« Bref, vous haissez la liberté et vous ne supportez pas que votre voisin puisse gagner plus d’argent que vous en créant plus de valeur marchande pour ses clients. Du coup, plutot que d’être content pour lui, vous voulez le contraindre, le faire descendre à votre niveau. Une belle mentalité d’aigri qui nous fait un complexe. »
C’est vous qui devait être bien aigri pour traiter de la sorte les gens qui n’abondent pas dans votre sens.
La liberté, je la chérie davantage que vous puisque je la lie étroitement à l’égalité socio-économique sans laquelle il ne saurait y avoir d’égalité réelle en droits (« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
Les animaux malades de la peste - Jean de la Fontaine ) et de liberté égale pour tous.
L’état je le conchie plus que vous ne le faites puisque je suis favorable in fine à sa disparition totale (alors que vous, vous souhaitez le conserver néanmoins). L’état n’est nullement une fin en soi mais un moyen destiné à faire barrage dans un premier au excès du capitalisme, puis dans un second, à jouer le rôle de vecteur de sa propre destruction. Si vous aviez lu Marx vous sauriez qu’il conchiait comme pas un l’Etat, qu’il voyait comme l’instrument principal des mécanismes propres au capitalisme.
D’autre part je ne risque pas de jalouser mon voisin puisque celui-ci n’est ni millionnaire ni milliardaire (eh oui cher ami, je ne vis pas à Neuilly !), et partant n’exploite personne.
Encore une fois, ce n’est nullement la jalouse qui nous motive mais la colère face à tant d’injustices que votre « libéralisme » risque fort d’exacerber tant il flatte l’égoïsme et la cupidité.
Que de caricatures, de lieux communs et de sophismes !
Je n’ai pas le temps de répondre à chacun de vos arguments.
Juste une chose néanmoins :
Non cher ami, personne n’a le droit de produire de la merde, même si sa valeur marchande s’avérait élevé, et ce pour la bonne et simple raison que la merde est nuisible pour la santé des êtres humains.
La liberté a ses limites, et ces limites ne se limitent pas au vol ou au meurtre, mais aussi à la production.
Ce n’est pas de la jalousie (nous les méchants fachos de la gauchiasse n’avons nullement besoin de vos 10 millions pour vivre) mais de la colère face à une telle injustice
« 4/
Le capitalisme peut très bien se passer du salariat ».
Sur
le court terme oui, mais pas sur le long terme. Le capitalisme repose
sur un certain nombre de piliers sans lesquels on ne saurait plus
parler de capitalisme (« let’s call a spade a spade »)
« 5/
Une hausse du pouvoir d’achat peut créer des emplois oui, mai pas
en France »
Cela,
c’est vous qui le dites.
« 6/
La société ne vous doit a priori rien. »
Je
ne vois pas trop où vous voulez en venir.
« 7/
Les impôts réels ont rarement -jamais ?- été aussi élevés
que maintenant, et historiquement les baisses d’impôts en tant de
crise ont toujours permis de relancer l’activité
et l’emploi, tandis que les hausses d’impôts font baisser les
recettes publiques (cf ISF !) »
Des
preuves ? Des sources autres que celles issus de vos officines
ultra-libérales ?
« 8/ "lorsqu’une
entreprise a les moyens de verser des primes de plus de 10 millions
d’euros, elle pourrait aussi financer des centaines de d’emplois
en carrières complètes à la place." >>
Une entreprise est une propriété privée, à ce titre elle fait ce
qu’elle veut de son argent et ça ne vous regarde pas. Les gens qui
l’ont créé ou acheté l’ont peut-être fait spécifiquement
pour faire fortune et se verser des primes de 10 millions d’euros,
si vous êtes jaloux c’est pas ma faute. Vous n’avez rien compris
à la valeur, apprenez l’économie avant de raconter
n’importe quoi, bien sur que quelqu’un peut créer 1000 fois plus
de valeur qu’un autre, ça arrive tous les jours. Vous êtes
vraiment un jaloux aigris incapable de voir qu’il n’y a aucune
injustice dans les inégalités quand les pauvres voient leur pouvoir
d’achat augmenter. »
Nous
avons très bien compris ce que vous appelez la « valeur »,
laquelle génére des abus fondés sur l’égoïsme et la cupidité au
détriment des humains (10 millions de prime pour une poignée
d’individus au lieu de les investir au profit d’une multitude
d’individus) et ce au nom de la propriété privée.
Votre
système est générateur d’égoïsme et de cupidité (lesquels ne
servent nullement la société contrairement au poncif libéral éculé
qui affirme l’inverse) et ne peut donc fonctionner sur le long terme
de par les profondes inégalités qu’il engendre.
« 9/
Le reste est à l’avenant, des poncifs sans sources
(évidemment puisqu’ils sont faux), des phrases toutes faites
issus de programmes gauchistes déconnectés de la réalité et écrit
dans le seul but de voler l’argent des autres et d’asservir
l’humain à l’Etat. Vous êtes typiquement le mouton endoctriné
qui vote pour un dictateur en voulant réellement le pouvoir. Vous
savez ce qu’on dit sur la liberté et la sécurité. Vous n’aurez
ni l’un ni l’autre ».
Là
c’est l’hôpital qui se moque de la charité. D’une part, toutes vos
sources ne sont nullement parole d’évangile (à ce propos je vous
trouve carrément puérile
Et
d’autre part, pour les avoir lu, tous vos textes mis en lien se
retrouvent partiellement dans vos commentaires (parfois au mot près).
Ce qui dénote en tout cas votre incapacité à raisonner par
vous-mêmes, puisque vous vous répandez en psittacisme idéologique.
Cela porte un nom : le dogmatisme synonyme d’extrémisme.
« Votre
capacité à ne pas lire est impressionnante. Je me répète donc »
Décidément,
votre capacité à ne pas respecter ceux qui n’abondent dans votre
sens (et qui vous ont lu attentivement , ne vous en déplaise) est
impressionnante et vous range dans la catégorie des « extrémistes ».
Et ce n’est nullement un jugement de valeur puisque je respecte vos
idées – auxquelles j’adhère parfois (par ex l’allocation
universelle) – mais un fait.
« 1/
Il n’y a aucune exploitation dans le salariat puisque la salarié
est payé à sa valeur, c’est à dire le prix du marché. S’il
n’est pas content il peut toujours aller voir ailleurs, être
travailleur indépendant ou entrepreneur. D’ailleurs dans une
entreprise il n’est pas chez lui. toute référence à la
« plus-value » ou à « l’exploitation capitaliste »
est logiquement fausse puisqu’il n’y a aucun lien entre la valeur
marchande des biens produits et la quantité de travail produite par
les salariés. »
Je
n’ai pas le temps d’expliciter ma pensée sur le sujet (lequel est
très complexe) de façon circonstanciée. Je dirai juste que vous
oubliez un paramètre : un salarié n’est pas une marchandise et
ne peut donc avoir une « valeur marchande » comme
n’importe quel produit. Voilà en effet une différence fondamentale
entre votre vision libérale de l’économie (non humaniste
puisqu’elle considère l’humain comme une marchandise) et la mienne
(non pas marxiste mais socialo-écolo-libertaire).
Quant
à votre remarque « s’il n’est pas content il peut toujours
aller voir ailleurs, être travailleur indépendant ou
entrepreneur », (poncif par excellence), il dénote une
méconnaissance totale des réalités socio-économiques du pays.
Vous êtes encore une fois dans le yakafokon. Aller se faire voir
ailleurs avec au moins 10 % de chômage : ben voyons ! Les
trente glorieuses se sont achevées il y a plus de 35 ans cher ami !
Travailleur indépendant ou entrepreneur ? Oui bien sûr,
yapuka et c’est le Pérou ! Juste un détail : le risque de
recevoir un revenu inférieur encore.
« 2/
Une allocation universelle, pourquoi pas, c’est dans le programme
des libéraux depuis 50 ans. »