L’article n’a aucun rapport avec le « marxisme », mot jeté en titre par pure provocation et faire du buzz.
En outre, les chiffres sont manipulés, et le comble est d’oser en conclure que les « négationnistes (sic) marxistes » n’apportent pas le « moindre chiffre » ni la « moindre démonstration ».
C’est tellement grossier votre bouillie pseudo statistique que cela en devient comique. Le conseiller en gestion de patrimoine que vous vous targuez d’être nous gratifie de sa propagande.
Je comprends pourquoi il manque 80 milliards de fraude fiscale dans les caisses de l’Etat.
Je m’étais contenté du titre dans la presse de cette histoire genre buzz, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur le Tweet de JF Kahn : « Lagarde, grande prêtresse de l’antiféminisme » ?? Ah bon ? C’est ainsi que j’ai lu cette courte lettre, tellement ahurissante que j’ai pensé à un faux.
Menou, votre analyse purement politique est fort intéressante, mais l’angle de Kahn est aussi un utile complément d’une lettre décidément pleine d’enseignements…
Je cite qques phrases du tweet (lu dans le Huff) :
"La soumission contre l’autonomie. L’aliénation contre l’indépendance.
Retour à la féodalité en somme : le féal plie le genou devant le suzerain.
Lagarde ne s’adresse pas à Sarkozy : elle s’enchaîne volontairement à lui comme à un seigneur et maître.
La lettre de Christine Lagarde renvoie la femme à un statut d’admiratrice illuminée, de servante heureuse, que deux siècles de lutte émancipatrices semblaient avoir relégué aux greniers des oppressions défuntes."
Je veux bien que cette lettre soit une simple ruse, mais admirons les armes, alors, utilisées par cette femme politique qui occupe l’une des plus hautes fonctions internationales…
Etant donné les éloges de certains pour cet article, je me suis dit que j’avais dû louper qque chose et sûrement eu tort de m’être arrêtée à la 2ème phrase… Du coup, j’ai lu les 2 suivantes… :
« Chacun peut alors, tranquillement et dans l’indifférence progressiste, aller au bout de sa folie intime. »… gé… ?
« L’individu, plongé dans la conformité du vice, veut s’y distinguer »… « se distinguer » de quoi ?… Je suis top bête pour comprendre, à ce qu’on m’dit… mais qqu’un peut-il m’expliquer -très lentement- ce que ça peut bien signifier ?
J’ai fait encore un gros effort de réflectionnement… : « La seule perspective de ce processus de décivilisation, c’est l’hégémonie totalitaire, puis l’anéantissement entropique. » Diable ! ça a l’air super-grave tout ça tout ça… Encore un coup de « Satan »…
En tout cas, ça en jette chez les…
Mon commentaire raccourci n’était sans doute pas clair. Je reprends.
Ma remarque portait sur l’incohérence de considérer :
(1) comme un bien « la surveillance généralisée des populations […] »puisqu’elle « permet aussi de faire éclater au grand jour des ’affaires’ et des ’scandales’ dans lesquels nos ’élites’ sont mêlées, de près ou de loin. »
(2) mais comme une nécessité de « individuellement nous protéger pour empêcher l’ accès à nos données : des cryptages légaux, les logiciels libres ou open source… »
C’est contradictoire pour moi, la transparence et l’opacité. Si l’on souhaite faciliter, par exemple, l’espionnage des politiques sous prétexte de « transparence démocratique », comment fait-on pour franchir les défenses privées de la personne politique individuelle que l’on a souhaitées ?
Bien sûr, je comprends votre sous-entendu : il y a une « bonne » transparence et une « mauvaise », une bonne liberté et une mauvaise… mais qui en juge et sur quels critères, c’est la question que je posais.
Attention aux infos faussées à ne pas colporter sans creuser la question. Non, « les » féministes tunisiennes n’ont pas déclaré que l’action « seins nus » relevaient d’un féminisme de pacotille (D’ailleurs, Mona Chollet n’est pas tunisienne, c’est une journaliste suisse). Certaines, oui, ans un premier temps, avant de se raviser parfois, honteuse d’avoir été trompées.
Ainsi, relaté par M. Gozlan : « La bloggeuse Lina Ben M’Henni, symbole de la jeunesse révolutionnaire, s’est finalement déclarée solidaire d’Amina, après avoir longtemps hésité. Trop longtemps, dit-elle. Elle s’en veut. Le reflet des atermoiements de celles, de ceux qui ne pouvaient imaginer qu’on puisse aller aussi loin, aussi vite dans la dénonciation de l’affolante hypocrisie »
« Prisonnières mais libres ! » écrivait à propos des Femen prisonnières la cinéaste tunisienne Nadia el Fani dans une tribune récente.
« Radhia Nasraoui, l’avocate ultra-célèbre et ultra-courageuse qui, sous Ben Ali, a connu la prison et fait tant de grèves de la faim, était aux côtés d’Amina, hier à Kairouan. Radhia Nasraoui a reconnu » les vieilles pratiques, toujours les mêmes, celles qui étaient du reste utilisées contre les islamistes".
Lors du procès d’Amina, « une avocate féministe célèbre, Leila Ben Debba, figure de la révolution tunisienne, aurait chanté l’hymne national avant l’arrivée des juges. Elle aussi a été agressée par des manifestants à l’extérieur du bâtiment. Quelques minutes plus tard, elle confirme qu’elle fait partie officiellement des défenseurs d’Amina. Leila Ben Debba était allée protester le 30 avril à l’aéroport de Tunis contre l’accueil fait à un prédicateur intégriste saoudien. »
Sur une tribune sur Le Monde, Abdelwahab Meddeb écrit : « Amina a explicité sa mise en scène en inscrivant sur son corps les mots qui justifient son geste. Elle a écrit en arabe sur sa poitrine et ses seins : »Ce corps m’appartient, il n’est l’honneur de personne."
Ainsi abolit-elle le crime d’honneur dont se croient investis les mâles qui ont un lien de sang avec le sujet féminin."
A la suite de sa tribune, 28 écrivains maghrébins signent une lettre pour Amina.
« Nous, écrivains maghrébins… reconnaissons en elle un sujet qui clame haut et fort la double revendication de la liberté de conscience et de la liberté de disposer de son corps. Au moment où elle est arrêtée, condamnée, toujours incarcérée, de nouveau poursuivie, maltraitée, menottée, voilée du voile de l’opprobre, passant encore devant le juge, menacée d’un autre procès inique, nous réclamons sa liberté immédiate et lui réitérons notre soutien »