Votre article m’a rafraîchi la mémoire sur un livre qui m’avait passionnée, il y a 10 ans. Je retrouve dans vos extraits cette matière à réflexion que procure cette lecture.
Cette analyse de la « fierté » dépasse la « négritude » et concerne toutes les catégories de populations ostracisées, infériorisées. On vient de le voir pour les homosexuels et la symptomatique « gay pride ». Mais qui ne connaît cette fameuse « fierté arabe », cause de bien des dérives quand la « fierté » se mue en esprit de supériorité, alors qu’elle n’est, ou ne devrait être, qu’une position faite pour contrebalancer la « honte », ni plus ni moins.
On trouve aussi la « fierté d’être français » qui, elle, se rapproche davantage de l’arrogance nationaliste au lieu d’être une arme contre une éventuelle « honte » de se sentir français. J’ai toujours trouvé cette « fierté » assez ridicule sans aller plus loin et, du coup, j’aime votre citation :
« Il est vrai que l’on peut légitimement revendiquer une certaine fierté par héritage, par procuration (…). Cependant, même cette fierté, on doit la mériter. »
Eh oui… bien dit l’artiste ! la fierté, elle n’est pas dans les gènes, mais dans ce qu’on fait de sa vie et de son héritage. Oui, on peut être « fier » d’être Français si on en porte haut les valeurs républicaines. Oui, on pouvait se sentir fier d’être Français quand les étudiants de la place Tien An Men chantaient la Marseillaise en face des chars qui allaient les écraser…
Ce texte est une belle leçon philosophique : « Il faudra bien qu’un jour on se contente d’être noir et que l’on réserve notre fierté à nos réalisations ».
« Un jour »… oui, c’est cela le problème, n’est-ce pas dire en même temps qu’être responsable de soi, c’est encore prématuré ?
J’ai bien regardé la date : non, ce n’est pas le 1er avril et ce n’est pas dans la catégorie « parodie »… Quand je pense que j’ai loupé ça… c’est vrai qu’on est plutôt accoutumé aux « Chiens de garde »
Rien ne me débecte autant que ces retournements manipulatoires des valeurs. Voilà que « L’antifascisme est une arme de terreur idéologique »… tandis que le fascisme, c’est quoi ?
On va terroriser émules de Mussolini… ?
Et ffi, il fait très fort aussi : volà les antifa qui « ratonnent » les fachos ! voilà les antifa qui sont des « miliciens » !…
Non, ce sont les fascistes qui « terrorisent », qui « ratonnent » et qui sont les « miliciens »…
Pour une fois je suis d’accord avec vous cova, et en désaccord avec Chalot.
Je sais, on nous l’a assez dit que « juridiquement » la question est problématique, mais je sais aussi que la « Justice » sait s’arranger de la « lettre » pour sauvegarder « l’esprit » des textes.
D’ailleurs, la Cour d’appel avait bel et bien donné raison à Natalia Baleato, la directrice de la crèche, ce qui prouve que l’interprétation juridique a des failles.
Il aurait donc fallu passer au-dessus des ambiguïtés, étant donné qu’il s’agit d’un sujet crucial, fondateur même de nos valeurs laïques et républicaines.
Cette décision est à la fois scandaleuse, stupide et scandaleusement stupide…