Désolé
cher ami, mais vous en faites une science exacte de par le caractère
univoque des réalités qu’elle est censée étudier. L’exemple que
vous donnez ne corrobore rien du tout puisqu’il relève du truisme.
« 3/ La
liberté a ses limites, cher ami" >> Oui, la liberté
d’autrui. Ça s’appelle l’égalité des droits.
Personne n’a le droit de voler autrui, ou si vous volez l’argent
des riches, alors tout le monde a le droit de voler tout le monde.
C’est ça l’égalité. »
Il
n’est pas question de « voler » mais de rendre ce que,
eux, ont volé aux salariés, via une meilleure répartition des
richesses créées essentiellement par les salariés.
Là
encore vous bottez en touche, puisque la liberté à laquelle je
faisais référence concernait celle de produire tout et n’importe
quoi ( de la merde de chien par ex) pourvu que cela ait une valeur
marchande élevée.
« 4/
Le point important, je ne sais pas dans quelle langue il faut vous le
dire, la valeur est subjective (toutes les valeurs), ABSOLUMENT RIEN
n’a de valeur objective. Si vous êtes coincé sur une île déserte
avec 1 tonne d’or, elle n’aura aucune valeur, tout simplement
parce que la seule chose dont vous aurez besoin, c’est de l’eau
potable et de la nourriture. Même chose en musique, toute
échelle de valeur y est éminemment subjective, et qu’une
majorité de gens s’accordent sur un point n’en fait pas du tout
une vérité (même pour les jolies filles). »
Sauf
que dire que Johnny est meilleur guitariste que Clapton, que vous
êtes meilleur footballeur que Messi, qu’ Angela Merkel est mieux
foutue que Laetitia Casta, que la merde de chien sent meilleur que la
rose, que le plomb est de meilleur qualité que l’or.... relève de
la mauvaise foi la plus totale.
Votre
exemple de l’île déserte ne tient pas non plus puisque l’on
reviendrait à un mode de subsistance (chasse et cueillette) qui
n’est plus le nôtre depuis belle lurette. Il n’empêche que l’or a
une valeur intrinsèque supérieure notamment à celle du plomb
puisqu’il est de meilleur qualité que ce dernier.
« 5/
"Votre exemple ne tient absolument pas, puisque nul (individus
comme états) n’irait investir autant d’argent sans être certain
du résultat en termes de retombées." >> Bien sur que si.
tous les ans des entreprises perdent des milliards en se plantant
dans leurs prises de risques. Le risque zéro, la certitude absolue,
ça n’existe pas. »
Je
n’ai jamais dit que le risque zéro existait. Néanmoins, les
entreprises ne prendront jamais de risques insensés et chercheront
toujours à les minimiser notamment via des études de marchés
préalables.
« 6/
Vos nouilles à la framboise, quelle que soit la pub, si vous n’en
voulez pas vous n’en achetez pas. »
Encore
un truisme ! Personne ne prétend l’inverse, cher ami.
« L’être
humain a une conscience, une capacité de choix, il n’est pas
déterminé intégralement par son environnement social. Relisez
Boudon avant de dire n’importe quoi. »
Certes
mais néanmoins, ne vous en déplaise, l’environnement joue un rôle
majeur dans toute orientation humaine. Mais là n’était pas la
question. Par cet exemple, j’ai simplement voulu démontrer que votre
postulat selon lequel les entreprises ne faisaient que satisfaire aux
besoins des clients était erroné, puisqu’à mon sens, c’est l’offre
qui créé le besoin des clients.
« 7/
La planification, qu’elle soit centrale ou décentralisée,
despotique ou démocratique, reste de la planification, et c’est
impossible. Aucune autorité ne peut savoir mieux que l’élément
de base de la société, l’individu, ce qu’il veut et à quoi il
aspire. Non seulement c’est tyrannique de vouloir penser à la
place des gens, mais en plus ça mène à la ruine économique par
mauvaise allocation du capital. »
Voir
le commentaire de Le Matou ci-dessus. Le Matou que je remercie
chaleureusement pour ce gain de temps.
8/
« Tout inégalité sociale est injuste cher ami. » >>
Si vous voulez, mais alors une une inégalité de revenu n’est pas
une inégalité sociale.
« Si
Pierre produit 2 fois plus de valeur marchande que Paul pour ses
clients, il n’est que justice qu’il touche 2 fois plus d’argent
en retour. »
Non
ce n’est pas justice puisque cela revient à réduire la valeur de
l’activité humaine à sa seule et unique valeur marchande. C’est de
cette logique-là, mercantile à souhait, qu’il convient de sortir.
« Échanger des
biens et services avec son voisin est un droit, une liberté
fondamentale. Get used to it. »
Encore
un truisme ! Vous êtes en pleine forme, cher ami.
« Rendre les riches moins riches n’a jamais aidé les pauvres parce que réduire le dynamisme entrepreneurial d’une économie heurte en premier les moins qualifiés ».
Bien sûr que si cher ami : rendre les riches moins riches rend les pauvres moins pauvres. Ce qui ne serait que justice puisque leurs richesses est le résultat de « l’exploitation de l’homme par l’homme ».
Par ailleurs, il n’est pas question de réduire le dynamisme entrepreneurial puisqu’il conviendra de développer l’économie sociale et solidaire via l’encouragement à la création de SCOP, lesquelles ont pour politique de répartir équitablement les richesses créées.
Autre option : par l’intermédiaire de ce que l’on appelle l’allocation universelle ou encore revenue sociale, il sera possible pour chacun d’entreprendre l’activité de leur choix (même celles ayant une valeur marchande minime à l’aune du système capitaliste) puisque l’on ne sera plus soumis à des impératifs de rentabilité.http://economiedistributive.free.fr/
De sorte que le système que je prône sera encore plus dynamique que le vôtre du point de vue entrepreneurial puisque le choix d’une activité se fera non plus en fonction de sa
valeur marchande mais de son utilité sociale.
« Vous voulez aider les pauvres ? Formez les de manière à ce qu’ils puissent accéder des métiers bien rémunérés. Prendre à Paul de force pour donner à Pierre, globalement ça ne change rien ».
C’est cela oui, yakafokon ! Quel grand économiste vous faites en effet !
Très bien, faisons-le. Et après ? Tout le monde (soit 25 millions de salariés) devient ingénieur ou créée son entreprise, et la France se retrouve donc avec 25 millions d’ingénieurs ou d’entreprises. Vous croyez vraiment cela possible dans le cadre de l’entreprise dite classique ?
S’il ne peut y avoir 25 millions d’entreprises classiques (qui occupera les postes des anciens « pauvres » s’il n’y a plus de salariés ou de salariés « pauvres »), en revanche l’ensemble des salariés peut s’unir par groupes pour entreprendre ensemble la création de coopératives. Il n’y aura certes pas 25 millions d’entreprises mais 25 millions d’entrepreneurs. Le salariat aura donc disparu et nous nous retrouverons dans une organisation économique proche du socialisme puisque le salariat constitue l’un des piliers du capitalisme. Et puis démocratie et égalité (et non plus ploutocratie et inégalité deux autres piliers du capitalisme) régneront dès lors dans les cellules de base de l’économie.
« C’est
précisément parce que la valeur est subjective que le planisme
étatique ne peut pas fonctionner »
Vous
confondez la valeur marchande d’un produit avec sa valeur
intrinsèque.
« aucun
individu ou groupe d’individu ne peut savoir mieux que les clients
eux-même quels sont les besoins et les aspirations des gens ;
et c’est pourquoi seul un marché vraiment libre peut répondre à
ces besoins et s’adapter à leurs évolutions. Prétendre réduire
les aspirations humaines à des modèles édictés par un ministère
est non seulement prétentieux et tyrannique, mais c’est surtout
profondément stupide. L’économie observe que les individus
agissent pour vivre mieux, pour être plus heureux demain
qu’aujourd’hui selon leur propres critères parfaitement
subjectifs, et qu’un marché libre est plus à même de permettre à
ces individus de satisfaire leurs aspirations justement parce
qu’elles sont impossibles à déterminer objectivement. »
Vous
avez vraiment une vision naïve de l’économie. Ne saviez-vous pas
que ds notre système c’est l’offre qui créée les besoins et non
l’inverse. La demande pour tel ou tel produit ou service ne se fera
qui si le produit et le service existe déjà sur le marché. Par ex,
ce ne sont pas des clients désireux de consommer des nouilles à la
framboise qui viendront vers une entreprise de pâtes pour lui
demander d’en produire afin de répondre à leurs besoins. Les choses
ne se passent comme ça : c’est l’entreprise, à des fins
d’innovation, qui émettra l’idée dans un premier temps pour ensuite
la soumettre via une étude de marché. Si l’étude s’avère plutôt
positive, l’entreprise mettra son produit sur le marché et engagera
une campagne de propagande destinée à susciter l’envie auprès du
public.
Quant
au principe de planification, il se s’agit bien évidemment pas de
suivre le modèle soviétique, hyper centralisé et bureaucratisé,
mais de l’appliquer de façon décentralisée (avec comme base
territoriale la région par exemple), démocratique (via des
assemblées composées certes d’élus locaux mais aussi de
représentants locaux des consommateurs et des producteurs), dans le
respect de l’environnement (afin de ne pas produire tout et n’importe
quoi – de la merde de chien par ex – sans tenir compte de
l’hygiène et des ressources naturelles), et en lien étroit avec la
distribution qui fera remonter par voie informatique les infos
concernant les besoins ou non des clients pour tel ou tel produit.
C’est ce que propose plus ou moins les partisans de l’ « économie
distributive ».(http://economiedistributive.free.fr/
)
« Again,
je n’ai rien à voir avec Sarko »
Oui,
je le sais. J’essayais juste de justifier le propos de votre
contradicteur précédent sur ce point précis.
« et
les inégalités sociales correspondent aux inégalités de
production de valeur par les individus, elles ne sont donc pas
injustes »
Tout
inégalité sociale est injuste cher ami. La notion de valeur est
relative puisqu’elle est lié à toute activité humaine. Par
ex. (parmi des millions d’autres) : j’arrive certes à la
cheville de Lionel Messi au foot, mais par contre, vu son gabarit, je
lui mettrais sans doute une branlée au lancer du poids (je suis
pratiquant, si j’ose dire). Et pourtant, parce que le foot a une
valeur marchande (et non intrinsèque) nettement supérieure au
lancer du poids, Messi touchera nettement
plus
que moi.
« Il
y aura toujours des gens plus intelligents que les autres, plus beaux
que les autres, plus musclés que les autres. Ce ne sont pas tant des
inégalités que des différence : la nature est diverse, c’est
un fait, et c’est ce qui fait notre richesse. »
Cela,
tout le monde le sait et ne le nie nullement. Mais ces différences
ou ces inégalités sont encore une fois relatives. Parce que je suis
plus intelligent que le musclé, je réussirai mieux que lui dans un
domaine intellectuelle alors que lui le fera mieux que moi dans un
domaine sportif ou manuel. Sauf que selon la valeur marchande de nos
activités respectives, l’un touchera plus voire nettement plus que
l’autre. D’où l’injustice (socio-économique) inhérente à
l’économie de marché, à mon sens.
Par
contre, l’inégalité de traitement médiatique ou auprès du public
dont bénéficiera celui qui s’adonnera à l’activité la plus
populaire ne me gênera nullement. En guise d’exemple : que
Messi soit plus populaire, plus connu et plus médiatisé que moi, le
pauvre lanceur de poids (au niveau très modeste de surcroît) ne me
pose aucun problème.
Tout
cela pour dire que, pour ma part ,je ne nie nullement les différences
(ou les inégalités) à condition de ne pas les borner à un seul
domaine à la valeur marchande plus ou moins importante. En clair, je
suis favorable à « l’égalité dans la différence »
(égalité comprise comme égalité socio-économique, sans laquelle
il ne saurait y avoir d’égalité réelle en droits)
« "Par
ailleurs, votre exemple (les deux musiciens) démontre le
caractère inepte de l’organisation économique fondée uniquement
sur le marché, puisque, dans l’absolu, celle-ci permet de devenir
millionnaire ou milliardaire en vendant par exemple un
nombre considérable de merdes de chien.">> La encore
vous émettez un jugement de valeur et vous cherchez à
imposer votre point de vue à autrui. S’il existe des tas de
clients qui adorent les merdes de chien et qui son prêt à payer
pour s’en acheter, ça ne vous regarde pas. C’est leur besoin,
leur opinion subjective, leur argent, leur liberté et leur
responsabilité. Si ça ne vous plait pas n’en achetez pas, mais
sachez bien que vous n’avez aucune légitimité à imposer vos
préférences à autrui puisque nous somme tous égaux en droits !
Les humains sont tous différents, et c’est bien ce qui fait
la richesse de l’Humanité. Certains sont philatélistes, ce n’est
pas mon délire, ce n’est pas pour autant que je peux m’inventer
un droit de leur interdire ce qui leur fait plaisir. Les individus
sont libres et responsables, et vous n’avez rien à redire sinon ça
ferait de vous un despote, mettez vous bien ça en tête. Si des gens
veulent acheter des crottes de chien, tant mieux pour eux,
réjouissons nous plutôt qu’il trouvent leur bonheur. Et
en face, réjouissons nous qu’un entrepreneur fasse fortune en leur
permettant d’atteindre cette satisfaction. »
Mon
exemple relevait de la métaphore. J’aurais pu prendre pour autres
exemples le virus du SIDA, les chars d’assaut, ou les services
criminelles (pourquoi ne pas légaliser la mafia par exemple ?). Ce
que je voulais dire est qu’une économie de marché débridée peut
permettre l’enrichissement au détriment du bien-être de l’humanité
(ce n’est pas un jugement de valeur mais un fait) via la vente de
produits pouvant générer sa propre destruction (une merde de chien
n’est pas très saine, vous en conviendrez, et peut porter atteinte à
la liberté et au bien-être de ceux qui n’y trouveraient pas leur
plaisir par les nuisances qu’elles génèrent). La liberté a ses
limites, cher ami. Après, en effet, libre à l’humanité de
s’auto-détruire, si tel est sa volonté. Et surtout ne faisons rien
pour l’en empêcher sous peine d’être taxé d’autoritarisme
liberticide.
"Juste
un exemple pour étayer : on peut penser qu’aujourd’hui
Mozart vendrait beaucoup moins de CD que Richard Cléderman. Pourtant
il n’y a tout de même par photo entre les deux du point de vue de
la qualité intrinsèque (sans prétendre pour autant que Clederman
fasse de la merde)." >> 1/ Rien n’est moins
sur, Mozart vend aujourd’hui énormément de musique et 2/ Vous
continuez à raconter n’importe quoi. RIEN n’a de valeur ou de
qualité intrinsèque. La valeur est quelque chose de subjectif et si
Cléderman vendait plus que Mozart ça voudrait juste dire que
statistiquement la société préfère la musique de Cléderman à
celle de Mozart, et là encore ce sont des choix d’individus sur
lesquels vous n’avez rien à dire (même je suis d’accord avec
vous pour dire que ça serait déplorable - mais ce n’est que mon
opinion).
Bien
sûr que si cher ami : tout a une valeur intrinsèque. Sinon
tout se vaudrait et Johnny Hallyday serait aussi bon guitariste
qu’Eric Clapton. La notion de valeur intrinsèque n’a rien à voir
avec celle de « goût et de couleur ». Par exemple (parmi
des millions d’autres), on peut préférer Johnny à Clapton tout en
admettant que Clapton soit meilleur guitariste (il faudrait être
vraiment malhonnête pour affirmer l’inverser). Les choses sont donc
autrement plus complexes. Autre exemple : force est d’admettre
que Miossec n’a pas vraiment de voix. Et pourtant je préfère de
loin sa version de la chanson « Brest » que celle de
Nolwenn Leroy (qui elle a de la voix, intrinsèquement, que l’on aime
celle-ci ou pas est une autre affaire), et ce parce que je trouve que
l’interprétation de Miossec comprend une plus grande charge
d’émotion que celle de Leroy.
« Je
vous donne un exemple pour que vous compreniez bien »
J’adore
votre condescendance. Monsieur aurait-il la science infuse ?
« imaginez
qu’on paye les meilleurs ingénieurs de la planète à inventer une
machine qui coupe les cheveux en 4 dans le sens de la longueur. Après
des millions d’investissement, des milliers d’heure de R&D,
etc, etc, on a une machine qui est extrêmement perfectionnée et
performante... mais qui ne se vendra jamais parce qu’elle ne sert à
rien ni à personne. Sa valeur est donc nulle, quand bien même elle
soit le fuit de brillants esprits et d’un travail énorme. Il n’y
a pas, et il n’y aura jamais, de valeur « intrinsèque »
aux choses, puisque la valeur n’existe que dans l’esprit du
client, et vient de son opinion parfaitement subjective et
circonstancielle. »
Votre
exemple ne tient absolument pas, puisque nul (individus comme états)
n’irait investir autant d’argent sans être certain du résultat en
termes de retombées. Ce qui signifie qu’un tel investissement ne
saurait se passer d’une étude circonstanciée préalable. Toutefois,
par le biais d’une excellente campagne publicitaire et de comm (par
voie de propagande autrement dit), cet objet a priori inutile
pourrait très bien faire florès auprès du public. La notion
d’ « utilité » est elle aussi on ne peut plus
relative et subjective.
L’économie
de marché permet donc de s’enrichir en rendant utile (par voie de
propagande) ce dont tout être humain pourrait se passer (une merde
de chien par ex), et ce bien souvent au détriment de la santé et de
l’environnement.