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Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
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Derniers commentaires



  • Connolly 21 mai 2012 10:32

    « L’Etat invente chaque année plus d’impots qu’ils n’en supprime ».


    Oui en effet, et ce afin de compenser les exonérations sus-mentionnés. Ce qui amplifie la dette.


  • Connolly 21 mai 2012 10:24

    « Les libertés fondamentales des individus ne sont pas respectées »,

    Ce que vous appelez « les libertés fondamentales » sont respectés : le droit de propriété est respecté puisqu’il est possible d’être propriétaire et de sa maison (les autres logements sont mis à la disposition des non-propriétaires pour la modique somme de 15 euros/mois) et de son outil de travail (via les coopératives) ; la sûreté est respecté puisque « il n’y a pas besoin de policiers, car tout est construit par et pour les gens du village et il n’y a aucune raison de dégrader ce qui a été construit par tous avec des budgets approuvés par l’ensemble des citoyens », et paf dans les gencives ; la résistance à l’oppression existe bel et bien pour la bonne et simple raison qu’une structure autogérée est par définition autonome (je n’ai pas dit indépendante) vis-à-vis des autres structures quel qu’elle soit (en particulier notamment l’Etat et les multinationales).

    « l’être humain est réduit à un mouton du troupeau dépouillé de tous ses droits imprescriptibles »

    Non, puisque, contrairement à ce qui s’est produit en URSS et autres ex-pays de l’est, tout est directement géré de façon démocratique (chaque individu a donc voix au chapitre) et non bureaucratique (où nul individu n’a vraiment voix au chapitre). Bref tout le contraire d’une dictature.

    « celui qui veut faire différemment des autres n’a que le droit de fermer sa gueule ou de s’exiler, comme dans une dictature »

    Oui et alors ! Quelle différence avec le type d’organisation appelé de vœux ? N’est-il pas à caractère contractuel lui aussi ? Celui qui, dans une entreprise classique, veut faire différemment de la direction n’a-t-il pas le droit de fermer sa gueule ou d’aller voir ailleurs ? Bien sûr que si ! En plus, vous ne cessez de nous le bassiner à longueur de posts !

    Ou alors votre système fonctionnerait-il en fait telle une dictature ?


    « 2/ C’est financé par les subventions donc par le vol étatique de l’argent des autres, sans l’arrosage d’argent public c’est la misère crasse. »


    Ce que vous avancez là est faux : par exemple, les élus ne touchent aucune indemnité ; la ville s’est dotés toute seule comme une grande (donc sans l’argent des autres) « d’une chaîne de télé et de radio locale pour lutter contre la propagande médiatique des groupes de pression économique qui déforment l’information », comme vous le faites ici d’une certaine manière.


    « 3/ Même avec ça, ils sont à peine capable de s’assurer la nourriture et le logement, aucune avancée technologique ne peut se faire sans qu’elle ne vienne d’ailleurs, c’est à dire de ces méchants capitalistes mangeurs d’enfants (pourrait-on voir un Facebook ou un SpaceX apparaître chez ces hippies ? LOL) »


    Bien sûr que si puisqu’il n’est pas question de vivre en autarcie.


    « Bref, du fascisme en barre, l’aboutissement final de la pensée collectiviste. » 


    Vous démontrez ici que vous ne savez pas ce que c’est le fascisme stricto sensu. Vous manquez de rigueur quant à l’utilisation que vous faites des concepts politiques et socio-économiques (hormis peut-être celui de libéralisme, je vous l’accorde), ce qui tend à décrédibiliser nombre de vos arguments.

    D’autre part, le concept de collectivisme peut très bien se conjuguer à ceux d’individualisme et de libéralisme (lequel pour le coup prend l’appellation de « libertaire » pour éviter les confusions avec ceux qui comme vous, conjuguent conservatisme et libéralisme), à condition qu’il s’applique dans un cadre démocratique et décentralisé (tout le contraire de ce qui s’est produit dans le bloc soviétique). C’est ce qui se fait notamment dans les SCOP. Et c’est ce à quoi ont aspiré nombre de penseurs, de Proudhon à Chomsky en passant par Camus.


    Bref, vous êtes tellement dogmatique que vous ne vous rendez même pas compte à quel point vous vous contredisez puisque, ne vous en déplaise, mais maints de vos « dogmes » sont respectés dans cette expérience « micro-socialiste ».



  • Connolly 12 mai 2012 22:53

    Autre sujet (pendant j’y suis, autant faire d’une pierre deux coups) : à propos de la théorie de la plus-value dont vous niez la validité.

    Pour justifier votre assertion, vous affirmez que l’humain stricto sensu n’est pas une marchandise contrairement au travail humain. Or, cher ami, dissocier l’homme de son travail comme vous le faites, c’est justement faire de l’humain une marchandise comme une autre. Le travail de l’homme lui appartient en propre au sens où c’est tout son être (corps et esprit) et donc sa propre personne qu’il va vendre ou louer pour effectuer pour autrui une tâche moyennant finance. Ce n’est pas comme s’il louait ou vendait une machine (un tracteur par ex), voire un animal (un cheval par ex), comptant au nombre de ses biens pour effectuer tel ou tel travail pour tel ou tel personne. En l’occurrence, ce n’est pas lui qui effectuera le travail mais sa machine ou son animal.

    Conclusion : l’humain et son travail ne faisant qu’un, considérer le travail humain comme une marchandise (c’est-à-dire au même titre que le travail d’une machine ou d’un animal) équivaut donc à considérer l’homme comme une marchandise. Ce qui valide la théorie de la plus-value.

    Vous dites, par ailleurs, que si un individu crée 1000 fois plus de valeur qu’un autre il est normal qu’il touche 1000 fois plus que lui.

    Or vous oubliez que sans le travail de tout ceux qui ont soi-disant créé 1000 fois moins de valeur que lui, il n’aurait pu justement créer toute cette valeur. Du travail des « petites mains » dépend justement les performances des « stars » de l’entreprise.

    La production d’une entreprise est le résultat d’un travail collectif compris comme l’agrégat du travail des individus constitutifs de celle-ci. Tous les éléments de l’entreprise sont donc interdépendants. Vient à manquer un seul élément à cette belle mécanique et celle-ci prend le risque de péricliter. D’où le caractère très relatif des performances individuelles au sein des entreprises. Laquelle relativité devrait suffire à justifier une réduction drastique des écarts aberrants en termes de rémunération.

    Le problème des libéraux repose justement sur cette négation dogmatique du collectif au profit de l’individu déconnecté de son prochain. Ce qui constitue une aberration qu’avait déjà dénoncée en son temps Proudhon- qui allait influencer Marx dans l’élaboration de sa théorie de la plus-value.

    Ainsi, dans « Qu’est-ce que la propriété ?  », Proudhon explique que même si un capitaliste payait le travail du salarié à « son juste prix » (qui serait encore à définir !) il reste une partie du produit qui reste dérobé : celui né de l’association des travailleurs dans l’atelier : la force collective de travail. Pour l’expliquer Proudhon recourt à une démonstration à partir d’un événement qui frappa l’imaginaire de ses contemporains : l’érection de l’obélisque de la place de la Concorde. Ainsi, les 200 grenadiers qui ont érigé en un jour l’Obélisque ont accompli un travail que n’aurait pu accomplir un seul grenadier en 200 jours, mais son salaire aurait été la somme de ceux versés aux 200 grenadiers : le capitalisme ne paie pas la « force immense qui résulte de l’union et de l’harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts ».

    Pour Proudhon, donc, le non paiement de cette force collective constitue une escroquerie, un vol puisque les travailleurs, si cette partie de leur ouvrage lui avait été réglée, pourraient renouveler sans problème l’opération. Or ils restent dans la précarité, à la merci de leur employeur. Il faut, par conséquent, faire cesser ce vol et conserver aux travailleurs leur propriété. Et sa proposition est d’organiser l’échange de cette propriété et son contrôle par le fédéralisme industriel. Dans le même temps la vie sociale s’organise, elle, dans la commune fédérée aux niveaux régional, national et international. La gestion de l’ensemble demeurant sous contrôle des producteurs par le biais des mandats de gestion et de mandats impératifs dont les titulaires doivent rendre compte régulièrement.



  • Connolly 12 mai 2012 22:41

    Non,  cher ami, ce n’est point tout à fait cela.

    Première erreur : le socialisme n’est pas une idéologie politique – contrairement au nationalisme et ses expressions extrêmes que le fascisme et le nazisme -, mais une théorie à caractère essentiellement socio-économique. Une théorie relativement récente puisqu’elle est née au 19e siècle. Laquelle se fonde (pour synthétiser ses diverses obédiences) sur une gestion égalitaire et démocratique des moyens de productions et des services par l’ensemble des travailleurs (toutes catégories confondues) pour le bien-être de tous. Le but premier de l’économie n’étant plus l’enrichissement individuel (qui dans les faits aboutit à l’enrichissement d’une poignée au détriment de la masse), mais de répondre aux besoins essentiels de l’ensemble des humains.

    Le socialisme, par ailleurs (là encore toutes tendances confondues), vise soit la destruction immédiate de l’Etat (les anarchistes) soit son dépérissement graduel (toutes les autres tendances et notamment les marxistes). Ce qui signifie qu’il est intrinsèquement anti-étatique puisque l’Etat n’est nullement une fin en soi et doit de toute façon disparaître à terme. Pourquoi ? En premier lieu, parce que L’Etat moderne est, selon les socialistes, consubstantiel à la bourgeoisie et au système qui l’a porté au pouvoir, à savoir le capitalisme. D’où leur volonté de le détruire in fine pour aboutir à une société humaine autogérée par l’ensemble des individus libre et égaux politiquement, socialement et économiquement. Libre économiquement au sens où à la faveur de la sécurité matérielle que lui procurera notamment le revenu universel, l’individu pourra (ou pas suivant la nature de l’activité) coopérer et s’associer avec la ou les personnes de son choix.

    Vous avez donc tort lorsque vous assimilez le socialisme aux formes organisationnelles évoquées dans votre post. Tort en premier lieu parce que jamais le socialisme n’a connu d’application concrète sur une grande échelle (c’est-à-dire au minimum à l’échelle d’un pays). Ce que l’on a appelé « communisme » ou « socialisme réel » n’était rien d’autre que du capitalisme sous une forme étatique poussée à son paroxysme. Les seuls cas d’application socialiste, véritablement réel cette fois, ne se sont produit que dans un cadre limité du point de vue territorial et / ou temporel. Expérience que l’on peut qualifier de « micro-socialiste ». Sur ce thème, je vous recommande notamment l’article que je lui ai consacré.http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/vingtieme-anniversaire-de-la-chute-106460

    Pour résumer : le socialisme se résume à tout ce qui s’est fait de plus négatif, à vos yeux, depuis la nuit des temps. Relève donc du socialisme selon notre ami John_john : l’esclavage, le servage, le féodalisme, le capitalisme d’état, l’étatisme, le fascisme, le nazisme, la monarchie absolue, le centralisme, la ploutocratie, l’oligarchisme, l’aristocratisme, la mafia, le clientélisme, le nationalisme, le néo-libéralisme...

    De deux choses l’une pour conclure : ou vous êtes ignorant soit vous êtes intellectuellement malhonnête à des fins bassement propagandistes.


    « Cultivez vous un peu ».

    Comme on dit chez nous : « c’est l’hôpital qui se moque de la charité »



  • Connolly 11 mai 2012 20:25

    « donc du socialisme ». 


    Non justement, ce n’est pas ça le socialisme.
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