foulards de chez Hermès : je me demande parfois si la mode osera revenir...si très librement, pour la douceur et le souvenir, aujourd’hui, dans la rue, j’oserais mettre ces chefs (d’oeuvre)) Je me souviens de la grande cappe bleue marine , du képi, du sifflet et du petit baton blanc de monsieur l’agent de police Je me souviens de m’être déguisée et d’être sortie dans la rue...

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