Je suis d’accord avec Achéron, la réponse de la ministre est plutôt sensée. Pourquoi y voir une « honte » ? Elle répond à la question posée : existe-t-il « un bilan des fouilles exécutées au mont Beuvray et des conclusions dégagées par les experts, qui pourraient être fournis aux archéologues de Saône-et-Loire. » Sa réponse est documentée et indique bien l’importance des recherches et publications sur les fouilles.
Lors de sa question, le député demande des « preuves »… ce n’est pas un langage approprié. C’est méconnaître la nature du travail scientifique. On demande d’abord des résultats, des théories, des études, des rapports, des comptes-rendus, de la muséographie, des conférences, des colloques, des articles, des monographies, des doctorats…
De tout cela émergent des hypothèses. Si cette question précise de la localisation n’est pas suffisamment débrouillée (ou si au contraire elle va de soi), la suite des recherches permettra d’infléchir les modèles.
Où est votre problème ? comme si les archéologues voulaient cacher sciemment une réalité que vous seriez le seul à connaître ? c’est un peu du Da Vinci Code…
L’archéolgoie est un travail d’équipe, et lorsqu’on est seul, libre certes, mais isolé, on manque du recul nécessaire pour avoir une vue d’ensemble pertinente sur une question complexe (et interdisciplinaire).
Salut Cosmic, un petit mot pour ton passage éclair en souvenir du « bon vieux temps ».
Moi, je comprends l’auteur, un ras-le-bol carabiné à l’égard des « accommodements raisonnables » pour l’intégrisme islamiste ou de la laïcité, et les politiques de l’immigration. Mais tout le monde sait que la société dans son ensemble a favorisé l’immigration dans le passé… En priorité les grandes entreprises et le pouvoir financier qui a favorisé une main d’oeuvre à bas coût, précaire et docile, étrangère et n’étant pas en mesure d’exiger. Ces choix socio-économiques se sont répercutés sur toute la chaîne du salariat, faibles salaires et chômage (y compris menace de chômage). Ça, c’est la droite, gaulliste, giscardienne, libérale, néolibérale…
La gauche, dans son virage libéral de 84 a poursuivi le mouvement économique (planétaire ! sentiment d’une évolution irrépressible…), avec ses spécificités idéologiques (naturellement antiraciste, tiermondiste internationaliste).
Parallèlement, le seul mouvement franchement anti-immigrés était le Front National, mené par une idéologie issue de la guerre d’Algérie, un Le Pen (d’ailleurs libéral !) mu par des propos plutôt racistes et antisémites que « républicain ». Le Pen et le FN ont empêché que naisse un mouvement réaliste et acceptable sur le problème social d’une immigration s’inscrivant de plus en plus dans l’appauvrissement généralisé de la France. D’une part, elle a créé la guerre racisme / antiracisme, d’autre part elle a fait taire les opportunités d’une autre voie (un peu Rocard, un peu Chévenement…).
Mais, le problème est l’anachronisme « historique » : hier c’est hier, et aujourd’hui aujourd’hui… Il faut croire que le monde politico-médiatique dans son ensemble n’a pas été capable d’une intelligence nécessaire au recul devant cette situation. Par cynisme (la droite) ou par idéologie (la gauche), le résultat est celui qu’on vit aujourd’hui. Nous sommes issus d’un mouvement qu’il faut comprendre, mais on ne revient pas en arrière. Tu me connais, je suis une pragmatique (cf. S. Royal…) et je pense qu’il ne faut pas espérer un parti idéal. Je pense qu’il faut toujours choisir la moins pire des solutions, et améliorer le plus possible, de l’intérieur, ce qui doit -et peut- l’être pour le bien social (c’est mon côté radicalement de gauche)…
D’un autre côté, décider que les gens sont trop cons et qu’ils ont la société et les politiques qu’ils méritent après tout, et cesser de voter et de s’intéresser à la cité, c’est une pente que je comprends. Qui n’en a pas eu la tentation un jour ?… Dans un cadre républicain, on peut cesser de voter. Mais je sais que je ne serai jamais à droite (question de valeur)… Et puis il y a une barrière absolue à ne pas franchir : vouloir abattre la république (sinon, pour mettre quoi de mieux ?) A une autre fois…
« Qui ne dit mot consent »… ? mais quel âge avez-vous mon pauvre julius ?! Même si j’avais envie de répondre aux trolls ou que j’avais que ça à foutre, il me faudrait trois vies pour répondre aux tombereaux d’imbécillités qui émaillent ces fils !
Puisque vous dites n’importe quoi, sachez que le bombardement de Dresde fut une horreur. Celui de Hambourg aussi d’ailleurs. C’était en effet de la pure terreur. Les abominations de l’Axe pendant la deuxième guerre, de Berlin à Tokyo ont été si effroyables, qu’on ne sait plus d’où détourner le regard. Personne ne sait si cette terreur des Alliés aura été inutile…
« Personne n’a jamais pu me définir le fascisme. C’est totalement arbitraire. »
En effet, vous n’avez pas l’air de comprendre ce qu’est le fascisme, du coup, vous ne le voyez pas où il est (ou vous faites semblant…).
Vous n’avez pas lu Paxton, le grand spécialiste du fascisme ? « des » fascismes, dit-il, car Ils nient toute légitimité aux principes universels. Un fascisme authentique n’est pas un produit d’exportation. Son seul critère moral est la prouesse de la race, de la nation, de la communauté. Puisant leurs slogans et leurs symboles au répertoire patriotique de leur propre culture, les fascismes sont radicalement particuliers dans leurs discours et dans leurs décors. Ils s’accordent mal à un système de principes intellectuels universels. C’est par leurs fonctions qu’ils se ressemblent"
Ou bien : « Les militants fascistes se proclament antibourgeois, pourtant ce qu’ils détestent chez la bourgeoisie, ce n’est pas l’exploitation mais la mollesse. »
Un bon résumé, ici :
Les passions mobilisatrices qui soudent une tribu fasciste à son chef sont les suivantes :
• la primauté de la communauté, envers laquelle les devoirs sont supérieurs à tout droit, soit universel, soit individuel ;
• un sentiment que la communauté est victime, qui justifie tout recours contre ses ennemis, intérieurs autant qu’extérieurs ;
• un pressentiment de décadence de la communauté, minée par la gauche individualiste et cosmopolite ;
• comme remède à cette décadence, l’encadrement de la population en un fascio, ou faisceau, où l’unité des âmes est forgée par une conviction commune, si c’est possible, et par la force si c’est nécessaire ;
• un sens de l’identité où la grandeur de la communauté vient renforcer l’identité individuelle ;
• l’autorité du chef, seule structure politique capable d’incarner le destin de la communauté ;
• la beauté de la violence et de la volonté, quand elles sont dévouées au succès de la communauté dans une lutte darwinienne."
Ça vous va ? ou vous préférez le simplisme de vos définitions ?
« ratonner », c’est pratiquer la chasse au « raton »… C’est une insulte que vous devez connaître dans votre milieu, non ?
« Ratonner vise à terroriser »… non, « ratonner » vise à balancer les « ratons » dans la Seine… vous voulez des liens ? Savez-vous quel genre de « milice » jette les Arabes dans la Seine ou faisaient des descentes dans les foyers Sanacotra ?
Votre imitation de démonstration s’effondre dans le ridicule.
Quant à appeler un chat un chat, je suis d’accord et j’appelle un fasciste un fasciste avec d’autant plus de gourmandise quand j’en ai un vrai de vrai sous la main, un beau spécimen.
J’aime bien votre citation sur votre site facho de grands défenseurs des « Camelots du Roi » (sic) : « ILS NE NOUS AURONT PAS, ILS NE NOUS AURONT PAS VIVANTS ! (Georges Bernanos) »… chiche !